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fine ». — L'atelier où se travaille l'argent. 1 n'y a qu'un seul mot dans le texte. — Mettotent les creusets. C'est le sens le plus probable de l'expression technique qu'emploie l'original. — Les parcelles qui sautillent. Le grec n’est pas aussi précis ; mais cette interprétation est conforme au contexte, et répond à la question posée. — Za chaleur. — C’est bien en effet la chaleur qui agit; mais c'est l'air, qui, en s’échappant, cause le bruit de l'explosion. — Par suite la chaleur ne s'y accumule pas. Tout ce passage reste obscur ; mais les manuscrits n'offrent pas de variantes qui puis-
elles-mêmes beaucoup de corps, comme les purées ou l'argent, et précisément parce qu’elles ont à cause de leur poids quelque chose de corporel, et parce qu’elles résistent à la pression qui tend à les faire sortir de force, elles prennent une forme sphérique, sur les points où la chaleur vient à sortir, en l’emportant. La chaleur ne peut pas y pénétrer à cause de leur épaisseur; et ces matières ont une force supérieure, qui résiste Jusqu'à ce que la matière soit enfin projetée par la chaleur qui afflue. Alors c’est un coup; ce n'est pas une simple impulsion, parce que la chaleur est vivement portée de bas en haut.
Pourquoi certaines matières qui séjournent peu
de temps dans l’eau chaude, s’y gonflent-elles, tandis
que d’autres qui y restent longtemps s’affaissent et se rident ?
N'est-ce pas parce que la chaleur fait que la ma-
tière compacte devient liquide, qu’elle change le li-
sent l'éclaircir. — Beaucoup de corps.C est la traduction exacte du mot grec, et l'on comprend bien ce que l'auteur a voulu dire. — En l’emportant. Sur le poids des matières mêmes qu'elle projette.— C’est un coup. C'està-dire une explosion.
8 10. Certaines matières...
tandis que l'autre. C’est l'opposition que le texte établit entre diverses matières, dont les unes se gonflent, tandis que les autres se rident en s’affaissant.
Mais il semble que c'est sur une seule etmême matière que ce double effet se produit successivement, selon que le séjour dans l'eau chaude est plus ou moins long. Septali comprend si bien le texte de cette facon qu'il cite l'exemple de nos mains, qui, plongées dans l'eau chaude, commencent par se gon-
fler et qui ensuite se rident peu
à peu. Mais j'ai dû rester fidèl ἃ l'original, qui marque une différence formelle entre les
quide en air, et qu’elle raréfie les corps épais ? Ainsi d’abord, la chaleur en agissant sur les corps compacts, les rend liquides ; et l’état liquide, les faisant passer à l’état de vapeur, les fait gonfler en les traversant. Lorsqu'elle échauffe encore, plus l'entourage, elle le raréfe de façon que la vapeur s’en échappe ; et le liquide desséché fait que le volume de la matière s'affaisse. Quand le volume s’affaisse ainsi, la peau environnante se ride toujours ; et là où la contraction est irrégulière, le corps devient tout ridé.
Pourquoi les pierres se durcissent-elles dans l’eau chaude plus que dans l’eau froide ?
N'est-ce pas parce que la pierre se forme par la disparition du liquide, que le liquide disparait plus par la chaleur que par le froid, et que c’est bien la chaleur qui pétrifie, ainsi qu'Empédocle l’explique
matières. — Qu'elle raréfie, en dilatant les pores et en accroissant le volume. — D'abord la chaleur...Cecin'est guère qu'une répétition de la phrase précédente.— L’entourage. L'expression du texte nest pas plus précise.
δ 11. Les pierres se durcissentelles. L’Antiquité savait trop peu de choses en géologie pour bien expliquer l'origine et la formation des pierres. Il semble que la solution indiquée dans ce $ tend à donner à la chaleur plus d'action qu'au froid. C’est une question encore pendante
pour la science actuelle, et l’origine des pierres est restée très mystérieuse. La matière semble bien avoir été d’abord liquide et en fusion, et ensuite s'être condensée par l'action du froid.
— Empédocle. Aristote a toujours parlé d'Empédocle avec une grande estime. — Seule.
J'ai ajouté ce mot. — Qui pétrifie. C'est la lecon ordinaire ; et les manuscrits n’en donnent pas d'autre; mais Septali traduit comme si le texte qu'il avait sous les yeux disait que « la chaleur dissout ». au lieu de pétrifier ; et alors ce serait le
pour les rochers, les pierres et les eaux chaudes ? Ou bien, est-ce la chaleur seule qui pétrifie, et la pétrification n'est-elle pas également formée par le froid, puisqu’une gelée excessive absorbe l'humide des corps et les durcit complètement ἢ Comme c’est évident pour l’excès du froid, ce ne l’est pas pour le froid pris d’une manière absolue.
Pourquoi, lorsqu'on se met les pieds dans l’eau chaude, parait-elle moins chaude quand le pied reste en repos, et plus chaude quand le pied l’agite ἢ
N'est-ce pas parce qu'il en est ici ce qu'il en est de tout le corps, lorsque l’on court en plein air? L'air, qui s'oppose toujours de plus en plus à nous semble plus froid, parce qu’on le sent davantage à mesure que la course se prolonge.
Pourquoi les objets chauds se refroidissent-ils plus vite au soleil qu'à l'ombre ἢ
froid qui pétrifierait les matières, dissoutes préalablement par la chaleur. — Pris d’une maniere absolue. C'est-à-dire, le froid en lui-même.
8 12. Lorsqu'on se met les pieds dans l'eau chaude. C'est sans doute à l'occasion de bains de pieds qu'on avait fait cette observation, facile et certaine. — Quand le pied reste en repos. C'est une expérience que chacun ἃ pu faire. — Ce
qu'il en est de tout le corps.
L'explication peut paraitre insuffisante. — À mesure que la course se prolonge. J'ai ajouté ces derniers mots, qui sont implicitement compris dans le mot du texte. On peut rapprocher cette question de celle qui est posée dans la section V, $ 36, comme l'indique Septali.
8. 13. Se refroidissent-ils plus vite. L'observation est ingénieuse et délicate. Aujourd'hui,
SECTION XXIV, DES EAUX THERMALES, ὃ 14 197
N'est-ce pas parce qu'au soleil une chaleur moindre est effacée par une chaleur plus forte ? Ou bien, n'est-ce pas aussi que le froid qui est répandu partout dans l'ombre retient la chaleur à l'intérieur, et ne lui permet pas de sortir ? C’est comme l’eau froide qu’on asperge sur les gens qui s’évanouissent; elle renferme la chaleur dans le corps et l'empêche d’en sortir. En général, toutes les choses sont à l’intérieur plus chaudes pendant l'hiver. Mais au soleil, rien ne retenant la chaleur, elle se dégage et se dissipe bien
plus vite.
ve Pourquoi l’eau, quand elle est assez échauffée par le soleil pour qu'on s’y baigne, n'est-elle pas meilleure pour la santé ?
N'est-ce pas parce qu'elle nous refroidit et qu'elle donne un frisson dans tout le corps, et que non seu-
lement elle produit cet effet, mais que, si l’on s’y baigne trop souvent, elle nous rend malades? La
elle serait encore bien plus tion toute semblable de Théo-
facile, grâce au thermomètre.— .… Parce qu'au soleil. J'ai ajouté ces derniers mots pour préciser davantage le sens. — [6 froid.
Il est clair que le froid de l'ombre est purement relatif. — S'évanouissent. Le texte dit précisément: «qui se meurent».
Septali pense avec raison qu'il s’agit de syncopes, où l'affusion de l’eau froide fait que les gens reprennent leurs sens, et reviennent à la vie. Cette rectification est confirmée par une observa-
phraste, Traité du feu, ὃ 15, Ρ. 353, lig. 16, édit. Firmin- Didot. — Mais au soleil...
C'est le complément de l’explication.
S14. N'est-elle pas mailleure pour la santé. ΤΊ est bien connu que l'action des bains froids peut tout à la fois être nuisible ou utile, selon qu’on les prend avec certaine précaution. Les Anciens avaient observé ces phénomènes aussi bien que nous.— Trop souvent. Ce serait
chaleur est essentiellement digestive et desséchante, et le froid resserre. Avec certaines conditions, l’un et l’autre peuvent faire du bien. Aussi, c’est là ce qui fait que l’eau froide prise en bain et l’eau chauffée par le feu sont fort utiles, tandis que l’eau chauffée par le soleil, étant faiblement chaude, ne peut produire ni l’un ni l’autre de ces effets; et qu’elle ne peut que développer l'humidité, comme le clair de lune.
15: Pourquoi l’eau échauffée par le soleil n'est-elle pas bonne ?
N'est-ce pas parce que le contact des objets qui se refroidissent nous donne le frisson ?
Pourquoi les eaux chaudes de Magnésie οἱ d’Atarnée sont-elles bonnes à boire ?
peut-être mieux de dire : «trop longtemps ». Ce dernier effet est bien souvent éprouvé par les baigneurs. — Digestive.
C'est l'expression même du texte. — L'eau froide prise en bain, sans avoir été exposée au soleil. — Développer l'humidité comme le clair de lune. On comprend bien ce que l'auteur a voulu dire ; mais il aurait pu trouver une expression plus complète. Or, le serein de la nuit est causé par la disparition du soleil, et non par la lumière lunaire. Voir le $ suivant, où la même question est reproduite.
δ 15. L'eau échauffée par le soleil. C'est la question du ὃ précédent, résolue en termes plus concis. — Des objets qui se refroidissent. Cette expression est trop générale, et elle ne devrait s'appliquer qu'à l'eau de mer précisément. Septali l’a senti; etil dit simplement que l'eau de mer, en serefroidissant, nous cause le frisson. Il traduit comme s'il avait eu sous les yeux un texte différent du nôtre.
8 16. Les eaux chaudes. On pourrait dire: « les eaux thermales ». Mais cette dernière
N'est-ce pas parce qu'il entre plus d’eau douce dans le courant de l’eau chaude, et que le goût saumâtre disparaît, tandis que la chaleur n’y persiste pas moins ?
ME
Pourquoi les eaux chaudes de Magnésie avaientelles cessé d’être chaudes, sans cesser cependant d’être saumâtres ἢ
N'est-ce pas parce qu'une plus grande quantité d’eau étrangère et froide était venue s’y mêler, et y avait éteint la chaleur primitive, et parce que la terre était restée salée, tout en cessant d’être chaude, à
expression peut paraître trop moderne. — De Magnéste et d’Atarnée. Τὶ y avait plusieurs régions et plusieurs villes de ce même nom, Lure entre autres était en Macédoine, sur les confins de la Thessalie. Une autre Magnésie était en Asie Mineure, sur le Méandre et non loin d'Ephèse. Il est probable qu'il s’agit de celle-là plutôt que de l'autre, puisqu'elle est citée en même temps qu Atarnée. On sait qu'Aristote avait résidé assez longtemps à Atarnée, dans la Troade, auprès de son ami Hermias, tyran de cette ville.
Strabon en parle, livre XIII, ΕΠ 1 ronde; Ῥ. 920» -édit.
Firmin-Didot. — 7| entre plus d'eau douce. Il aurait fallu expliquer d'où venait l’eau douce qui se mêlait à l'eau thermale, pour en tempérer le goût. Le ὃ suivant complète en partie ce
qui peut manquer de détails dans celui-ci. 1] faut se rappeler que le nom générique de Magnésie a été conservé par la pharmacopée moderne à un purgatif fort employé. C’est de l'oxyde de magnésium, qu'on trouve sous forme de terre blanche et très fine.
8 17. Les eaux chaudes de Magnésie. Voir le ὃ précédent.
Il est probable que toute cette description se rapporte à des eauxintermiltentes.L'eau douce, qui venait s'y mêler de temps à autre, leur enlevait la chaleur, sans leur ôter la salure, que ces eaux puisaient dans la terre où elles passaient. Le contexte entier se prête assez bien à cette hypothèse. — Une plus grande quantité d'eau étrangère.
C'est-à-dire, une quantité d'eau douce plus grande que la quantité d’eau thermale.— La terre.
cause de la quantité d’eau qui s’y était précipitée ? II s'était passé là le même phénomène que pour l'eau qui filtre dans la cendre. L'eau, en traversant la cendre chaude, la refroidit; et elle devient ellemême assez froide ; elle prend alors un goût salé et amer, que la cendre lui communique. Mais comme l’eau qui survient ainsi est d’une source différente, la chaleur qui est dans la terre, obéissant à une cause opposée, l'emporte sur le froid qui n’est qu'en petite quantité ; et, en cet état, les eaux redeviennent chaudes de nouveau.
Pourquoi toutes les eaux chaudes sont-elles saumatres ἢ
N'est-ce pas parce que la plupart de ces eaux filtrent dans une terre qui est alumineuse (et leur odeur suffit à le prouver), et qu'elles filtrent dans une terre brülée ? Or, la cendre de toutes les matières est salée, et elle sent toujours le soufre, qui brüle
salée. C'est la terre où la source «styptique». I] y a bien
thermale prend son goût saumâtre, et qui lui fournit toujours les mêmes éléments. — Il s'était passé là... Le texte n'est pas aussi formel. — Obéissant à une cause opposée.
Ici encore, j'ai dû être plus précis que le texte, dans l’intérêt de la clarté. — Redeviennent chaudes de nouveau.
C'est la question même qui est discutée dans ce $.
δ 18. Qui est alumineuse. Ou,
d'autres éléments que de l’alun dans les eaux thermales ; mais dans les débuts de la science, l'analyse ne pouvait pas être poussée très loin. La vertu astringente de l'alun devait tout d'abord frapper les observateurs. — Brülée. Le terme est bien vague; mais cependant il répond assez bien aux théories de la science actuelle, sur l’état primitif des matières dont notre planète est composée.— Comme
comme brüle aussi la foudre. Car bien des matières ne sont chaudes que quand elles sont marquées du
tonnerre.
Pourquoi les eaux chaudes où l’on se baigne sontelles regardées comme sacrées ?
N'est-ce pas parce qu'elles proviennent des choses les plus saintes du monde, le soufre et la foudre ?
bräle aussi la foudre. Ceci ne se rapporte peut-être qu'à l'odeur du soufre, quiressemble à l’odeur de la foudre. — Ve sont chaudes. On ne voit pas bien comment ceci tient à ce qui précède ; mais le texte ne peut avoir un autre sens. — Sont marquées. C'est la signification exacte de l'expression grecque ; mais la plupart des traducteurs et commentateurs ont compris quil s'agit du « contact » du tonnerre.