‹ Les Problèmes d'Aristote;Chapitre 33 sur 78 · Limpides... troublés. L'ob · texte numérisé non relu

Limpides... troublés. L'ob

servation est fort exacte, et les

couchers de soleil donnent pres-

que toujours de sûrs indices pour le temps du lendemain. — Se condense et s'épaissit. L'air se surcharge d’eau, et il devient plus léger; mais à la vue, 1] semble en effet plus épais. — Brille et l'emporte. Il n'y a qu'un mot dans le texte. Cette victoire du soleil consiste à dissiper les vapeurs. Le soleil est au contraire dominé quand les nuages couvrent le ciel. — L'agglomération, des nuages qui samon-

absolument vaincue, la masse ainsi formée est poussée vers le couchant; elle y demeure, parce que l’air, qui est là autour de la terre, est très épais en hiver. Il se forme bientôt encore une autre couche d'air, parce qu'il y a dès lors une cause et un point d'appui qui recoit et condense tout ce qui survient, ainsi que cela se passe à l'aurore. C’est comme dans une déroute d'armée, où quand un guerrier s'arrête et résiste, tout le reste s'arrête également. C’est là aussi ce qui a lieu pour l'air, et ce qui fait que parfois les nuages se forment très vite et tout à l’improviste. Lors donc que les couchers de soleil sont tout bouleversés, c’est une preuve décisive que le soleil n’a pas dominé l’agolomération, qui l’a combattu longtemps; et il y a toute apparence qu'elle doit se grossir de plus en plus. C'est moins à craindre, quand il a fait auparavant du mauvais temps, que quand le phénomène se produit après un temps clair. Dans le premier cas, ce n’est plus, à ce qu'il semble, qu’un restant de tem-

cellent. — Vaincue. C'est la Cette théorie est fameuse, et elle continuation de la métaphore mérite de l'être. — Les nuages précédente. — Très épais en 86 forment très vite. L'observa-

hiver. L’explication ne serait pas admise par la météorologie actuelle. — Une autre couche d'air. Le sens n'est pas très sûr, l’expression du texte étant trop peu précise. — Comme cela se passe à l'aurore. Même remarque. — Dans une déroute d'armée. Aristote se sert de la même comparaison, pour expliquer Ja formation de l’universel dans l'intelligence. Derniers analytiques, livre 11, ch. 19,8 6.

tion est parfaitement exacte, quoique la cause du phénomène reste toujours inconnue, — Le soleil n'a pas dominé l’agglomération. L’explication peut sembler assez singulière ; mais elle n’est pas fausse, si ce n'est qu'il y a d'autres causes que l’action du soleil sur l’amoncellement, ou la disparition des nuages.— Dans le premier cas.

dans l’autre cas. Le texte n’est pas aussi précis. — De tempéle.

pête, tandis que, dans l'autre cas, c'est le commencement de l’agglomération.

JE

Pourquoi dit-on : « Jamais vent du nord, régnant durant la nuit, n’a pu atteindre le troisième jour » ?

N'est-ce pas parce que les vents du nord sont faibles lorsqu'ils soufflent la nuit? La preuve qu'ils soufflent ainsi, c'est que l'air mis en mouvement n'est pas en grande quantité, parce qu'il y ἃ dans ce moment peu de chaleur ; et que la chaleur en petite quantité n’a mu aussi qu'une petite quantité d'air. Tout ici finit par trois. Alors les phénomènes les plus faibles cessent dès le début de la triade. C’est également ainsi que se comporte le vent du nord. |

J'ai ajouté ces mots. Il est cer- ὅὃὅὃ8 11 et suiv., p. 390, édit.

tain que, dans quelques états du ciel, les nuages bouleversés ont l'air de revenir d’une bataille, ou de s’y rendre.

$ 9. Dit-on. C'était sans doute un proverbe.Théophraste, Traité des Vents, 8 49, p. 386, édit.

Firmin Didot, cite aussi ce dicton, etce ὃ 9 lui est emprunté tout entier; mais Théophraste y joint ce qu’on trouve ici plus loin, au 8 11, sur le vent du sud.

Il est probable que l’observation sur la durée du vent du nord devait être juste. Elle ne l’est peut-être pas autant dans nos climats que sous le climat de la Grèce. Théophraste, dans le traité des Signes du temps, étudie les mêmes questions,

Firmin Didot. Il s'appuie sur ses observations personnelles, et sur des observations dignes de foi. — Dans le moment. Le texte est moins précis. — Pas de chaleur, le soleil étant disparu. — Tout ici finit par trois.

Septali croit avec raison qu'il faut rapporter ceci aux vents du nord, el non pas donner à cette phrase une acception générale, comme l’a fait la traduction de Gaza. Mais l’expression du texte peut prêter à l’équivoque. — Les phénomènes les plus faibles.

Ici encore, le texte est tout à fait indéterminé. — Dés le début de la triade. Ceci se rapporte sans doute au troisième jour, dont il est parlé plus haut.

Pourquoi le vent du nord règne-t:1l plus souvent que le vent du midi?

N'est-ce pas parce que le vent du nord, confinant à la terre que nous habitons, échappe moins à notre observation, tout en durant peu de temps? Il nous arrive du moment même qu'il souffle, tandis que le vent du midi ne nous arrive pas autant, parce qu'il : souffle de loin.

Pourquoi le vent du midi ne souffle-t-il pas moins forten hiver, pendant les nuits, que pendant les jours ?

510. Règne-t-il. Ou : « semblet-il régner ». — Confinant à la terre quenous habitons. La Grèce est en effet dans l'hémisphère septentrional et au delà des tropiques. — À notre observation. Le texte est moins précis.

— Le vent du midi.… de loin.

C'est-à-dire, venant de l'équateur et ayant à traverser des mers. Athènes est à peu près au 38° degré de latitude. Voir plus loin, $ 15, une question analogue à celle-ci.

$ 11. Nous avons adopté pour ce $ la division et la rédaction ordinaires. Septali les garde aussi dans son texte; mais il les modifie dans sa traduction. Ce changement ne paraît pas indispensable. Le texte conservé est celui que Gaza parait avoir eu sous les yeux. Mais Septali

a raison de vouloir introduire une négation dans la manière de poser la question, afin d’éviter une contradiction évidente.

Nous l'avons suivi en ce point, bien que cette correction ne soit qu'hypothétique. C'est en s'appuyant sur le passage de Théophraste que Septali propose de rétablir le texte comme il le fait. On ne peut nier que cet argument ne soit très plausible. Pour que le lecteur en juge, voici la traduction du passage de Théophraste : « Les « vents du nord s'apaisent au « bout de trois jours, quand ils « soufflent de nuit. D'où le « proverbe : Le troisième jour « n'a jamais vu souffler le vent « du nord. C'est que les vents « venus du nord sont faibles « dans la nuit. Il est évident

SECTION XXVI, DES VENTS, ὃ 12 233

N'est-ce pas parce que, même dans la nuit, le soleil est près de la région australe, et que les nuits y sont plus chaudes que les jours ne le sont au nord? Il y ἃ donc plus d'air en mouvement, et il n'y en ἃ pas moins que pendant le jour. Mais la chaleur, qui est plus grande le jour, empèche le vent de souffler plus fort, parce qu’elle sèche toutes les humidités.

Pourquoi le vent du midi souffle-t-il dans la canicule, et pourquoi ce phénomène a:t-il lieu avec autant

de régularité que peut en présenter aucun autre ? N'est-ce pas parce que les régions d'en bas sont

« qu'iln y a pas alors beaucoup « d'air en mouvement et que le « vent souffle quand la chaleur « n’est pas forte; car une petite « quantité de chaleur ne peut « mouvoir qu'une petite quan- « tité d'air. Aussi, tous ces vents « cessent-ils de souffler dans « les trois jours; et les plus « faibles cèdent dès que le troi- « sième jour commence. Si le « même phénomène ne se pro- « duil pas pour le vent du sud « dans la nuit, c'est que le « soleil est près de la région « du sud, et que, dans cette ré- « gion, les nuits sont plus chau- « des que les jours ne le sont « au nord, et que l'agitation de « l'air n'y est pas moins forte «que durant le jour. Mais « comme les jours sont plus « chauds, ils empêchent les

« vents, en desséchantles humi- « dités ». On voit qu'il yaici un plagiat incontestable de l’un ou l’autre côté: du reste, ce n’est pas le seul, nous en avons déjà signalé plusieurs.

$ 12. La rédaction de ce ἃ est fort douteuse, et elle varie beaucoup selon les manuscrits. Celle que j'ai suivie est la plus ordipaire, ce qui ne veut pas dire qu'elle soit meilleure. Ce n'est, ni la rédaction de Septali, ni la rédaction de Firmin Didot. Il ne semble pas possible de rétablir un ordre régulier dans ces divergences, même en s'aidant des théories de Théophraste analogues à celle-ci, ou de la théorie presque semblable exposée plus loin, ὃ 33 et ὃ 3%. Les reslitutions seraient trop arbitraires, el il vaut mieux ne pas

chaudes, attendu que le soleil n’en est pas éloigné, et qu'il s’y forme beaucoup d'évaporation ? Bien des vents souffleraient du midi, sans lintervention des vents étésiens, qui viennent alors les empêcher de souffler. N'est-ce pas aussi que ce signe se montre sous tous les astres, soit qu'ils se couchent, soit qu'ils se lèvent, mais qu'il se manifeste surtout sous celuilà ? Il est donc évident que les vents soufflent surtout au temps où brille cet astre, ou après ce temps. Comme alors la chaleur est étoulfante, il est tout simple que ce soient aussi les vents les plus chauds qui s'élèvent à cette époque. Or, le vent du midi est chaud.

Mais comme d'ordinaire les contraires se changent en leurs contraires, et qu'avant la canicule ce sont les vents précurseurs qui soufflent du nord, il est également tout simple que ce soit le vent du sud qui souffle après la canicule. Ces phénomènes sont surtout manifestes quand les astres se lèvent; et les signes

les tenter. — N'en est pas éloigné. C’est la lecon adoptée par

vents précurseurs... du nord...

le vent du sud. Ce sont des vents

plusieurs éditeurs; d’autres admettent ici l'affirmation au lieu de la négation, qui cependant paraît indispensable.— Les empécher de souffler. Septali arrête ici son $ 12, et il croit retrouver le complément de cette théorie au ὃ 33. — Le vent du midi est chaud. L'édition Firmin Didot clôt ici le $ 12, et passe immédiatement au $ 13. On peut donc suspecter toute cette dernière partie du $ 12. Je la signale à l'attention du lecteur. — Les

contraires qui se succèdent, suivant la loi générale des contraires, changeant de l'un à l'autre. C'est à partir de cette phrase que Septali et l'édition Firmin Didot transportent le reste de ce $ 12 au $ 33 et au 8 32 plus loin. Dans l’ordre que nous avons adopté, c'est, plus loin, notre $ 34, qui reproduit le début du $ 12, sans la suite.

— Qui souffle après la canicule.

Le vent du sud souffle aussi pendant la canicule, et c'est lui

qu'ils provoquent, c'est le changement d'air qu'ils amènent. Tous les vents viennent à changer, ou dans les vents contraires, ou dans les vents qui sont à droite ; et comme le vent du nord se change en vent de droite, il ne lui reste plus qu'à se changer en vent du midi. Le quinzième jour après le solstice d'hiver voit le vent du midi, parce que les solstices sont en quelque sorte un principe, le soleil mettant en mouvement surtout l'air qui se rapproche de lui, et parce qu'il est lui-même au midi, à l’époque des solstices. De même donc qu'en mettanten mouvement les régions du levant, 1l a éveillé les vents d’est, de même il éveille les vents du midi en agitant les régions méridionales. D'ailleurs, 1] ne produit pas cet effet aussitôt après les solstices, parce que c’est à ces époques qu'il fait ses plus faibles déplacements ; il ne le produit que le quinzième jour, parce que c’est ce moment qui est le plus facile à comparer avec la pre-

qui la rend si brûlante. — Qui sont à droite. Il faut sans doute entendre par là que les vents du nord qui soufflent, dit-on, avant la canicule, passent à l’est, pour arriver enfin au midi. On doit supposer que le spectateur est censé regarder le nord, et dans cette position l'est est à sa droite. — Le quinzième jour.

Il ne faut pas moins que cet intervalle pour que le phénomène soit sensible, — À l'époque des solstices. Il est probable que, dans toute cette théorie, il s’agit du solstice d'été, se renouvelant chaque année. — Les

régions du levant. En passant, à ce qu'on supposait, du nord à l'est, pour arriver au midi. — Ses plus faibles déplacements.

Le fait est exact: à mesure que le soleil paraît s'approcher du solstice, sa marche devient de plus en plus lente, comme le prouve le faible accroissement des Jours, jusqu'à la limite extrême. — Le plus facile à comparer. Le texte n'est pas aussi précis ; mais le sens n'est pas douteux. Il faut au moins une quinzaine de jours après les solstices, pour que la rétrogradation soit bien sensible.

mière apparition du changement ; car le moment qu'on vient d'indiquer est la partie où tout le phénomène est le plus distinct.

Pourquoi est-ce au lever de la constellation d'Orion que les jours sont le plus variables, et que les sautes de vents sont surtout irrégulières ?

N'est-ce pas parce que c'est surtout quand un changement se produit que les choses sont indécises ? L'Orion se lève au début de l’automne, et il se couche en hiver. A cette époque, il n’y a pas encore de saison bien établie, parce que l’une arrive et que l’autre s'en va. Par suite, il est inévitable que les vents soient irréguliers et inconstants, parce que les influences des deux saisons se font alors sentir alternalivement. Et voilà comment on dit qu'Orion est redoutable, soit quand il se lève, soitquand ilse couche, par l’indécision mème de la saison. Le vent est alors tumultueux et inégal.

blèmes attribués faussement à Alexandre d'Aphrodise, dont

8 13. Orion. Toute cette théorie sur la constellation d'Orion

se retrouve dans Théophraste, el presque dans les mêmes termes, Traité des Vents, ὃ 55, p. 387, ligne 48, édit. Firmin Didot. Le plagiat est évident, et Septali incline à croire que c'est le disciple qui aura copié son maître, La même question se retrouve aussi dans les Pro-

les emprunts à Aristote sont plus certains que ceux de Théophraste. — Que les choses sont indécises. Ce principe est incontestable, et ici c'est presque une tautologie. — Comment on dit. C'était un proverbe et une croyance vulgaire. — Tumultueux. Ou « tempétueux ».

Pourquoi le vent du nord, qui souffle la nuit, cesset-il au bout de trois jours ?

N'est-ce pas parce qu'il vient d'un principe petit et faible, et que le troisième jour est décisif ? Ou, n’estce pas parce que son explosion se produit en masse, comme celle des vents qui sortent des nuages ? Par suite, l’apaisement n’est pas moins rapide.

Pourquoi les vents du nord sont-ils ceux qui soufflent le plus souvent ?

N'est-ce pas parce que la terre que nous habitons se trouve dans cette région qui, étant plus élevée, est en dehors des tropiques, et pleine de la neige, qui ne

quitte jamais les montagnes? Ainsi d'ordinaire, le vent y devient puissant par la quantité de liquides qui

S 14. Le vent du nord, qui souffle la nuit. Voir la même question, plus haut, 89, et Théophraste, Traité des Vents, ὃ 49, p. 386, édit. Firmin Didot.

L'observation était sans doute exacte sous le climat de la Grèce; elle ne l’est peut-être pas autant sous le nôtre. — Son explosion. Ce vent naissant tout à coup, comme les ecnéphies, ou tempêtes, quisortent desnuages.

— N'est pas moins rapide. Le texte est un peu moins précis.

Il faudrait rapprocher tous ces détails sur les vents du nord de ceux que donne Théophraste,

loc. cit., et aussi du Ile livre de la Météorologie d'Aristote, ch.5.

δ 15. Les vents du nord... qui soufflent le plus souvent. Cette observation était sans doute exacte, comme les précédentes, relativement au climat de la Grèce.— Que nous habitons. La terre habitée, les Grecs supposant probablement que le reste de la terre était inhabitable. — De la neige... les montagnes. Les peiges éternelles, que quelques hardis explorateurs avaient déjà observées, dans les contrées du nord, au temps d'Aristote. — Par la quantité. qui se liquéfient. Le

s'étaint congelés et qui se liquéfient. On appelle vent du nord celui qui souffle des contrées placées sous la constellation de l'Ourse.

Pourquoi les vents du sud soufflent-ils au début de l'hiver et au début du printemps, et aussi à la fin de l’automne ? Pourquoi sont-ils alors tempétueux, se retournent-ils, et ne sont-ils pas moins froids pour les habitants de la Libye que ne le sont les vents du nord dans nos pays ?

N'est-ce pas parce que c’est la proximité du soleil qui fait que les vents se mettent en mouvement ? En hiver, le soleil se dirige vers le midi; mais au début du printemps et à la fin de l'automne, il a quelque chaleur. En été, le soleil se dirige vers le nord, et il abandonne les autres lieux. Si alors il est chaud, c’est que le vent se mêle à l'air chaud qui vient de Libye.

phénomène est exact, et il se renouvelle chaque année. — On appelle. de l’Ourse. Cette dernière phrase pourrait bien n’être qu'une interpolation.

8 16. Les vents du sud. Cette périodicité régulière des vents du sud a peut-être lieu sous le climat de la Grèce et de l’Asie Mineure ;: elle n'est pas constatée dans nos contrées. — Froids pour les habitants de la Libye. Si le fait est exact, il s'agirait des vents venus du pôle austral ; et alors l'existence de ces vents froids se concoit, comme celle des vents du pôle boréal, La raison est la même

pour les deux extrémités de la terre. — La proximité du soleil.

Le mouvement apparent du soleil pouvait faire croire qu'il s'approchait, ou qu'il s'éloignait, de notre globe, bien qu'on ne connût pas dans l'Antiquité les rapports vrais des distances solaires. — Le soleil se dirige vers le midi. Le fait n’est pas faux en ce sens que le soleil semble passer de l'autre côté de l'équateur. — 7 abandonne les autres lieux. J'ai conservé l'indécision du texte ; mais le sens est clair. — À l’air chaud qui vient de Libye. Le fait est exact ; et les vents chauds que

SECTION XXVI, DES VENTS, ὃ 18 239

Voilà même comment, en soulevant des vagues énormes, et en se précipitant sur la mer, il fait que l’été ἃ le vent du midi.

LT

Pourquoi le vent du midi a-t-1l mauvaise odeur ἢ

N'est-ce pas parce qu'il rend les corps humides et chauds, et que c’est dans ces conditions que les corps se gàtent le plus ἢ

Pourquoi les vents du sud, venant de la mer, sontils favorables aux végétaux ?

C'est bien en effet en venant de la mer qu'ils les atteignent. Ce qui cause la fertilité de la plaine Thriasienne en Attique, c’est que le vent y arrive tout refroidi. La rouille des végétaux se produit par suite

nous ressentons dans nos climats viennent souvent des déserts du Sahara. La Libye produisait le même effet pour la Grèce.

δ 17. A-t-1l mauvaise odeur.

Le fait n'a rien d'impossible ; et le vent peut apporter de mauvaises odeurs venant de fort loin.

δ 18. Gaza a fait ici un nouveau problème ; et nous avons suivi sa division, comme l'ont fait plusieurs éditions, et entre autres celle de Firmin Didot.

Septali, qui blâme Gaza d'avoir séparé les deux questions, traduit les deux K; mais, dans son texte, il oublie le ὃ 18. Ces

divergences sont de peu d'importance. — Favorables aux végétaux. L'observation était facile ; et il est à croire qu'elle est juste, quoique le vent de mer soit généralement peu favorable à la végétation. — La fertilité. Le Lexte n'est pas aussi positif. — La plaine thriasienne.

Cette contrée était un dème de l'Attique, au nord-ouest d'Athènes, non loin d'Eleusis, sur le bord de la mer ; voir Strabon, lvremX+ehs 1.8. 19; pédit. Firmin Didot. — La rouille des végétaux... Septali cite à l'appui de cette théorie un long passage de Théophraste, des Causes des plantes, livre I,

240 LES PROBLÈMES de l'humidité qui est chaude, et qui ne leur appar-

tient pas.

Pourquoi le vent souffle-t-il d'ordinaire avant les phases de la lune, au début de la soirée quand les phases doivent se produire dans la nuit, et dans le milieu de la nuit quand les phases ont lieu à l'aurore ?

N'est-ce pas parce qu’alors la chaleur qui vient de la lune s'éteint, la région du ciel où va se produire la phase nouvelle étant toute proche ? La chalear qui retenait l'air et qui le forçait au repos venant à diminuer, l'air reprend de nouveau son mouvement, et

ch. 22, $ 2, page 241, édit. Firmin Didot. — Qui ne leur appartient pas. Le texte dit précisément: « Etrangère »; et c'est le mot dont se sert aussi Théophraste.

$ 19. Zes phases de la lune.

Le texte dit : Eclipses ; mais la suite prouve qu'il s'agit simplement des divers quartiers de la lune, qui, dès le temps d’Aristote, étaient soigneusement observés. Les éclipses de lune sont rares, et les vents sont au contraire très fréquents. Il n'est pas probable que la question posée ici s'applique à des phénomènes, qui ne paraissent qu'à des époques très éloignées; elle s'applique au contraire plus naturellement à des phénomènes qui se renouvellent tous les mois. Septali reproche à Albert

le Grand et à Buridan d’avoir supposé quil s'agit ici d'une éclipse de soleil. Rien en effet n'autorise cette hypothèse. Ce 8 19 se trouve déjà presque identiquement dans la Météorologie, livre II, ch. 8, $ 31 et 32 de ma traduction; dans ce passage, Aristote fait remarquer la coïncidence des éclipses de lune avec les tremblements de terre. Malgré la parfaite ressemblance des deux passages, je persiste toujours à penser qu'il ne s'agit que des phases lunaires. — La chaleur qui vient de la lune. Cette chaleur est en réalité tellement faible qu'il est peu probable que les Anciens aient pu la constater. — La région du ciel. Le texle n'est pas aussi précis. — La chaleur qui relenait l'air. C'est une

SECTION XXVI, DES VENTS, ὃ 21 241

le vent est d'autant plus en retard que la phase de la lune est plus tardive aussi.

Pourquoi le vent du midi est-il pluvieux, non pas quand il commence, mais quand il finit ?

N'est-ce pas parce qu'il accumule l'air de très loin ἢ L'air se condensant, la pluie se produit; et le vent ne condense l'air qu'après avoir commencé à souffler. N'est-ce pas aussi que l'air est encore chaud quand le vent commence, parce qu'il vient d’un lieu qui est chaud aussi? Mais au bout de quelque temps, l'air se refroidit, et alors 1l se condense davantage en

pluie.

Pourquoi, par le vent du midi, fait-il beau temps quand ce vent est plus faible; et quand il est violent,

pourquoi amène-t-il des nuages et dure-t-il davantage ?

simple théorie que l'observation ne justifie pas. — En retard...

tardive. ΤΊ semble que ceci se rapporte à ce qui a été dit plus haut, sur les diverses époques de la nuit où la phase lunaire peut se produire, le soir ou le matin.

δ. 20. Non pas quand il commence.….. Il faut toujours se rappeler que ces observations se rapportent au climat de la Grèce plus qu'au nôtre. Il faut aussi les rapprocher des observations si curieuses de Théo-

Ἔν II.

phraste dans ses deux traités des Vents et des Signes du temps. — 7{ accumule l'air de très loin. Le vent du midi était censé venir des déserts de Libye. — La pluie. Le texte dit précisément : « l'eau ». — Me condense l'air. Le texte est moins développé. — D'un lieu qui est chaud aussi. Ce lieu est sans doute la Libye, qui passait chez les Anciens pour le lieu le plus chaud de la terre.

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