Fait-il beau temps. Cette observation était sans doute
Est-ce, ainsi qu’on le prétend quelquefois, à cause de ce qu'ilest à son début? Si en effet le principe d'où il part est plus faible, il produit le beau temps ; et si le principe est plus fort, il amène des nuages. Ou bien n'est-ce pas parce qu'étant plus faible à son début, il ne pousse pas beaucoup d'air, et que c’est seulement vers sa fin que d'ordinaire il devient fort? De là, le proverbe: « Le vent du midi commençant,
le vent du nord venant à cesser. »
Lu:
Pourquoi en hiver les vents viennent-ils de l’orient, tandis qu’en été 115 viennent du couchant ? N'est-ce pas parce que, le soleil n'ayant plus la mème force, l'air s'écoule librement ἢ Quand le soleil se couche, il laisse après lui des nuages qui produisent les vents de zéphyre; et quels que soient les
exacte pour le climat de la Grèce. — De ce qu'il est à son début. On pourrait traduire aussi: « de son principe même ».
— Plus faible à son début. Cette seconde solution est presque la
même que la première. — /lne
pousse pas. C'est l'expression même du texte. — Le proverbe. Ce proverbe se trouve répété plus loin, $$S 28 et 43. Théophraste adopte les mêmes théories, Traité des Vents, ὃ 4, page 377, édit. Firmin Didot, et aussi 8. 6, p. 378.
S22. De lorient. L'expression du texte est équivoque ; et elle peut signifier tout aussi bien «le matin » que « l'orient ».
On peut compléter ce ὃ par le ἃ 56 plus loin, où la même question est trailée, mais en termes plus précis. 1] y est dit très clairement que les vents soufflent le matin et de l’orient, ou le soir et de l'occident. Il est donc bien probable qu'il s'agit dans ce ὃ 22 des vents du matin et du soir, et des vents de l'est et de l'ouest, bien que ces distinctions ne soient pas assez complètes. Il semble aussi que le ὃ 22 est une sorte de résumé du $ 56, qui est beaucoup plus développé. — N'ayant plus la méme force. Ceci se rapporte plus spécialement au coucher du soleil : mais le texte
SECTION XXVI, DES VENTS, ὃ 23 243
nuages, qu'il pousse vers les peuples qui habitent l'hémisphère inférieur, c'est le vent de l’est qui vient à souffler. C'est tout le contraire, quand le soleil se couche dans la partie d'en bas; il y produit des zéphyres ; et dans l’autre région, c'est alors le vent d’est qui souffle, grâce à la force de l'air qui le suit. Voilà pourquoi, quel que soit le vent qu'il rencontre, il le rend plus fort parce qu'il y ajoute quelque chose. |
Pourquoi les chiens sentent-ils beaucoup moins la piste quand c’est le vent du zéphyre qui souffle ?
N'est-ce pas parce que c’est ce vent qui confond le plus les pistes, attendu qu'il est le vent le plus constant de tous, et qu'il souffle surtout sous la terre ἢ
devrait le dire. — Vers les peuples qui habitent l'hémisphère inférieur. Ceci aurait exigé une explication plus claire. — C'est νον le vent d'est. Le soleil chasse devant lui une masse d'air considérable; et quand il va reparaître à l’est, c’est le vent d’est qui souffle nécessairement. — Il le rend plus fort... C'est le sens le plus acceptable ; mais il n'est pas certain, parce que la rédaction de l'original est trop vague. Tout ce $ semble emprunté de Théophraste, Traité des vents, $ 47, page 386, édit. Firmin Didot ; mais l’abréviation n’a pas été heureuse, bien qu’elle emploie à peu près
les mêmes mots. Ici encore. tout l'avantage est à Théophraste.
S 23. Le vent du zéphyre. En d'autres termes, le vent d'ouest, qui pour la Grèce venait de la mer. Quant à l'influence de ce vent sur le flair des chiens, il est probable que l'observation était juste, parce qu’elle était facile et fréquente. Le traité de Xénophon sur la Chasse atteste un art déja fort avancé et très précis. — Sous la terre. C'est la traduction exacte : mais on ne comprend pas bien ce que l’auteur a voulu dire. Le vent souffle sur la terre et non pas dessous ;: mais comme le vent d'ouest, ou zéphyre, vient de
Pourquoi, lorsque les étoiles filent et s’élancent, estce signe de vent ?
N'est-ce pas parce que c’est le vent qui les transporte, et que le vent se produit la où elles sont, avant de se produire chez nous ? Et voilà comment, quel que soit le lieu d’où partent ces étoiles filantes, le vent s’y produit également.
Pourquoi est-ce le zéphyre qui, de tous les vents, amène les plus gros nuages ?
N'est-ce pas parce qu'il souffle de la mer, et sur la mer ? 1] rassemble donc aussi les nuages sur un es-
pace considérable.
la mer, il souffle plus bas que la terre, qui est nécessairement au-dessus du niveau des eaux.
8. 24. Filent et s’élancent. Il n'y ἃ qu'un seul mot dans le texte. Il s’agit évidemment de ce que nous appelons les étoiles filantes. Aristote a étudié ce phénomène tout au long dans la Météorologie, livre 1, ch. 4.
La science actuelle ne sait pas encore quelle est la cause de ces apparitions singulières. Ce n'est pas le vent qui les transporte, comme on le dit ici; mais il est bien constalé que le mouvement qui emporte les étoiles filantes commence dans [65 parties hautes de l’atmosphère, avant d'arriver à notre terre.
Voir les ouvrages de M. Coulvier-Gravier sur cette question spéciale. Théophraste Traité des Vents, 8 36, p. 384, édit. Firmin Didot, indique les étoiles filantes comme signe de vent; etil se sert du même mot qui se trouve ici.
$ 25. Le zéphyre... les plus gros nuages. Voir plus loin, δὲ 33 et 54 ce qui est dit du zéphyre. Ces divers passages se complètent, bien qu'ils semblent d’abord se contredire. — Il souffle de la mer. De la Méditerranée, et peut-être aussi de l'Océan. Théophraste, Traité des Vents, ἃ 42, p. 385, édit.
Firmin Didot, fait la même observation, et presque dans les
Pourquoi les vents sont-ils les plus forts au moment où ils finissent ?
N'est-ce pas parce que, quand ils ont tous soufflé, la chaleur qui reste est très petite ?