Assis en place au soleil
Voir une question analogue, plus haut, section V, 8 36. — Eventé par l'air. Ceci ferait supposer qu'on se servait dès lors d'éventails, comme nous pouvons nous en servir, et comme de temps immémorial on s'en sert en Âsie. — Que quand on fait de l'exercice. L'exercice développe peut-être plus de chaleur par l’effort qui l'accompagne ; mais on sent moins l'influence des rayons solaires, quoiqu'on sue davantage. Toutes ces observations sont très curieuses ; et elles sont en général d'une exactitude remarquable.
Pourquoi le soleil brüle-t-il profondément la peau, tandis que le feu ne la brüle pas profondément ?
N'est-ce pas parce que le soleil est plus léger, et qu'il peut pénétrer davantage dans les chairs ? Si le. feu vient à nous brüler, il ne produit de couleur qu’à la surface, et fait ce qu’on appelle des cloches ; mais il ne pénètre pas en dedans.
Pourquoi le feu ne noircit-il pas les hommes, comme le soleil les noircit, tandis qu'il noircit la poterie, et que le soleil ne la noircit pas ἢ
N'est-ce pas parce que l’un et l’autre n’agissent pas de la même facon, et que l’un, en frappant la surface, noircit la peau, tandis que le feu pénètre la poterie entière, par la suie à laquelle il se réduit? En effet, la
δ 7. Brüle-t-1l profondément.
C’est, ace qu’il semble, le véritable sens du mot grec, analysé selon l'étymologie. J'ai ajouté le mot « profondément », pour mieux marquer la différence entre les effets du soleil, et une simple brülure par le feu. Il y aurait d'ailleurs à noter bien d’autres différences selon l'intensité du feu et la durée de son action. Peut-être s'agit-il uniquement ici des modifications apportées par les rayons du soleil dans la couleur de la peau.
L'action du soleil a bien plus
de durée que celle du feu, qui ne peut être que très passagère.
— Des cloches. Ou peut-être, « des échauboulures ». C'est le sens le plus probable du mot grec, et le sens qui répond le mieux à la réalité. — Jl ne pénètre pas en dedans. Ceci n'est exact que quand le feu ne touche pas. Voir le $ suivant.
$ 8. Le feu ne noircit-il pas. Il faut entendre qu'il s'agit de l'action du feu s'exercant à distance, comme celle du soleil. — De la méme facon. L'explication peut être ingénieuse; mais elle
suie n’est qu'un produit de braise très légère, venant des charbons qui se pulvérisent en même temps qu’ils brülent. S'il est vrai que le soleil noircit les hommes, tandis que le feu n’a pas cette action sur eux, c’est que la chaleur du soleil est caressante, et que, par la ténuité même de ses parties, elle peut brüler la peau à la surface, mais que, ne touchant pas la chair, elle ne nous cause aucune douleur. C’est parce qu'elle brüle ainsi la peau qu'elle la rend noire. Quant au feu, là où il ne touche pas les choses, 1l circule du moins au dedans, puisque les parties même à demi brülées deviennent noires, et qu'il ne brüle pas seulement la partie qui est le siège de la couleur.
Pourquoi devient-on plus noir en vieillissant ?
N'est-ce pas parce que tout ce qui se gàte noircit, si ce n’est la moisissure : ce que font précisément la vieillesse et la corruption? De plus, comme le sang, en se desséchant, devient plus noir, il est tout simple
est insuffisante. — De braise. Ou, « cendre ». Le mot grec a les deux sens. — Caressante.
Le mot grec dit précisément :
«douce». Ce qui est très exact; quand on compare les rayons solaires au rayonnement du feu.
— Même à demi brülées. Le sens n'est pas très clair ; étymologiquement, le texte signifie : « Les choses autour desquelles le feu a tourné en les brûlant ».