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Fig. 15. — GtrculalioB oeéanique verticale.
eaux chaudes ;
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Mais à partir de cette profondeur, et jusqu'aux fonds de 4.00O mètres, on trouve une température constante^ égale à l^"",?. Gettei couche du fond, à température constante, se nomme la couche homotkermique*
Cette apparente anomalie s'explique aisément. La Méditerranée, en effet, communique avec TAtlantique par le détrmt de Gibraltar sur le fond duquel se dresse un « seuil » situé à 350 mètres de la surface (fig. 16).
La température do surface de la Méditerranée est, en général, supérieure à celle de l'Océan à la môme latitude. Nous avons donc une décroissance de la température entre la surface et le pian horizontal tangent au seuil de Gibraltar. Mais, à cette profondeur, la température des eaux de FAtiantique est de 12,7 ; les eaux qui franchissent le seuil sont donc des eaux à cette température, celles qui sont moins chaudes étant arrêtées par
112 LES PROBLÂMES DE l'oCÉAN
la*! barrière . rocheuse. Comme la température de la Méditerranée est toujours supérieure à 12^,7, les eaux à cette température seront les plus denses et tomberont sur le fond, qu'elles occuperont entièrement à partir du niveau de communication.
La question de la salinité peut aussi intervenir dans le régime thermique des mers fermées : c'est le cas de la^mer Noire. Dans cette mer, en été, la température de surface est voisine de + 25° ; elle diminue rapidement à mesure que la profondeur augmente, et atteint le minimum de 4- 3° à 1a profondeur de 46 mètres. Après quoi^ elle remonte brusquement pour atteindre, sur le fond, la valeur de + 9« .
Mais, si Toiï détermine en même temps la salinité, on remarque que celle-ci demeure à peu près constante et égale à 18 millièmes et demi, entre la surface et la profondeur critique de 46 mètres ; à partir de cette profondeur, elle augmente et arrive, sur le fond^ & la valeur de 22,5 millièmes. On voit, dès lors, à quoi tient l'anomalie de température : elle tient à une grande différence de composition entre les eaux de surface et les eaux dei profondeur. Le fond de la mer Noire est occupé par les eaux, plus salées, venant de la Méditerranée par la mer de Marmara et le Bosphore. Plus salées, ces eaux sont, par conséquent, plus denses.
D'autre part, gr&ce à la grande quantité d'eau douce versée par le Danube, le Dniester et le Don, les eaux de surface sont beaucoup moins salées que les eaux pro* fondes et restent plus légères, même pendant l'hiver. La variation aiÉnuelle de température ne se produit donc que dans une éplaisseur de 50 mètres environ, à laquelle on trouve, comme on pouvait s'y attendre, la température minima qui correspond, k peu près, à la plus basse température de surface en hiver.
Dans les mers polaires , la répartition des températures en profondeur présente des particularités tenant à leur condition géographique et climatérique. L'eau, relative-