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CHAPITRE VII

La houle et les vagues.

Les molécales liquides qui forment le milieu marin ne sont Jamais en repos. Alors même que la surface libre de rOcéan présente cette apparence de miroir poli que les marins provençaux, dans leur pittoresque langage, appellent u la mer d'hnile », les eaux sont toujours en mouYement. Tantôt elles sont alternativement soulevées et abaissées par les attractions, concordantes ou contraires, de la lune et du soleil ; tantôt elles se meuvent en bloc d'un point à un autre de la mer« constituant ^insi de véritables « courants » au sein du milieu liquide.

Mais il y a d'autres mouvements, d'ailleurs rythmiques, qui animent les eaux superficielles. Sous l'influence du vent, par suite de l'adhérence des molécules de l'air en mouvement avec les molécules de Teau sur laquelle il souffle, la surface de la mer cesse d'être unie ; elle se creuse de vallées et se hérisse de montitgnes liquides dont la profondeur et la hauteur croissent avec la force ^u vent : ce sont les vagues.

Ces vagues constituent la « topographie » de la surface <ies mers, ou même sa « géodésie », puisqu'elles forment tous les accidents du relief terrestre sur plus des deux tiers de la surface du globe.

Quand le vent qui les a fait naître et les a développées Jusqu'à leur maximum cesse de souffler, il persiste à îa surface de la mer un mouvement ondulatoire régu-

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lier que Ton appelle la houle. Et quand plusieurs mouvements ondulatoires de cette sorte se superposent, il en résulte des phénomènes d'interférence qui constituent l'état de la mer désigné sous le nom de clapotis.

Nous allons étudier d'abord le premier des mouvements rythmiques dont ôont animées les eaux de surface^ c'est-à-dire la houle.

Le langage des poètes de l'antiquité faisait preuve d'une singulière prescience des lois du mouvement de Feau quand ils décrivaient la mer « roulant de grandes ^orbeB M, C^est, en «ffel, par un mouvement « orbitaire )> de» fliolécule« liqfuide^ qrue l'on eiplique, aujfifiird'lltti, le ^pliénormène de la houie^

La conception do movremeni cirxnilaûre avait oomplèteme»t éckappéaux premiers savants qui s«sont oceopés •<ie ia dynamique des finides : pour erox, la hûule s'expliquait par un « siphoûnement » et tout se réduisait^ dans •'tour idée, à un moilvement oscîHatoire, pui^meiit verileal^ <lela surface liquide. La cotoane d'eau ascendante à un .«ommet étant reliée à la colonne descendiaute dans un €reux par une $orte ée canalisation intérieure ot se produit le transport horizontal nécessaire; lanotioa de mou- Yetnent horizontal à la surface était ainsi Gompiètement ^négligée. Daniôl Bern^tli av«it déduit de côtte tkëO'rie, 'que la poncée hydrostatique, à la surfece dee «Tagues^ devait être verticale en tous lespoints^. Ce n'est qu'en 1804 qu*un professeur de l'Université ûè Prague^ Franz de Gerstner, a donné la théorie du mouvement ori^taire et Ta exposée tout au long dans son mémcnlre întilulé : Théorie der Wellen. Les frères Weber l'ont illustrée d'expériences ingénieuses.

Depuis lors, de nombreux travauis mathématiques ont ^été faits sur la houle et Les ondalations de la mer: Atacquom Rankine, Scott Russel en Angleterre; le coxnnsandant Cialdi, de la marine pontificale, en |talie; le

marquis 'de Galigny, Reech, Ch. Brun, le professeur Bonssinesq, le P. de Bénazé de la Compagnie de Jésus, TiagéiHear Berlin, en France, ont développé et étendu la théorie des ondes. La loi fondamentale est celle^ei : Les molécules- liquides décrivent des orbites circulaires^

Imaginons (fig. 19) une série de molécules liquides, en repos, le long de la ligue horizontale AB. Soient 1,2,3.. .9 ces molécules. Imaginons également qu'une oscillation

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