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LES GLACES^ DB LA MER

que, pour la produire et rentretenir, il faut une énergie de 400.000 ekevctux^vapeur» Cette énergie est parfaitement capable de dévier les épurants de leur direction normale. Ainsi/.le courant polaire de Test-Islande devrait obéir à la rotation terrestre et être dévié vers le sudouest : grâce à la fusion de la glace, il est dévié vers le sud-est, dans la direction des Iles Feroë.

La fusion de la glace, au nord et au nord-est de la mer de Norvège, exerce son influence sur toutes les parties de cette mer. La partie du sous-courant atlantique qui se mêle à Teau de fusion est égale à 1/18% tandis que les 17/18* restants sont refroidis parleur contact avec la glace et tombent au fond pour y former une couche à température de 1^ à 1^,4, c'estsà-dire très voisine de la limite — 1*,9 point d'équilibre entre Tétat liquide et l'état soiide pour Teau de mer de salinité moyenne.

Si jamais on rencontrait cette température dans le fond de la mer de Norvège, cela indiquerait, ou bien qu'il y a équilibre entre Teau atlantique et la glace polaire, ou bien que celle-ci est en excès. On verrait alors la banquise s'avancer rapidement de Touest à Test dans i'Atlantique nord, tandis qu'actuellement cette avance est arrêtée par l'eau atlantique qui doit toujours être en excès. On voit donc l'importance du phénomène au point de la climatologie générale.

Si rapport d'eau chaude est en grand excès, l'eau de mer refroidie se mélangera avec des eaux qui n'ont pas été en contact avec de la glace et formera une couche de fond, de température plus élevée. C'est ce qui arrive dans les Océans Atlantique, Pacifique et Indien dont la température, sur le fond, est de -|- 1® à -j- 3°. Dans la mer de Norvège, les conditions sont instables ; certaines années, la glace prédomine et le climat de l'Europe occidentale devient plus rude.

L'énergie développée par la fusion de la glace étant proportionnelle à la hauteur immergée de l'iceberg, Hnàuence des débâcles de glaces sur le climat sera

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beaneoup plus remarquée daas rhémispbère fiad où les ieebergs ont àm dimensiocHS plus^^ades. Ootaecmstaté que les grandes famines de Tlnde du siècle dernier (1892-1898) ont suiri tes grandes débâcles glaciaires antarctiques. Pour les prévoir, il serait do&c indispensable d'étudier, chaque année^ le svid de Tocéan Indien et de déterminer la température et rextenaion de la couche d'eau chaude^ relativement mince, qui surmonte les grandes masses d'eau d'origine antarctique. C'est cette couche d'eau, seule, qui donaen naissance aux pluies tropicales.

' « Dans nos régions, une exploration systématique de TAtlantique nord serait tout sLussi utite pOur la préTision du climat. Si la sone glacée de la lûer de Norvège s'étend, tout le nord*ouest dé rEurdpé s'en ressent ; on a un été froid et humide. M. Eomén, directeur des recherches hydrographiques en Finlande^ a pu piiUier des prévisions du temps^pour ce pays en se basaint sur les conditions hydrographiques de la Baltique. Des Variations, même faihles, de la température de l'eau de surface dans la mer de Norvège causent des différenees sensibles dans la témpéralure de l'air, pendant l'hiTer suivant, dans la péninsule Scandinave. Il est certain que des travaux de ce genre se multiplieront et que l'océanographie est destinée à rendre lés plus grandis services à la cliïnatologie ^ ».

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