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CHAPITRE X

La géographie des Océans et la répartition des Terres et des Mers.

Quand on jette les yeux sur une mappemonde, ud fait saute, tout d'abord, aux yeux : c'est la prédominance de rélément liquide ; Teau recouvre, en effet, plus des deux tiers, près des trois quarts de la superOcie da globe terrestre.

Mais ce n'est pas tout. Cette grande « majorité » des Océans, pour employer Texpression chère aux parlementaires, se trouve distribuée de façon très inégale.

Ainsi, les deux hémisphères que sépare l'Equateur ne sont pas identiquement pourvus deau et de terres émergées. L'hémisphère nord, par exemple, comprend 100.093.000 kilomètres carrés de terres et 154.957.400 kilomètres cîarrés d'eau, tandis que l'hémisphère sud ne comporte que 44.025.800 kilomètres carrés de terres, contre 211.034.550 kilomètres carrés de surface liquide.

On a bien plus le sentiment de cette inégale répartitioQ si l'on examine la mappemonde en plaçant l'œil deyaot le Pacifique, en face du point de l'Equateur dont la longitude est à 150° ouest de Greenw^ich : on n'aperçoit, alors, qu'une immense étendue d'eau; les quelques terres qui, à l'exception de l'Australie,, se trouvent comprises dans la demi-sphère ainsi observée, sont profilées obliquement sur ses bords. Il semble donc n'y avoir aucune régularité dans la répartition de l'élément solide

Li. céOGBAPSIE DES 0CÉAK3 239

et de l'élément liquide & la surface de ce petit globe.

Cependant, en yregsrdant.de pins près, on est frappé de certaines particularités.

Ainsi, chaque point de la surface terrestre a, ce qu'on appelle, son « antipode », c'est-i-dire le point qui, dans l'autre hémisphère, lui est diamétralement opposé. Or, on constate qu'un vingtième seulemeot de la surface continentale a, comme antipode, uo morceau de terre ferme : les 19 autres vingtièmes ont, comme antipodes, des points de la surface océanique. II y a donc une première loi générale : celle de l'opposition diamétrale des continenlt et des mers. Albert de Lapparent l'avait énoncée d'une façon très suggestive en disant que « toute saillie qui émerge au-dessus de la surface des mers a dix-neuf chances sur vingt d'avoir un creux pour point diamétralement opposé. >'

Le savant anglais Lowtbian Green, frappé par cette loi et par d'autres particularités de la ftgare extérieure de la Terre, a imaginé, pour l'expliquer, son ingénieuse théorie de la « forme tétraédrique de la Terre, «

Dans cette théorie du tétraèdre, ou part de l'hypothèse, généralement admise aujourd'hui, d'un noyau central igné, Qnide, recouvert par la mince écorce solide qni constitue l'enveloppe, la « coquille > de l'oeuf terrestre, hypothèse en dehors de laquelle, d'ailleurs, la plupart ' des phénomènes de la vie du globe demeureraient inexplicables ^

Supportée parlamassecentraleiguée,!' écorce terrestre, en se refroidissant, subit forcément des plissements provftnant de la contraction graduelle du noyau sousjacent. Mais, au lieu de se faire au hasard, ces plissements se sont formés de façon que l'ensemble mani-

I. Voir La vie et la tnorf da globe, pu A. Ber^t, I vol. (GlbliO' thèque Ae Philosophie Scientifique, P&ris, FtftmmsrioD. Ouvrn^ couroQDé par l'Acadéiiiitt dei Sciene«a.)

2W LBS PROBLÈMES DB Iv'oCÉAN

feflài une tendance à prMidre la forme de la pyramide triangulaire nommée tétraèdtte régmlier.

Géométriquement, en effet, l'écacce formait, à son début, une swthce^ spiiérupie coDtknMi ayant, par conséqveat, une superficîa bien déterminée. Quand, par la guite, sott volavie intërienr dîminna du fait de la; conliaelîcm du noyau, cetle écosee d«t satisfaire à la conditios de conserver une surface diMuiée^ pour un volume minimum : la géométrie nous eneeigna que le tétraèdre régulier remplit cette oesAtion* L^expérience de ballons de Terre, ramolMs par là clialeur et dans lesquels on raréfie Tair, montre d'ailleurs, que, ea s'éerasant sous Factian de la surpressiim eatérieurey lents enreloppes tendent à prendre la ferme &i»9 solide à quaire faces, ce qui est justement le schémadu tétraèdre.

Ainsi se légitime la conception deXSveen. Remarquons bien que la théorie précédente ne dit pas que la Terre a pris une forme tétraédiique, nuûs qu^elle a, dans ses plissements, manifesté une tendanc$ à prendre cette forme. La géographie terrestre, es effet, est le résultat de la combinaison de Técorce, comportant des manifestations tétraédriques, «avec son enveloppe maritime, cmistituée parune sphère, l^igèrement afilatie à ses pi61es et renfiée à l'Equateur. Par coaséquaat, ^i -vertu de cette combinaison, les régions, av^oisînani les sommets du tétraèdre doivent seules éiaerger au-dessus de la surface des eaux, comme le montre la figure 22, Dès lors^ si, conime cela est' naturel, Taxe de la rotation terrestre coïncide avec un des axes de symétrie du tétraèdre^ il doit exister, dans L'an des deux hémisphères, trois saillies continentales, tandis que le pôle correspoindast doât être occupé par une mer, puisque, dans la ccmception tétraédrique de la terre, les sommets correspondeut aux continents émergés^ tandis q^e les faces, situées avh dessous de la surface des eaux, figurent les grandes aires océaniques. *

Il suffit de jeter les yeux sur une mappemonde pour

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voir que ces conditions se trouvent matériellement réalisées. On sait, en effet, que la terre ferme est localisée d'une façon remarquable dans l'hémisphère nord où elle se répartit en trois massifs : le massif américain, le massif européen avec l'Afrique comme prolongement, et enfin le massif asiatique. En outre, le pôle nord est recouvert par un Océan profond, étudié pour la première fois par Nansen, tandis ; ^ que le pôle antarctique est le centre d'un continent presque aussi vaste que l'Europe, où l'on a reconnu la présence de hauteurs dépassant 4.000 mètres et dont Taltitude générale est très considérable. La loi de l'opposition diamétrale se trouve donc confirmée, car entre les massifs continentaux s'étendent les trois grands Océans : le Pacifique, l'Atlan- ^»»- ^^ - ^^^^^ ^« ^^^^^"^ tique et l'Océan Indien.

Cette ordonnance peut, il est vrai, sembler en défaut dans l'hémisphère nord, où l'Asie et l'Europe paraissent soudées l'une à l'autre. Mais ce défaut s'atténue beaucoup si Ton réfiéchit que toute la moitié occidentale de la Sibérie forme une contrée déprimée qu'un très léger abaissement amènerait au-dessous du niveau de rOcéan. Cette dépression qui longe la chaîne de TOural est, d'ailleurs, accusée par la présence de la mer Caspienne, et la séparation entre le massif européen et le massif asiatique devait sans doute exister à une époque qui n'est, probablement, pas très éloignée de nous.

Il est, en outre, aisé de voir, par Texamen du schéma tétraédrique de la figure 32, que les trois massifs continentaux doivent se termii^er en pointe vers le sud, et que es aires océaniques doivent diminuer de largeur à mesure qu'elles remontent vers le nord.

242 LES PROBLàHES DE l'oCBAN

fDMi ce qae la géographie cimQriiie. Rien n'est, en eflét, plus frappant que la forme aiguë qne prenBeot, vers le sud^ TAftifiifi, rAmérique et FAasMitiîe qui prolonge le continent amtique. An oontraire» vers le nord, on voit l'Asie et TAfliélriqne qoi tendent à se rejoindre à travers le détroit de Biluriog.

Mais la théorie tétraédrique ne se borne pas à esf^iquer la loi de l'opposition diamétrale des continents et des mers et Taccumulation des continents dans l'hémisphère nord : elle va plus loin, et explique l'existence, constatée au cours des différentes ères géologiques, d'une vaste « dépression méditerranéenne » qui forme, autour du globe, comme une immense eeintnre maritime.

Pour expliquer fexistenee ^de cette dépression, Lowthian Green envisage le tétraèdre^ non plus- dans le cas de la solidiflcation de l'écorce isur une terre immobile, mais bien sur une terre en rotation. L'effet de la rotation du globe aura pour conséquence de retarder le mouvement des saillies continentales, plus éloignées de Taxe, par suite de leur plus grand moment d'inertie, tandis que les pointes terminales des continents, plus voisines de Taxe de rotation, suivront plus aisément le monvement de celui-ci. Les sommets du tétraèdre tendront donc à demeurer en arrière^ et cette ten4ance se traduira par un effort de torsions qui déformera les arêtes en leurs milieux* La seule inspection d'une mappemonde montre ainsi Vavtxtice vers l'est que prennent les trois pointes austr^^les par rapport aux massifs septentrionaux (fig. 33). Mais en se tordant ainsi, les arêtes du tétraèdre se sont affaiblies ; la torsion a déterminé, en leurs milieux, des points faibles suivant lesquels l'écorce a cédé. La ligne de rupture existe réellement sur le trajet de ces points faibles, et c'est précisément la

LA CéOGHAPHTB I>BS OCéANS

dépression méditerranéenne ou « dépression intercontinentale ».

Ainsi, cette ingénieuse et élégante conception du tétraèdre terrestre, non seulement rend compte de la distribution des continents et des mers dont elle fait disparaître le désordre apparent sous la régularité d'une

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Fig. 33. — Dépression méditerranéenne.

loi géométrique, mais encore explique la forme terminale des continents vers le sud, là déviation de leurs pointes vers Test (flg. 33 bis), et Texistence de la dépression méditerranéenne.

Nous avons signalé Tinégalité avec laquelle sont traités les deux hémisphères au point de vue de la proportion relative des eaux et des terres émergées qu'ils renferment.

On peut aller plus loin, et rechercher s'il ne serait ts possible de déterminer un grand cercle qui partairait la Terre en deux hémisphères, dont l'un contienirait le maximum de terres par rapport à l'eau, tandis l'autre, au contraire, contiendrait le maximum ^étendue liquide par rapport à celle des terres émergées, faut, pour cela, trouver le point de la Terre qui soit le

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« pôle w de ce grand cercle cherché ; c'est-à-dire qu'il faut déterminer le pôle continental de la terre. Son antipode, son « antipôle », peut-on dire justement, sera le pôle océanique.

Les géographes se sont, depuis longtemps, intéressés à cette question. Dès le xviii^ siècle, le savant français Buache avait introduit, dans Tétude de la géographie générale, la notion d'un hémisphère continental et d'uo hémisphère océanique. Au commencement du xix* siècle, on chercha à préciser avec exactitude la place du pôle continental .

L'inspection des mappemondes montrait, au simple coup d'oeil, que le point cherché devait être situé quelque part dans l'Europe occidentale. Les géographes français, ainsi que l'Allemand Gûntl^er, indiquèrent Paris ; les Anglais et plus tard Elisée Reclus, choisirent Londres. Les géographes allemands placèrent naturellement le pôle à Berlin, Toutefois, dans beaucoup d'Atlas publiés en Allemagne il y a une cinquantaine d'années, le pôle continental était placé à la latitude de 50^ et sur le méridien de Greenwich, ce qui le situait dans la Manche, à égale distance du Havre et de Portsmouth. Hann le met au sud-ouest de Paris, à 48^ de latitude nord et l'^SO' de longitude est de Greenwich. De Lapparent l'indique au bourg de Cloyes, dans l'Eure-et-Loir, et Penck le précise à 120 kilomètres au sud-ouest de Paris.

De tout cela, il résultait que le pôle de l'hémisphère continental était sûrement compris entre les parallèles 48* et 50"*, et, très vraisemblablement, sur le territoire français. En appliquant une méthode donnée par Krûmmel| le D*" Beythien avait trouvé que le pôle continental devait être sur la côte française de l'Atlantique, près de l'embouchure de la Loire .

J'ai cherché à déterminer la position de ce pôle par une méthode directe consistant à tracer sur une mappemonde le grand cercle de séparation et à évaluer sépa-

l.A GÉOCnAPlIIE DES OCÉ VNS 245

rémenl les surfaces qu il détache de^ grandes masses coDtinentales Les tracth de tes Eurfaccs étaient reportés sur ses feuille» miuces de laiton, puis découpet, et pesés sur une baUncP de précision, en même temps qu'un carré métrique de la mt-me subfitance qui liervait d'étalon de surfice ^prf-s une sérip d estais prélimi-

naires, qui m'ont donné des approximations de plus en plus grandes, j'ai été amené à prendre comme position définitive du pôle continental de la Terre, Vile Ihimel petite île située près de l'embouchure de la Vilaine, non loin deQuiberon. Ses coordonnées géographiques sont *7«24'42" de latitude nord et 2°3T13" do longitude ouest de Oreenwich.

Le grand cercle ayant ainsi pour pôle l'île Dumet, coupe le méridien de l'île, dans l'hémisphère austral, à I& latitude de iS-Sô'iS"; il passe au sud de l'Afrique, de Madagascar et des Mascareigues, traverse obliquement l'océan Indien, Il passe entre les îles iSicobar et Sumatra ' et coupe l'isthme de Malacca dont il délache la presqu'île; il coupe l'indo-Chine dont la partie française se trouve ainsi dans l'hémisphère océanique, traverse l'île d'Haï-Nan et enlève une étroite langue de terre de !a

Chine et da Japon. Après itpioi, il passe au sud des iles Kouriles et Aléoutiennes, remonte dans le Pacifique à travers lequel il redescend irers T Amérique. Il coupe l'Equateur en face de rarchipel des Gaiapages dosit il effleure Tile Atbenuurle ; après avoir cdtoyé ie rivage péruvien, il entre dans le ooAtinent snd-américain an nord du Chili, à la latitude 18*^17' et en sort par la côte brésilienne au sud de Porto-Alegre, en coupant en deux le lac de Patos, à la latitude de 31^ sud ; après quoi il se referme dans l'Atlantique sud, sur le méridien de Tile Dumet, à la latitude de 42«35'18" S. La figure 34 donne une représentatieo des deux hémisphères qu'il détermine.

Ainsi rhémisfdière continental contient toute TEurope, toute l'Afrique, toute l'Asie sauf quelques parceÛes détachées, toute l'Amérique du Nord et les trois quarts de l'Amérique du Sud. L'hémisphère océanique ne reitferme comme terres que TAustralie, les iles de l'Oeêanie, l'Antarctique et les fragments détachés de 4'Aste et de l'Amérique du Sud*

Il est à remarquer que ce pôle continental est en France. Et cela pourrait expliquer ce prodigieux rayonnement de notre génie national sur le monde entier : il était, pour ainsi dire, prévu k géograpfaiquemeni ».

Cela explique aussi pourquoi Ton a choisi Paris et la Tour Eiffel comme centre d'émi^von des ondes électriques qui envoient l'heure par^légraphie sans £1 : la position de la France au pôle de l'hémisphère continental fait que les signaux lancés par la Tour pourront être reçus sur toute l'étendue des terres habitées ée l'ancien et du nouveau mande.

Voyons maintenant quelques chiffres relatifs à \i distribution des terres et des mers. En prenant comfae pôle rile Dumet, nous trouvons :

Uph.„.c.a„i,.e jï-'-^g:;«j- ::

ton peut exprimer ces résultatSEOus une autre forme en pnt que l'hémisphère continental renferme 54,5 °/„ JBu et 45,5 ''/. de terre, tandis que l'hémisphère oeéape nous présente 88,7 "/, d'eau contre 11,3% de

Autrement dit, en chiffres ronds, l'hémisphère ioental contient à peu prfis autant de terre que , tandis que l'hémisphère océanique renferme huit Kplug d'eau que de terres émergées.

lous pouvons exprimer les superficies totales \ terres et des mers.

A superficie totale de l'ellipsoïde terrestre est, d'après Btravaux de l'Association géodéaique internationale, |liés en 1913, de 5i0.100.800 kilomètres carrés. La jrficie totale des terres émergées est de 144.118.250 lètres carrés. La surface totale des mers, différence e les deux précédentes, sera donc de 365.982.550 kilo- Ires carrés. I.a surface totale des mers représente

donc 0,717 de la surface de la Terre entière, et son rapport à celles des terres émergées est de 2,54. Le domaine océanique est ainsi, en chiffres ronds, deux fois et demie plus étendu que le domaine continental.

Disons quelques mots de la nomenclature et de la classification des merd.

Les nécessités de la géographie ontiimposé cette classification pour les différentes étendues d'eau dont Tensemble constitue V» Océan », pris dans la plus vaste acception du mot.

Les mers possédaient, depuis longtemps déjà, chacune un nom particulier consacré par un long usage : exemple la mer Méditerranée, la mer Rouge, la mer Baltique, etc. Mais il a été nécessaire de leur donner des noms génériques, rappelant leurs dimensions, leurs positions ou leurs formes. A cet eJffet, on a divisé les étendues marines en quatre grandes catégories, qui sont les OcéanSy les Méditerranées^ les mers adjacentes (ou mers « littorales ») et les accidents (golfes et détroits). Le nom d*Océan est exclusivement réservé aux grandes étendues liquides, au milieu desquelles les continents eux-mêmes apparaissent comme de simples [iles. Et, la seule inspection d'une mappemonde nous révèle aussitôt l'existence de trois Océans » : V Océan Atlantique, VOcéan Pacifique et VOcéan Indien. Les deux premiers s'étendent du sud au nord, des régions antarctiques aux régions arctiques ; TOcéan Indien s'étend surtout dans l'hémisphère austral. On a pris l'habitude de subdiviser chacun des deux premiers en régions séparées par l'equateur, et Ton d^t couramment : le Pacifique Nord et le Pacifique Sud, l'Atlantique Nord et l'Atlantique Sud.

Beaucoup de marins donnent encore le nom « d'Océan austral » ou de « mers du Sud » à la vaste nappe d'eau qui entoure le continent antarctique et qui fait le tour

LA «lÈOGSAPBIB MBS «CéAflS 3M

de la T<erre au «ud 4ii cap Hora, d« cap de Bonne-^pé* raace <i de la Terre de Van Mémeii*

Le nom de mar déiigAB^ dam ie iboigaé^ ofitittl, ane étendue plus ou moins grande d^eaii «aMe. On dit : aller « à la jaaer m, aller Tôir « la mer », ua aavire « a prie la mer ». Dans le langage phie piéois de la BomenclaHire scieDtiQquie, le neai de mer eat réservé aux éieadnM d'eau presque ferjaées qui oonummiquent avec TOcéan par liti passai plus 4itt raoias étroit, ou aux porlMaa bien définies d'un Océan principal que leur pasilkm, pmc rapport aux^teiree qui les envivoniieni, permet de délimiler et de défiaîr avec précûsion. SKenple : la mer Méditerr;mée, la mer Salti^e, la fner du Haré,

D'une bçon géBéimte, on nomme MédUerpanées les Rendues d'eau situées entnd de ^grandes fliasses eonti* nentales qui les entourent de Aous ou de presque ions tes poials de rhMÎEeB. Onies divise en Jlédiiierranéeiiniercontweni&le$t iMmlées pai' des terres appartenant à des continents difTérents, et en Méâiterranées iniraconiiaÊen' taies^ bardées par des terres appartenant tontes au même continent.

Les MéâiterDomées interc&nUnendales soot : la MôdiÉerranée d'Europe, comprenant ia mer Adriatique, la aier Noire et ]a mer d'Aiof, bordée par l'Europe, l'Asie et l'Afrique; lo, Médiierranée d'Aïa^érifueou Merdes Antilles^ bordée par l'Amérique éa Nerd et par l'Amérique du Sud ; la Médilerranéed'AuHralade, eompreaantles Iles de la Sonde, bordée au sad par TAustralie, foimée par les mers de Soalou, des Célèbif*es,de Java, de BaBda,,d'Arafura, ainsi que la mer de Chine méridionale; la ffédiîerranée arctique (appelée quelquefois, « océan glacial •» #a « mer polaire n), bordée par l'Europe, l'Asie et l'Amérique du Nord , enfin la «aer koûgtf entre l'Asie et l'Afrique.

Les MtditerrwFiées mtraconimemiedes sont : la wer £al^ tique en Europe; le golfe Pereique en Asie; la Bme d'fludsen dans l'Amérique du Nord. La mer Adriatique,

la mer Noire, la mer d'Azof, constitueraient bien des méditerranées intracontinentales : mais elles ne sont que des subdivisions de la Méditerranée d'Europe qui est M intercontinentale ».

Les mers adjacenUs (ou mers <« littorales ») sont les étendues d'eau qui, comme leur nom l'indique, sodI simplement c< adjacentes » à des massifs continentaux qui ne les bordent qu'en partie. Ces mers se trouvent en bordure du « littoral » des grands océans : de là leur deuxième dénomination.

On peut diviser les mers adjacentes en trois groupes principaux qui sont : U groupe atlantique, le groupe oueit'pacifique et le groupe des mers isolées.

Le groupe atlantique comprend la mer du Nordy la mer d Irlande et le golfe Saint^Laurent, le groupe Ouest- Pacifique comprend la mer de Chine, la mer du Japon^ la mer d'Okhotsk et la mer de Behring ; le groupe des mers isolées comprend le golfe de Californie, la mer de Tasmanie et la mer à'Andaman.

Enfin, il y a des portions de surface marine trop petite pour qu'on puisse leur donner le nom de mers, et qui sont engendrées par des « accidents » géographiques qui affectent la configuration des côtes.

Un golfe est une portion importante de mer qui s'avance dans les terres : le golfe du Mexique, le golfe du Lion, le golfe de Gascogne. Plus restreinte l'étendue se nomme une haie : la baie de Douarnenez, la baie des Trépassés, la baie du Lévrier. Plus réduite encore, elle est une « anse », une « crique » ou une « calanque ».

Quand une baie est abritée des vents du large par des terres entre lesquelles s'ouvre un étroit passage, on la nomme une rade : la « rade de Brest », par exemple; le passage s'appelle le « goulet ».

Une portion de mer comprise entre deux terres importantes est un détroit : le détroit de Gibraltar, le détroit de Malacca* Souvent les détroits portent des noms particuliers : le Cattégat, le Sund, les Dardanelles,

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