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LES MARÉES

été résorbée et ajaat disparu^ les planètes, s^[»arées par le yide les unes des autres^ soient ainsi soustraites à une résistance passÎTe. Même à distance, ces résistances peuvent et doivent entrer en jen. On sait' qn'on a cens* truit des machines motrices pour utiliser la puissance des marées : or, ces machines ne peuvent, en aucune façon « cr^T» de l'énergie, et il faut quWlesemprnntent cette énergie à une source quelconque. Cette source ne peut être, en Tespèce, que la force vive des corps célestes.

Si rhomme n'avait pai^ construit ces machines, l'énergie ainsi empruntée n'aurait pas été utilisée : elle se serait perdue inutilemeut en frottements, en chocs des vagues contrôles rivages. Mats, dans un cascommedans l'autre, 1$ force vive des astres va en diminuant, et la vitess€ de rotatUm de la Terre va en dimmuant consiam-' ment par le fait des marées. Le bourrelet liquide qui les constitue fonctionne, pour le globe terrestre en rotation, comme un « frein à sabot » sur la jante d'une roue.

Cette diminution de la vitesse de rotation s'est produite beaucoup plus rapidement pour la Lune, et s'est poursuivie jusqu'à ce que sa durée de rotation fut devenue égale à celle de sa révolution, de sorte que notre satellite nous présente toujours le même hémisphère. Sir G» H. Darwin a pensé que ce phénomène avait dû fouer un rôle des plus considérables dans l'évolution cosmogo*niquOb La Teire, dans des états antérieurs, devait être fluide et visqueuse : elle a, alors^ subi des marées dans toute sa niasse, et les froltements dus à ces marées internes étaient incomparablement plus énergiques que ceux que l'on peut attribuer, actnellementv aux mkurées océaniques.

Par suite du frottement continu exercé par les marées, dans le passé de notre satellite, le jour lunaire est, actuellement, égal au mois. Les marées terrèstnes allongent de plus en plus le jour et le mois en modifiant leurs durées relatives, et ils finiront par avoir une durée com-

mune égale à 55 de nos jours actuels. A ce moment la Terre tournera constamment le môme hémisphère vers la Lune, et ce satellite ne produira plus de marées par son attraction *sur l'eau de nos mers. Seule Taction du Soleil continuera d'en produire, sans agir sur la durée de révolution de la Lune : alors, en vertu du « freinage » exercé par les marées solaires qui subsisteront les dernières, le jour deviendra plus long que le mois : le cas se présente actuellement pour l'un des deux satellites de la planète Mars.

Ainsi, l'élude d'un des plus grands phénomènes de l'Océanographie nous conduit, par une voie presque directe, en remontant à ses causes, à l'étude nécessaire du mouvement des corps célestes. La mobilité incessante de l'Océan, ses continuelles fluctuations, seraient-elles donc l'image des variations perpétuelles qui affectent tous les corps de TUnivers?

Avant de terminer ce qui a trait à l'étude des marées, disons un mot d'un phénomène récemment découvert par les océanographes norvégiens et qu'on appelle marées de salinité.

En étudiant constamment la variation de la salinité de l'eau du Gullmann-Fjord, à la côte ouest de la Suède, par 58<* de latitude nord, le D** Petterson a constaté l'existence de variations périodiques de cette salinité, en rapport avec les variations de déclinaison de la Lune.

Il a, alors, poursuivi l'étude de cette salinité par des sondages réguliers, et il en a conclu à l'existence d'une véritable « marée de salinité ». L'effet de l'onde correspondant à la déclinaison de la Lune est très petite comme on le sait, sur l'eau de surface : il est énorme sur Teau de profondeur, cette profondeur étant de 33 mètres. L'eau de surface du fjord est à 33 •/o, de salinité ; celle de profondeur est de 32 à 34 millièmes, et

LES HABÉEa 197

l'amplitude des oscUlations atteint plus de trenU mètres I

L'explication de ce pbénomèae, qui est & rapprocher de celai de l'eau morte dont nous avons parlé précédemment, parait être que les ondes sous-marines se meuvent plus lentement, et que leur effet, par suite, se trouve conaerré longtemps sous la couche supérieure <|ui tes protège. Sans doute, aussi, l'amplitude de ces ondes se trouve-t-elle augmentée par suite de leur réflexion sur le rivage.

Quoi qu'il en soit, voili un nouveau chapitre de Ibistolre des marées, cb^ître dont le titre est k peine tracé et qui reste à écrire entièrement.

Et maintenant, disons un mot d'une question qui prend, aujourd'hui plus que jamais, une importance exceptionnelle : celle de l'utilisation industrielle des marées.

Le long de nos câtes bretonnes, en particulier, ilont les rivages sont si profondément découpés par suite de l'action persistante de l'érosion marine, les oscUlalioiis de la mer atteignent des amplitudes verticales qui ne sont dépassées que dans deux ou trois points du globe. Les oscillations moi/enn» de la marée sont, en elTet, dr 5 m. 15 au Croisic, de 4 m. 60 & Lorient, de 6 m. A2 -À Brest, de 8 m. 23 i RoscofT, de 11 m. 44 à Saint-Malo et de 13 m. 30 au Mont Saint-Michel.

Dans cette dernière station, chaque kilomètre carri!, découpé à ia surface de la mer, correspond en moyeniie  une puissance utilisable de 20.000 chevaux-vapeur.

Sur les grèves du Mont Saiot-Hichel, deux fois par jour, 1.200 milliards de kilogrammes d'eau se précipitent du large pour y retourner ensuite.

Si, & l'aide de barrages, percés de vannes où fonctionneraient des turbines, l'énergie apportée ainsi par les

iM LES problAshes de l'océan

nutfses BqoidM étnl «liliaéft, wn» retirerions, rie& que dans cette seule région, plus de trois miUions de cievanxvapmarj paissance supérmue à edie (fÊm |iin»wii ni foôrmr tontes les chutes dn Niagara. E^idemmest, il fandraîl, peur cela, exécsier des travanx gigantesques : pas pfan gisBLntesqpieB^ cependant^ que eaux qu'il a laUu faire peur percer risthme du Panama ou pour construire le Transsibérien, on le tunnel sons la Muieàe.

Sans même aller jusque-là, des utilisations dâ mwidit importance poorraieni 6tre tentées avec succès et assez fadtement. Par exemple, dans restuaire de \m, Hance, m barrage de 800 mètres de longueur an-dessous de la Richard ais fournirait une puissance qui serait au moins de 200. COO chevaux-vapeur , Or, il est à remarquer que les limites de la transmission moderne de Ténergie électrique^ se sont singulièrenseiit étendues. Si l'ion prend pour base le prix de production de Ténergie élactrtque à 55 francs le kilowatt^ le transport est économiquement réalisable jusqu'à 800 kilomètres avec une puissaaee de 200.000 kilowatts, et jusqu'à i.OOO kilomètres sycc 360.000 kilowatts, en supposant qu'on empMe du courant triphasé à 25 ou 30 périodes. Il en résulterait . le transport économique possible d^m milMon de kilowatts jusqu'à 2.000 kilomètres. La puissant» des marées du ModI Saint-Miebel pourrait donc être distndsàéâe sur tout le territoire de la France.

Ainst, ufi astre mort, par l'attractton de s» masse, peut donner le mouveiment, l'énergie, la c&aLenir et la lumière, c^est-à-dire les manifestations de \ià Ti&.. N'estce pas une belile lign«^ de cette loi éAjemMm qui régti le cycle de l^évi^lntie^n des mondes, et qui noms diti que « ia vie renaît de la m^rt >y ?

CHAPfTRB IX

Les courants marins.

Nous YencAs. d'éludîer^ les mottvemdalfi rythmiques de la mer.. Noua aU(M>A mainteuaataboider Tétude de immi* Temeiito d'une tout autre salure : ce sont les mowre- Q^uts de ir^ofhslati&nt qui trans^rtent d'une façaneon» tinue les eaux do FOeéan d'un point à Funtre» de la laajsse liquide, e'eot-irdîro les cêm^mmis marin». Tantôt ce soat les oauK «ipiecâeîeUos qui sont ainsi emportées eoBihloe, et eonstiiw^nilea.cawraiiAtcte^iir/iMe; tant6lee soat les m<(rf^Mlss .a^iiéea au sein mèma de la masse océaniquia qui ifoyageat d'un point i un autre, fo^rmant l^çouranti 4e pvafondUuVy, lantôt, enfin, une €i9e^ulaition vertUale^ xamàne vers, la surfaco les eaux aeeumulées sur les graxida fonds. Do te«le fa^oft, l'on peuA dire qu'il a'y a pas dans l'an^enJMe do l^eéanr^i une moléeirie liquide qui sfàk e& reppa ; U»ïIj^ aeat en mouvement»

L'ensemble des eoaraiBits marins constitue ipraimonlla ciraukuiovk de VQtémi* Cloimbânôe à la. circulation atmospbériqua et à la cÂreulatôeA fluviale, olle ^sL la. manifesliou la p4us neUerde la vie de la Terre*

Paroki les eourants» les uns sont, knts,, au point de ne parcourir que quelquôs décimètres, parjoor, d'autres sont rapides à l'égal des fleuves les plus iiopéiueux. Les uns icansportOAt dos oaux plus chaudes que les eaux qui les inTironnefil ^ la. sui^fïQO de la plaino liquide \^ d'autres réhiculent des eaux phis froid^. Souvent deuxeouranis,.

200 LES PBOBLÂMES DE l'oGÂAN

à températures différentes, cheminent côte à côte.

Ils sont soumis à de nombreuses causes, tant dans leur origine que dans leurs modifications : les vents, la différence de densité des eaux de la mer, la rotation de la Terre, les obstacles continentaux dont les contours modifient leurs itinéraires, le frottement des molécules liquides, le jeu alternatif des marées sont autant de facteurs qui interviennent, soit dans leur genèse, soit dans leurs changements.

Si Ton réfléchit à la complexité des causes qui agissent ainsi sur les mouvements de translation des eaux de la mer, on est presque tenté de renoncer à leur étnde; cependant, encore que beaucoup de [Joints restent à éclaircir, l'océanographie est arrivée, aujourd'hui, à pousser Tétude des courants assez loin pour pouvoir, après avoir fait la description de leur réseau d'ensemble, remonter aux causes qui les déterminent.

Il est presque inutile de faire ressortir l'importance de cette étude : la circulation océanique tient sous sa dépendance une foule de phénomènes et une quantité d'applications. La navigation maritime doit connaître, dans tous leurs détails, les courants de surface, pour pouvoir éviter les courants contraires et profiter de ceux qui sont favorables à la route choisie. La navigation sous-marine a tout intérêt à connaître les courants de profondeur, qu'elle peut avoir, soit à utiliser, soit à combattre. Le problème de la migration des poissons comestibles qui vivent par « bancs » dépend de facteurs dont le plus important est, peut-être, la température, intimement reliée à l'existence des courants chauds ou froids; de plus, les courants sont l'agent de transport du « plankton», de cette matière organisée, qui flotte, passive, à la merci des mouvements de la mer et qui sert de nourriture aux poissons migrateurs.

Toutes ces raisons soulignent l'intérêt capital que prend l'étude des courants, indépendamment de leur importance dans la physique générale du Globe.

1£S COURANTS MABiNS SOI

lisons, d'abord, an mot des nuiyeiiit empl&féB pour élaAier lés o(NMraid;a dfirae ùiçasï espëffiaiiantats.

Une preHÛèfemélhode, résullant ëe la prati(|itot joéme de lanaiàgaèion, est « la méthode du point ».

ËD pourtaal d'un iieu connu ^ oitaé à la sajrfacë de ki mer, Ut marin naTigae d'abord-à Veitime^ en érabrant sa Ureetiên par la boassole, elle chemim parcouru tnar cette direction à FaidB da IocIl, Il a aiàsi les deux éléneote nécessaires qui lui peffmattest dé fixer swr la carte le poêui où il «> estime n aiaei se trouvep*. liais si des. courants sont venua grc&r leur action sur lee eavx patcournes par lenarirev ils ont eu pour résultat de la dé^er de sa routai. Or^ le marin a an atoyen saûi et précis de déter-^ miner sa position rigoureuse : c'est l'aèenriya^ion des astres qui permet de faire le « point caleald n.

Si les deux pointa, estimé et calculé, ne, coïncident pas, Fëcart est dû à l'action d'un conraat pertaxbateur^ et rappHcaâon de la rè^e classique du parallélogramme d«s vitesses, permet de déduire de cet écart la valeur et la direction moyennes du courant inconnu qui a fait délier le bâtiment. Cette méthode a le mérite de la simplicité; mais elle manque de précision^ tant à cause du fait qu'elle ne donne que d«e moycnites, que de cehii de la ^ibfe exaotilBde que donne la navigation à l'estime.

Un; des procédés les phis direds eonsâste à lancer à la mer et à y abandonner ane.sévie de n fiotieiirs *^ Gea flotteurs sont, «Ht des hari&, soit<, comme les a emptojiées le Prince de Monnca, des spbères. de cuivre lestées, fia tons ces, ils. doiTeni émerger assea pour être visibteSy et assea peu pour n'olîrir aa Tent qu'une «uriaoe^ trèa faible par rapport à crile de leur partie immergée ;? il faut de plus qu'il» aient une certaine solidité poar pouvoir résister aux acciéeats de mer. Des ko^eiUef

ordinaires, soigneusement bouchées et dont le goulot est recouvert d'une toile enduite de goudron, constituent d'excellents flotteurs, d'un prix insi^ifiant.

Tous ces flotteurs doivent renfermer, dans un tube de verre on de métal logé dans leur intérieur, un papier indiquant la longitude et la latitude ainsi que le jour, l'heure et la date de leur immersion. Quand on les recueille échoués sur des plages, on ne peut guère en déduire que des données sur leur itinéraire « probable ». Mais quand ils sont recueillis en pleine mer, par un navire, celui-ci note la longitude, la latitude^, le jour et l'heure de la rencontre. En comparant ces chiffres avec ceux relatifs à l'immersion desdits flotteurs, on peut en déduire des doi^nées importantes relatives, et à la direction de la route qu'ils ont parcourue, et à leur vitesse moyenne, surtout si l'on peut rapprocher ces résultats de ceux fournis par d'autres flotteurs recueilUs dans les mêmes conditions. ^

Ces mesures ne sont intéressantes et probantes ^u'i la condition d'immerger un nombre considérable de flotteurs. C'est ce qu'a fait le Prince de Monaco, pour l'étude des courants superficiels de l'Atlantiqve moyen.

En 1685, 180 flotteurs, sphères ou barils, furent ainsi lancés à la mer en moins de 36 heures, le long d'une ligne de 170 milles de longueur orientée en travers du Oulf-Stream, au nord-ouest des Açores. En 1886, le Prince lança 610 bouteilles du l*"" an 5 septembre, suivant une ligne de 450 milles de longueur, orientée le long du 20* méridien de longitude ouest, entre l'Espagne et l'Angleterre. Enfin, en 1887, un troisième lancement eut lieu : il comprenait 931 flotteurs. Et le dépouillement des résultats de ces lancements a permis au savant navigateur de donner aux marins des précisions de la plus haute utilité sur les régions où flottent les mines lancées, pendant la guerre, par les Allemands^ au mépris des règles de toute civilisation.

LES COURANTS MABINS 203

L'étude des courants de profondeur comporte des procédés différents, suivant qu'il s'agit de faibles et moyennes profondeurs ou de celles qui sont plus considérables. Pour les faibles et moyennes profondeurs, on emploie les flotteurs de JUitchellj bidons en cuivre, réunis par une « ligne » : le bidon supérieur, fermé, sert de flotteur et contient les documents; le bidon inférieur, ouvert et rempli d'eau, sert de lest et offre la prise de sa surface à l'action des courants dans lesquels il est immergé. Veut-on étudier un courant de surface ? On donne à la corde qui réunit les deux bidons une longueur de 2 à 3 mètres, et le système fonctionne comme un flotteur unique. Veut-on, au contraire, étudier un courant de 100 mètres de profondeur, par exemple? On donne à la ligne qui réunit les deux bidons une longueur de 100 mètres. Le bidon supérieur est entraîné par le courant superficiel, mesuré comme nous venons de le dire ; le bidon inférieur est entraîné par le courant profond : la résultante des deux courants donne la route suivie, et la règle du parallélogramme permet de déterminer la vitesse et la direction du courant de profondeur.

On a imaginé et construit des appareils qui donnent la mesure directe de la vitesse d'un courant à une profondeur donnée par un dispositif mécanique. Les uns sont dynamiques : ce sont des moulinets à ailettes, mobiles autour d'un axe vertical lesté descendu dans la mer, et dont un large « safran » de gouvernail oriente les ailes perpendiculairement au courant. Un compteur de tours, que l'on peut débrayer ou embrayer du haut par l'envoi l'un « messager», fait connaître le nombre de tours effectué dans un temps donné, et de ce nombre, par Tétalonlage préalable de l'appareil, on déduit la vitesse du courant étudié. Quant à sa direction, elle est fournie par une

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petite boussole, fixée au gouyernail et dont un autre messager permet de bloquer Taiguille à la remontée. Tel est le type des appareils, imaginés par Aimé et perfecliomotés par Mayer et par Bkimn,

Ub autre type de mesureorf de courants est celui des mecmreuis statiq^ei, réalisé pat Nansea* il eoi»nate ^ un cadre Ies4é, au bas duquel deux aiguilles à forte aimantation^ mobiles sur mi. pivot, sttpport^it une rote des fKHts concave reeouyerie de paraffine. Uo pendule, terminé à sa partie inférieure par une pointe très voisine de la rose, peut osctUer libreoMat dans toutes les directions et s'indine dans ie sens du courant^ plus. oo. ixioins suivant la vitesae de œlui-^cî. Le point de siM|ieaeioii de ce pendule est aUematiTement sanlevé et abaissé par im mouvement d'horlogerie knmergé avec Fappareil : soulevé, le pendule obéit à l'adioB direelriee et inclinante du courant ; abaissé, sa pointe marque lui point sur la rose paraffiaée, L'azinmt et la distance de ce point au centre font connaître la directieii et la force do courant.

Pour les courants de grande profondeur^ on emploie une méthode très élégante àooL le principe est dû aiz professeur Thenlety et qui consiste à chercher quelles sont, à la même profoudeuTy en trois verticales menées de la surface de l'Océan vers le fond, les valeurs de la densité de Teau. Si Ton trouve trois valeurs identiqses, il y a équilibre cedDuplet dans l'eau explorée, qm ne sera, pKur suite, le siège d'aucun courant ; mais si l'en trouve des densités difTérentes, la considératioai des différences trouvées permet de déduire rincKnaison des surfaces <« de niveau » dynamiques, et, par suite, de conclure la vitesse et la direction d'un courant^ même très lent, existant à la profondeur explorée. Généralisée^ cette méthode, théoriquement parfaite j a permis de « suivre *y par l'analyse d'échaMillons d'ean récoltés paur des soedages, une ean de composition donnée à travers la masse océanique, et, par suite, d'en déduire Tedstence

LES COURANTS MAKINS 20&

de courants profonds qui, sans cela^ eussent échappés i toute constatation et à toute mesure.

Enfin, sur la remarque que cbâque courant transporte un « piankton » spécial, i'éiude des êtres qui constituent ce piankton permet de suivre et d^ndividualiser à la surface des mers un courant déterminé.

On le voit, les méthodes ne manquent pas pour constater Texistence des courants et en mesurer la vitesse.

Quels sont, maintenant, les principaux courants qui sillonnent les mers?

Tout d'abord, nous trouvons les courants et les contrecourants équatoriaux.

Si nous convenons d'appeler « courants chauds » ceux qui véhiculent des eaux dont la température est supérieure à celle des eaux entre lesquelles ils coulent, nous trouvons, le long de l'Equateur, de part et d'autre de cette ligne et dans les trois grands Océans, des courants chauds, allant de l'est à l'ouest : ce sont les courants équatoriaux. Et, entre ceux de ces courants qui circulent au nord et au sud de la ligne équinoxiale, circulent des contre-courants j allant de l'ouest à l'est. Ainsi, toute la région équatoriale de la surface des Océans est le siège d'une double circulation parallèle à l'équateur poussant les eaux de l'est à l'ouest, au nord et au sud de la ligne, et de l'ouest à l'est entre les deux.

Si, maintenant, nous examinons les régions de latitude moyenne au-dessus des mers, nous constatons une disposition absolument, générale de la circulation des eaux océaniques. Sauf dans le nord de l'Océan Indien, limité plus étroitement par le continent Asiatique, nous voyons que dans chacun des cinq grands bassins océaniques : Atlantique nord, Atlantique sud. Pacifique nord, Pacifique sud. Océan Indien sud, se dessinent cinq grands circuits de circulation des eaux, (fig, 26 bis.)

2W LBt PftMlJWBd OB l'océan

ùm c&reuite «si lmc& csbU«i à peu {Mrte aux laiitudes 30^, aussi bîe» Mt BOfd qu'an md de l^fiqualenr. laiir MMi dft rotatÛM^ Nmradable djuis QQ.iaésia' hânisphère dttrîtftL îaireiW^^and oa pasaa d'un bëmiaphiire & i'wIrQ. Les eitcom aeidrA^kaftivae et aerd- Pacifique touraeot « à droite », daaa le amades aiguilles d'aae aaaatre, ou dana le aeas. datêfogiffre : les «àrcuits sudn^ttaatique et sué^Paeîifae et tOoéun ladîeiHSQd tournent, au contraire, « à gauche », c'est-à-dire dans le sens lœvogyrcj inverse du précédent.

Si l'on prend pour points de départ de ces circuits les fioiats où Ua quittent l'Equateur peur s'éleveir en latitude, on constate que, toujours, dans La première joaeîtié de iQur jiar^ufa, tla mnt à L'état dtot courants chauds^ et que, toujours égalemeat, dana la d^^wère partie de lemr peroeursy h^ ^cuits ae fe^meat {lar jun ceiMrant froid.

ikU eeaif e de cbaeun de ees cirQuila sontt accumulées daa,ber]be6|k»ttaalestdeaaa3rjre^«<^, arracMes aux. mag^s par )e eourautv et qui- vieuneut sie loger daoa La zone Q^trale où sea4 dea eaux saas meuvemeuta de tFansdbr tien ; c'est surteut au eeutre du cireuid uord^-Atlautique que cette ^^ mer de Sargaasea » prend des proportiofis eeueidéraldes^

i>aftslead^«M:régieiis, am uoKd, des latitudes moycmues, de l'Atlantique et dm Pacifique» se trouvent émx circuits de meiedre importauce et l^t^ruant. en s&^ ianreirfie des circuits principaux : cea circuits seeoudaires a'éteudent, eu tatUude^ auasi haut que le permet la oeiB%uration des cQuieasst eoutiuentaua ealre ksquete Us teunMat.

EnQn^ daoe rbénn^hère aufitral^ au aud du cap de Bouue^Ësq^érance^ du cap Hera et; de rAaâtralîe^ sur ce vaste Océan Aasiîral, dans oes « mers <to sisd »,. ou. nol oisetack eealiÎQeui»! ne $*epf)»u6e à la lii»» preps^iea dea a^teuveuieuta de la. mer,, seii oadulatoûrea, ^t de tjmiriatiieur ^Np^ ^>^ eeiuitwie de oaoraotsi, peatast de l'ouest à re8t> el eea cousraftis suât froids f ils saut, de

LES COURANTS UAItrNS 207

plus, très réguliers et leur régularité coïncide avec celle des isobares qui iigurent la répartitioc des preseioaa aLmospbériques à la surface de l'Océan Austral ; ils coïncident avec le grand courant des vents d'ouest de

Telle est l'apparence générale (jue présente la cire*-

lotion océanique. Nous allons l'étudier, avec plus de détails, sur chacun des Océans en particulier.

Commençons par l'Allantiiiun nord.

NoDS trouvons d'abord le courant équatorial, allant de la cite (l'Afrique à la pointe orientale da coutinent sud- Américain. Ce tourant équatorial se compose d« deux branches : l'une entièrement «u sud de l'Equateur, l'autre coupant la ligne épiiK^siale : ces deux branches sont séparées par le contre-courant équatorial qui chemine le long de la côte de Guinée.

La branche nord du courant étfnatorial, tout en se dirigeant vers l'ooest, ne peut échapper & faction

208 LES PROBLiMES DE l'oCÉAN

déviance due à la rotation terrestre et qui fait que tout corps en mouTement est dévié sur la droite de sa trajectoire dans rhémisphère nord, yers la gauche dans rhémispbère sud. Sous l'action, très faible mais continue, de cette force, les eaux du courant équatorial, situé dans rhémisphère nord, prennent les directions de Touest-nord-ouest, et longent les côtes septentrionales de rAmérique du sud.

Le courant équatorial se partage alors en deux branches. L'une, toujours déviée Ters s^ droite par la rotation terrestre, passe à l'extérieur de la chaîne des Antilles, tandis que l'autre, envefoppant l'île de la Trinité, pénètre, au sud des Antilles, dans le golfe du Mexique, où la pousse l'afflux incessant des eaux qui continuent à arriver derrière elle.

Les eaux qui ont pénétré dans le golfe du Mexique, à unç vitesse de 1,5 à 2 kilomètres, à l'heure, sont à uue température moyenne de -f- 27* quand elles y entrent, mais dans ce golfe dont les rives sont au nombre des terres les plus chaudes, la température des eaux s'élève et peut atteindre, en été, et même dépasser -{- 30*. Leur masse la plus considérable tourne autour du golfe, longe la Louisiane et se dirige vers le canal de Floride, seule issue qui leur soit offerte pour sortir de leur prison. C'est à sa sortie du canal de Floride que le courant, formé, cette fois, d'eaux très chaudes, rencontre la branche du courant équatorial qui avait longé extérieurement la chaîne des îles : leur réunion forme le grand courant chaud de l'Atlantique nord auquel, en raison de son origine, on a donné le nom de Gulf^Streani ou « courant du golfe » .

Une fois dans TAtlantique, le courant traverse cet Océan u en écharpe », toujours dévié vers sa droite par la rotation de la terre. A la hauteur du golfe de Gascogne, il se ramifîe : une partie s'inûéchit vers le sud en léchant la péninsule Hispano-Portugaise, et, sous le nom de « courant des Canaries >», va rejoindre au sud,

le courant équatorial dont elle ferme ainsi le circuit. Une autre pénètre dans la Manche et la Mer d'Irlande ; une troisième contourne les îles britanniques, contourne l'Ecosse et revient lécher les côtes de la Norvège, où elle rejoint les eaux qui ont passé à l'ouest des îles Britanniques, pour longer, jusqu'au cap Nord, la péninsule scandinaye. Une partie de ses eaux contourne le nord de cette péninsule et arrive, très atténuée, jusqu'à la Noutelie'Zemble; une autre partie remonte jusqu'au Spitzberg dont elle libère les côtes de glaces pendant quelques semaines par an. ËnOn, au sud de l'Islande, une ramification connue sous le nom de « courant d'Irminger », contourne les rives sud et ouest de l'ile et un filet ultime de ce courant remonte le long de la côte ouest du Groenland qu'il rend accessible chaque année durant quelques semaines.

Le Gulf^Stream est le mieux étudié des courants océaniques.

Il fut découvert par Christophe Colomb lors de son voyage de. retour en Europe, et signalé avec précision par le navigateur Ponce de Léon, en l'année 1512; mais la première étude scientifique du grand courant atlantique est due à Benjamin Franklin qui en donna une carte aussi détaillée qu'elle pouvait l'être à la fin du xviii* siècle.

L'étude vraiment complète du « courant du golfe » fut entreprise au milieu du xix* siècle par leCoast^Survey des Etats-Unis, à l'instigation du capitaine Maunj (Mathew-Fontaine) qui fut, incontestablement, le créateur de l'océanographie moderne en même temps que celui de la météorologie nautique.

On peut dire, au point de vue de Torigine de ses eaux, que le courant équatorial proprement dit en fournit les trois quarts, le quatrième quart provenant des éléments

212 LES PBOBLÂMES DB l'oCÉAN

Uèmes* Ë'eaa du GulfStream s'insinue entre les deux couches et y forme une nappe intermédiaire pins chaude, dont la température se maintient au-dessus de zéro et dont l'épaisseur varie entre 600 et 700 mètres.

Disons, enfin, que, par suite de la température élevée de ses eaux et de leur grande capacité calorifique, le Gulf-Stream est le véhicule d'une quantité énorme de chaleur. Le courant transporte chaque jour un nombre de ealories qui s'exprime par le nombre a9.&00.000.000.000.000.000. On comprend donc, par l'examen d'un tel chiffre, l'action du courant chaud sur les climats des régions de [l'Europe occidentale dont ses eaux viennent lécher les rivages. Aussi, les « fluctuations » du courant ont-elles une répercussion sur les conditions climatériqûes de ces régions, répercussion accusée nettement par les statistiques. Quelle est la cause première de ces vicissitudes? Sans doute la faut-il chercher, comme celle de tous les phénomènes de la vie du globe, dans les fluctuations que subit le rayonnement solaire, et qui modifient réchauffement des régions équatoriales où se trouve l'origine, la cause première des vents alizés, qui, à leur tour, sont le principal facteur dans la genèse du courant marin.

L'examen des conditions d'habitabilité qu'ont présentées, au cours de l'histoire, les régions septentrionales qui bordent l'Atlantique, nous amène à conclure que des variations importantes s'y sont produites dans le passé. Ainsi, la côte orientale du Groenland est, aujourd'hui, inhabitée et inhabitable. Cependant, on y trouve des vestiges de villages et de constructions en pierre de l'époque d*Erik le «Rouge, vestiges qui montrent qu'à cette époque la côte était peuplée. En revanche, la Scandinavie avait, à cette même époque, un climat beaucoup plus froid que celui dont elle jouit actuellement. Un changement d'itinéraire du Gulf-Stream suffirait à expliquer cette double modification.

Si de pareilles modifications se sont produites dans le

LES COUItANTS MARINS 213

jasBé, «tiee pcUTeirt auBsi te ^rodmre dans l'areiiir. Oa peatmème coaoeToir ua« « sappr^meD v dn Gulf'Stream résiîaée par l'obstrvetîOD du caoalde Floride. Ce serait HDe entreprise inmense mus nnllemeat irrMisable, et qui pourrait être earieagée dam l'hypothèse d'uae gueiTB de longue dnrée entre l'ARCien et le Nouveau Conliaoït. Dam ces conditions, l'Europe occidentale, privée de son courant chaud, perdrait, du coup, 8oa climat tempéré pour un climat très froid analogue i. celui du Canada. L'étude des Tariations du Gutf-Stream est donc, au point de Tue elîmatériqua d'nne importaooe extrAme. Déjà on a cm remarquer des variadona âUBoanièreB et d6B variations aunueltes dans le cours du courant atlantique. Des statistiques étal>lies avec soin pourront, seules, nous apprendre plos tard s'il y a une loi qui tes régit, et uoiis permettre de renoncer.

Le Gnlf-Siream représente un élément de la circulalion océanique géndrale : le Iraosport des eaux chaudes de l'AtlaQtiqae éqfoatorial vera les régions arctiques. Pour que la circulation soit complète, il faut qu'elle se contiume et s'ach^e par un transport invuree des eaux froidei, des régions polaires vers l'Equatenr. C'est ce reflux qui est l'origine des courautt froids de retour.

Le premier de ces courants, le pins ■ direct a paisqa'il ferme immédiatement le circuit Nord-Atlantique, est le « courant des Canaries ■, {Hvvenant de ta déviation oonrtaMte que la rotiUion de la Terre fait subir anx eaux du Gulf-Stream. Commencé h la hauteur du cap Pinisterre, il descend le long des cAtes d'Afrique, du nord a,a sod, et va rejoindre, au milieu de la eoae tropicale, l'origine du coursât équalorial coulant au nord de rSqmtenr.

Ce courant des Canaries est nn courant froid, dont les eaux sent à une température nettement inférieure &

celle des eaux atlantiques qui le bordent. C'est cette fraîcheur de ses eaux qui explique, au dire des biologistes, l'abondance des poissons comestibles sur la côte du Sénégal, et en particulier dans la baie du Lévrier où^e sont installées des pêcheries importantes.

Un second courant froid de retour est le courant polaire ou « courant du Labrador ». Il provient de la réunion de deux éléments : l'un qui descend de la baie de BafQn, l'autre qui descend le long de la côte orientale du Groenland, et se réunit ensuite au premier. Leur réunion donne le courant du Labrador qui descend le lonb de la côte est des Etats-Unis, séparant celle-ci du Gulf-^Stream par un véritable fleuve d'eaux froides auquel les marins américains ont donné le nom caractéristique de Coldwall (muraille froide).

La vitesse de ce courant du Labrador est faible : 6 à 10 milles par jour; elle parait atteindre 12 milles à la lajtitude de 53^ nord. Les eaux en sont froides^ non seulement relativement aux eaux environnantes, mais encore en valeur absolue : alors qu'au large de Terre-Neuve on trouve la température de -f* ^^^ d^QS '^ Gulf-Stream^ on trouve, à quelques kilomètres à l'ouest, dans le courant du Labrador, des températures de + ^** à + 6® .

Des courants froids de moindre importance existent encore dans la mer de Barentz. Dans l'Atlantique, se trouvent plusieurs « courants accessoires ^,

Nous avons signalé la branche du Gulf^Stream qui, sous le nom de a courant d'Irminger », se détache vers l'Islande. Avec les eaux du Labrador, il forme un véritable circuit secondaire fermé tournant dans le sens lœvogyre.

Le long de la côte de Guinée est un courant chaud, le u courant de Guinée » qui n'est autre que la terminaison, à Test, du contre-courant équatorial .

Les eaux du bassin polaire sont, tout .entières, animées d'un mouvement de translation général, qui transporte la banquise, en bloc, du détroit de Behring vers

le Groenland : c'est ce 'courant, mis en évidence par le transport des épaves de la Jeannette en 1883, qui fut utilisé par Nansen dans son immortel voyage à bord de son na^vire le^ram. C'est à ces courants polaires que sont dusi les bois flottés, sapins et mélèzes, arrachés aux rivages sibériens et échoués sur les grèves du Spitzberg au delà de Tile de Jan-Mayen.

Enfin, au centre du grand circuit dextrogyre décrit par les courants atlantiques se trouve la mer des Sargasses^ couverte d'algues flottantes, et qui occupe une surface d'environ 4 millions et demi de kilomètres carrés ; ces algues, arrachées par les vagues aux rivages atlantiques, s'accumulent au centre de la boucle fermée^ ce centre étant à peu près situé par. 30** de latitude nord par 52® de longitude ouest.

L'Atlantique sud est parcouru, lui aussi, par un système de courants, les uns chauds, les autres froids. Le courant équatorial du sud infléchi par la côte du Brésil au sud du cap Saint-Roch, coule le long de la côte américaine sous le nom de « courant du Brésil » et joue dans l'Atlantique sud, à l'intensité près, le rôle que joue le Gulf'Stream dans l'Atlantique nord. Sa vitesse est faible : i/2 à 3/4 de mille à l'heure, soit 1 kil. à 1 kil. et demi.

Mais au sud du continent américain, le régime des courants se complique ; à partir de l'embouchure du Rio de la Plata, le courant du Brésil est de plus en plus dévié vers l'est, par la rotation terrestre d'abord, et ensuite par la répulsion qu'il subit de la part d'un courant froid de l'Antarctique, le << courant de Falkland » qui joue dans l'Atlantique sud, le rôle que joue le courant du Labrador dans l'Atlantique nord. Ce courant du Falkland est un courant rapide, dont la vitesse dépasse 20 à 25 milles par 24 heures, et qui transporte vers le nord une quantité considérable d'énormes icebergs provenant des. glaciers antarctiques.

£16 LEA PROMIÈMES AS j/ùCÈATi

Solre le cap Eora 6t la cap de B<MUie-fii|p6raii£e se tjr«^uve uft gvan4 ceuraoi frak!, «llaat 4e l'ouest îi|rest| eL ^ui n'«st attl;re fu'un éléd^eat du vaafae ciccoU (qui fhMisse da rouést à^I'est U masse géiiénde des ^eiiiix d« rOcéaa AAtarctiqne, saus rioipiilsÛHi parmanan^ des gnuida venta d'aiiaat. <}uaad eecaaraAt reucaati^ia côte d'Afrique, toujours dévié veta sa yuKAi^, par La Hitatiofl tartrastre, il iauga la caotîaent a£ricain du sud ^n .iiord et deviaotla « «ourant de Baogiiela» , 4MMirant daat Ja. vitesse angwanta à mesure qu'il monte ¥era la Aord, pamse -qu'il est alors 4(.ralajé ^^ht las alizés du sudH8fitqni<Gaiiuuencaai à se faire aaatir. A la hauteur de l'ile Asaepsion^ il lait auTiron 1 milie et demi ànieure: ou peut dire qu'il parcourt, en My^yume 3Q nilles marins par ^ heures. Arrivé à Téquateur, ses eaux rejoiguaoty à i'oragîne, k courant équatorial et le circuit sud- Atlantique est fermé. La longueur totale de ce circuit est un peu plus de 7j000 miUas, et, d'après tes trajets de flotteurs» il est parG4Nurtt en 528 jours^ «e ^Qui iait une vitesse meyenae de 13 milles par jour.

Disions, poar terminer l'histoire des coujeants de r Atlantique, um mot des courants de s.as mers tributaires: Baltique et Méditerranée.

Diffîrenles causes, La tampératare et la salinité, ea particulier» faut que le mveau de la fialtique eçt^plus •élevé que eelui de l'Océan, d'<eù un tmouvement de ^es eaux vers TAtlanti^pie» taadis que, en prefondeur^ des «eaux plus ^salées pénètrent de la mer Si i!iord dans In miar Baltique par iiç faad des détiH^its. Vu le peu de profondeur* et cette mer, le t^bm des couai?ant8 y est souvent troublé par celui Â^ venta 4e tempête.

Dans la Méditerranée, dent les evax^ plus salées, isost piiis denses, le mouvement de eelle^ci, %ui s'accaviuleat au iond, se fait YetB TAtLantique pa^ndessusie sauil de Gibraltar^ tandis qu'à la surface, arrivent, parle détroit, les eaux venant de rAtlanlique« De 14 deux oowrants superposés, à directions contraires. La vitesse du courant

de surface est de 2 à 3 milles à Theure , mais quand elle s'ajoute à celle des courants de marée, elle peut atteindre 4 milles ou 4 milles et demi à l'heure. Le « courant de Gibraltar » est l'origine de tous les courants que l'on peut observer en Méditerranée, depuis Gibraltar jusqu'aux Dardanelles.

Enfin, ce qui sapasse entre l'Océan et la Méditerranée se passe entre la Méditerranée et la mer Noire dont on sait la faible salinité. Les eaux, plus saléeade la Méditerranée, pénètrent dans la mer Noire par le fond 4es détroits, tandis que ce courant de profondeur est com-> pensé par un courant de surface allant de la mer Noire vers la Méditerranée. ^

Dans VOcéan Indien^ le mouvement des eaux est conforme à la loi générale, et, au sud [de l'équateur, on voit se dessiner un grand circuit dans le sens lœvogyre, tout à fait comparable à celui qui existe dans l'Atlantique sud et dont le centre est à la latitude 30** S. Ainsi, il y a un courant sud-équatorial qui se meut de l'est à Touest et qui à la hauteur du cap Delgado, s'infléchit vers le sud-ouest le long de la côte d'Afrique, où il devient le courant d'Agulhas^ ainsi nommé à cause du cap des Aiguilles dont il prend le nom.

Mais, à la différence du courant du Brésil qui est son correspondant dans l'Atlantique sud, le courant des Aiguilles est d'une force peu ordinaire. Sa vitesse, qui s'accroît à mesure qu'il descend vers le su4l, atteint, le long de la côte du Natal, 100 milles marins par jour, c'est-à-dire plus de 4 milles à l'heure.

Au sud du circuit de l'Océan Indien, on peut voir une branche, allant de l'ouest à l'est et constituant un courant froid, formée surtout par la partie nord du grand courant des mers australes. Arrivée le long des côtes ocaideatales de l'Australie, cette branche, déviée par la gauche par la rotation de la Terre, remonte vers le nord

2i8 LES PSOBLÊIIES BB l'oCÉAN

à Yêisi de e<Hiraxit chaud et va ferai^r le cipcmt en se raccordant ai^ec ie courant 8aâ«é<i«atonal.

Voiift ce qai se passe dans fOcéan Indien au stid de Téquateur. IfaSs, au nord de la ligne équinoxUile, ks fMwnaëoeB 9e eompliqcieiit d'une double pénodkité annuelle et montrent la liaison* étroite qui extsié entre les mouTements de Talmosphère et ^eeiix ^i propulsent les eaux de l^oéan.

La région de rOcéafn Indien au nord de réf^ualeur, n'est pas, en effet, comme cela se passe dans rÂ.tlaatiqne on le Paci^quey laxigement ouTerte "vers le nordr bien avant le tropique du Cancer^ elle est barrée par le continent asiatique, et ce continent, très freid TlitTer et très chaud l'été, modifie du tout an tout le régime des yents au cours des saisons. Ainsi, l'hiver, on observe au nord de réquateur, des alizés de nord-est, tout comme dans l'Atlantique ou le Pacifique : ce sont les mottseoBS d'hiver. Mais, ^quand arrive la saison chaude, le ^centre, très échauffé, du plateau asiatique forme un centre de basses pressons, un « centre cycflonique >» qài dérie le mouvement des masses d'air, le rend centripète et tovogjre, de 'sorle que les vetfts marins changent de sens « cap pour cap » et deviennent des v>eiits de «udr^ouest : ce sont les m&va$ons dété.

Le mouvement des eaux suit, dans ses grandes i^^es, le mouvemeM des masses dWr. Pendant l'hiver, nous avons, dans l'Océan Indien, au nord 4e l'é^sadeor, des courants dont la direction générale perte verâ t^ouest; nie de Ceyha est comf^ètemont baignée par eux et i^ls y ont leur plus grande vites&e: de 40 à 60 'mUlee par jour. Entre ces courants et te courant sud-équatorial t>trcule un contre-courant équatorial portant de l'ouest à Pest.

Mai«, pendant l'été, les mousdous, qui <Ofift chasigé de sens, amènent le changement 'des^oursattsmarins* Ceuxci portent & Test et au nord-^ei^, et leuT pèos grande vitesse se trouve au sud de Ceylan : ^le Mteint 130 milles par 24 heures, ce qui constitue avec la vitesse du G«lf-

Stream à 8% sortie d« ^anal de Ronde, la plus graaide Titesse lie •eonraate marins i^bservsé^.

Un rëgiaie particulier de courants se «Mntre dans le détroîl de BttI*el*.Miaiiâeb, enHre la mer Houge et fOôéan Indien 9 (fect quelq^ue eliose ^'anak^e à ce qui se passe à Gibraltar, Les eaux de la mer Rouge,, très «bandes et soumises à une évaporaUoii aetire, ne 9mA diluées par aucun fleuve et par aucntie diote de pluie. Dans ie détroit, UD courant de profondeur, formé d'eau très salée (40 miliîèmes) oouie de ia mer Kouge dans f Océan Indien, tandis qu^un oourant de suifece transporte, en sens inverse, de l'eau luoins salée (36 millièmes) de TOcêan bidiea dans la mer Rouge*

Le régime des courants de i'Oeéan Pacifique comprend deux 9»Bds oireuits : Fun, dextrogyre, a» Bord del'équateur; l'autre, loesregTTe, <au sud de r<équateur, Béparés comme dans l'Atlantique, par deux courants éqwatoriaux aiiantde Testa l'ouest. Leeourani nord«-équatorial, à la vitesse, très modérée, de 15 milles par 24 heures en moyenne, part des îles Rerilla-Gigedo pours'airèter aux Fhitippines. Parmilèlement, circulé le courant Sttd«4quatorial, produit, comme le précédent parla résultante du double système des alixés nord et sbÛj et doubla -vHesse est [dus grande et peo^ atteiadre dû milles par jour. Entre ces deux courants circule un contre^oupw^t équatorialy portant de Tooest à Test, avec une vitesse qui, en été, atteiiâ 30 milles par jour et dont les eaux atteignent la température de 20^. C'est, ua « courant de compensationi» : Dons verrous plus loin la signification de ee mot.

Le courant principal du Pacifique noid, celui qui y joue \m rôle analogue jsm rôle du Guif^tremn dans l'AtlanÉiqiue, est le Kiars^Séwo ou a courant du lapon » étudié ^ur la première fois en 1837 par Tillustre marin français de Tessauj au cours de la croisière de la corvette la Vénu^ autour du monde.

On peut prendre, pour son point de départ, File de Formose, d'où les eaux partent à la vitesse de 40 milles par jour en mayenne. Le courant a 100 milles de large et la direction générale en est nord-nord-est. Ms^is, à partir des lies Kiou-Shiou, sa vitesse croît, devient égale à 70 milles par jour (environ 3 milles à Theure), et c'est alors qu'il prend, & proprement parler, le nom de Kuro- Siioo qui, en japonais, signifie « sel bleu ». Puis, il est dévié vers le nord-est, pour ensuite se diriger vers le sud en s'éiargissant ; sa couleur bleue le distingue des eaux verdÀtres qui Tenvironnent, et sa température est supérieure de 2** ou 3^ à celles des eaux ambiantes.

Un courant /rot£( de compensation vient du Kamtschatka et descend vers le sud-sud-ouest : il est analogue au courant du Labrador dans rAtlantique. C'est le Oya-Siwo (sel jaune), et sa différence de température avec le Kuro- Siwo peut atteindre 10®. Mais à l'inverse du courant de ' Labrador, il ne transporte pas d'icebergs. Sa vitesse est d'environ 18 milles par jour.

Un autre courant froid descend de TÀlaska : on peut le considérer comme une dérivation que subit, vers le nord, le courant principal après sa rencontre avec la côte américaine. Ce courant de l'Alaska exécute un circuit lœvogyre.

La partie principale du Kuro-Siwo descend le long de la côte américaine où il constitue le courant de Californie: et celui-ci, toujours dévié vers sa droite par la rotation terrestre, va rejoindre, au nord de l'équateur, l'origine du courant équatorial, fermant ainsi la grande boucle que décrivent les eaux dans le nord du Pacifique et dont le centre, marqué par une k mer des Sargasses » se trouve aux environs de la latitude 30° N.

Le courant de Californie a été signalé pour la première fois par l'amiral Dupetit-Thouars en 1837; il se raccorde, en direction, avec les alizés du N.-E. qui entretiennent, dans rhémispbère Nord, le mouvement des eaux qui donne naissance au courant équatorial.

Dans le Pacifique Sud, comme dans l'Atlantique Sud et -dans Tocéan Indien, règne un vaste circuit Iftvogyre. La partie supérieure en est fournie par le courant sudéquatorial qui, arrivé à POuest du Pacifique, s'infléchit vers le Sud et donne ainsi naissance au courant Est- Australien : c'est un courant chaud, large d'environ 100 milles et dont la vitesse varie de là2millesàrheure. Continuellement dévié sur sa gauche par la rotation terrestre (nous sommes dans l'hémisphère Sud), il s'infléchit d'abord vers le S.-E. puis vers l'Est pour se raccorder avec le grand courant austral, qui, sous l'impulsion des grands vents d'Ouest des mers du Sud, pousse vers l'Est Fensembre des eaux de l'Océan austral.

Ce courant austral est un courant froid, dont la vitesse est d'environ 24 milles par jour. À sa rencontre avec la côte occidentale de l'Amérique du Sud, ce courant, tout à fait analogue au courant de Benguela dans l'Atlantique Sud, remonte le long des côtes de Chili, vers l'Equateur, et formule le courant du Pérou que l'on trouve, dans quelques ouvrages allemands, désigné sous le nom de « courant de Humboldt ; ^ courant, large d'environ 100 milles, d'une vitesse de 15 à 16 milles par 24 heures, est bordé de nombreux courants de réation qui prennent naissance le long des Iles de* l'archipel Chilien. Vers la latitude 5* S., il est dévié vers le N.-O., puis vers l'Ouest, pour fermer le grand circuit en se raccordant avec l'origine du courant Sud-Equatorial.

Enfin, au Sud du Pacifique, comme de l'Atlantique et de l'océan Indien, circule le grand courant austral, dont nous avons vu, séparément, trois tronçons en étudiant les trois circuits marins de l'hémisphère Sud.

Ce courant qui commence à se faire sentir vers le 37« parallèle Sud, devient très net à partir du 40». A la

222 LBS PROBLÈMES DE l'oCÉAN

iiauteur du détroit du Roi-Georges, sa vitesse est de 36 milles par jour, et elle est encore de 24 milles au voisinage de la Tasmanie. Il est le véhicale des icebergs aaCarctûittea qui sottl ainsi prometiéft autoor de la Terre jusqu'à iéuar Awioa eomplèle, et qui coulitoeBA, par rénormité de Deura viaflses, im des ph» grands dangers pour la navigation.

Nous avons vu qu'il eidstait àén. cùntfouts de piN^fkHideur que, seule, la méthode ëa pifetefineur Thoalet permet de déceler. Ces courants, de vitesses très.fÏLablesy deviennent à peu près insensibles au voisùia;g8 immédiak du fond. Maiapoujr faibles, qu'île soieflt,^i:ls a^en esistent pas moins ^ et leur coexistence avec les counMs de surface comporte, comme conséquence, rexisbenee nécessaire d'une cireulmiicn océanique vertèeedê.

L'Oeéan, en efEet^ est une masse d'eau « finie ». Snpposon^*-!^, an instant, ea équilibre, et concevoos^ iqu'uB moment après, cet équilibre sotl troublé par na mouvement dis traiishition des eaiix de miriace éà k ape cause extérieure. Auilsitôt, tout l'équilibre est dâtniH>. et toute la masse dëâ eaiix, aveeun retard provenant d»j|ci>t^nent et de rimrtîfe, ^va prendre part an mauvemént ainsi amorcé.

IVautre part, la masse des eaux chaudes traas^rtée de rSquatëur aux pôles par les courants chauds est beaucoup plus considérable que la masse des. eaux froides ramenées des p61es à l'Equateur par les courants de retour* Il est donc de toute nécessité que la différence soit comblé,e par des eaux venant du fond de l'Océan pour r^nmiter vers la surface et qui forment la circulation verticale. Cette circulation verticale forme un cycle complet entre l'Equateor et les latitudes moyennes. Là, l'eau tombe très lentement jusque 'dans le& grandes profondeurs ; elle se déplace alors vers la zone lorride à l'état de courant profond. Arrivée à l'Sîjuateur, elle est

LES COURANTS HARINtS 22$

pdse. dans le aioiiT«i^«Bt verticai de la circulatioii élu rendante mmi à i» sutfiice iHMir tofmer le cyda.

h& iDooreiaent de cireolatioa martiale est extrême^ ment leni, maîa îl aie forma pas una hjFpolbèse gmtuite : son existence a. été cosatalée diredemant par ïm mesure de la température de la mer à des profondenrs croissantes : mesure qui a permis de contater qu'il y avait partout de Teau froide ascendante à TEquateur, et de l'eau cliaiKle descmàanêe dans les latitudes m^jennes.

Blainteiftant qw nous avons birièveaaot décrit lea principaux cvracants <iiiî mettanl aa lÉboaneraenl Les^ eanz océaniqvea, neos pcuvrons eisayar de lemonter à leur origine^êft d'an recâsercber las causes, pvraûèras*

Longtemps on a discalé sur cette qaeatroov et l'ananU mité des opiaiiana a^eat pas encore faite aujoutd'hai. Nëaaimoiiia, on tèiié de ploi^ ea plus à admettra comme cause prinmpate des eoUTants marias l'actîan des vents réguliers soufflant en pamanekeei à la surface des eaux dan^ une direetioa i|xe. A cette cause principale sa superposé uàe csMe ieeànd^tire qui est la diffiét ence de dansifcé de Fmo tfà différents pointa de l'Océan. Pandatti longtaaipSr mème^ cette cause a été considérée comme la causer prkicjipaie.

A côté ée ces doux cauae^ que l'on pouraait appeler « esf^eiifieUo^ » figurent d'autres facteurs, sinon; die pro** duction, du inotiis de modification des eouffaaAamtarins. La première de ces causes aecessoires est la rotaâan de la Terre ^i Influe su* la direction des couraiBls par )a déf!latiou permanente qu'elle leur impose. La seconde est la présence d'accidents géographiques dans la confia guration des rivages ou da fo&d^ accidents qui donnent naissance à des courants « de ootnpénsation ».. Enfin;, vtti troisième facteur dont Vïmipù9tBnc& soNnonlre d« plus en pins graaide à mesure que l'étude en est poussée

224 L9S PROBLÈMES DE l'oCÉAN

plus à fond, est le frottement des molécules d'eau, soit les unes contre les autres, soit contre le fond de la mer. Et à toutes ces causes s'ajoute Teffet des marées qui donne naissance à « ces courants de marée » dont nous avons parlé au chapitre précédent.

L'importance de l'action persistante des vents réguliers dans la genèse des courants marins frappe immédiatement Tesprit de Tobservateur. La concordance des directions des mouvements atmosphériques avec celle des mouvements océaniques, le changement de direction des courants de l'Océan Indien du Nord, qui coïncident avec le changement du sens dans lequel soufflent les moussbns, suffisent à justifier la théorie qui place dans les vents l'origine des courants.

C'est à Benjamin Franklin, en 1775, que l'on doit la première conception du rôle prédominant des vents. Plus tard, James Rennell, partant du même principe, divise les courants en deux catégories : les courants « de dérive » causés directement par l'entraînement des molécules liquides sous l'impulsion du vent, et les courants a d'afflux » causés par l'arrivée des eaux s'élevant, sous l'action du vent, soit contre une côte, soit à la rencontre d'un autre courant. En 1851, Findlay, directeur de la navigation du Pacifique, tenait l'action du vent pour uniquement superficielle et admettait, d'accord avec Arago, qu'elle cessait de se faire sentir à une vingtaine de mètres de profondeur. Et ce ne fut qu'en 1878 que Zôppritz donna une théorie mathématique complète de la production des courants sous l'action continue du vent.

, Cette théorie est basée sur l'adhérence entre les couches inférieures de l'atmosphère et les couches supérieures de l'Océan sous-jacent. Par suite de cette adhérence, les couches superficielles de l'eau « sont entrai-

LES COURAlfTS MARINS 22^

née? » par le vest. Alors, fe flrottemeHt ^nMfrour de Pesa détcfrmineà soo tour PetiVràfûètn^iit' ê^- tMipole» sitnéiéie aà-dessotis* de ht preteiîërè eoucke d'biiir infeeen moiiVement ^ cet enftrafneméni se fttit' ébn& de proefré en proèlië, d^ane cocrche à l'àirfre, aréo un retard qm va en croissant arec la protondeur.

D'après les calculs de Zôppritz, le « régime permanent » hé sera réalisa qu'an bent .d'Un temps^ infiniment long^ et seulemeni quand la TFtesse de fat epnchr de snrfftce sera derenne égale & eéHe des matses' d'air qui la propnteent; Dans-lé eas^d^n Océan illimiié^ en étenAieeC en prafôndenr, en négligeaiii Knfihienee âe là roiatfon terréstiré, ht profàndenr à laqne)fe se ftiit seïitir l'entrainement superficiel est uniquement une question As temps. On peut déduire des formules d'intégration données par Zôppritz que, à la profondeur de 100 mètres seviement, if faudrart 2S9' ans polir q«e 1» vUesape y atteignit la moitié de la Tîfiesee superfieilefiie'; si V^n se contente du dixième de cellé-eiv 41 «nssaffieest.

On- a appfiqfné tes formates trouvées^ W cas 'd'bn Oeëaii dto* pnrfendèur, non plvs uiftiié, maie « fkùe »i ef égale & 4.009 mèfres, en suppposant cemtsnie Ik "yr^lMêe êtt cMrmt dé surface. Ob à ainei trouvé q«^d la proteE'éew àe 2^.000 mëfâreff, au bout dé iO.O@0 ans^ la tîtesM ff'eet que*leeF37 miHIèniee'debi^tièsse^SBpepfleiéllè. ^près iOO.@00 anséee, la viteÉme, à 2.O0O ittèb^es^ ne eeraîl que les 4T eentièmes de la iFitesse de surface^ e^t^-ft^dire pas même la moitié de celle-ci.

On a fbit à cette Utéerie' dÎTcrses objeèttcms^ enl^e katteBceïïea qui contsiisfe â considérer ht grandie diffé* renée entre la force wë dé Pait» et dé VwfÊf en nieirre* ment : â TEquatenr nn Toluiaie d'^au é^i à. l'unilé, possède la même force vive que 776 unités de volnme d'air anknées delà même vitesse. Miafs ei» peut répondre à eelt^ objection en refnsrqoant ceonbîieBf sont dm^ rentes' Fes "^tessee^ Tair et déf^au soas^jacfenté : la frremièfe est 8 à 10 fois, au moins j plirs grande que la

226 LEd PROBLÈMES DE l'oCÉAN

seconde. Dans ces conditions, le calcul des moments d'entraînement rétablit à pen près Téquilibre . En outre, il y a le facteur « temps » dont il faut tenir compte. Quand le vent qui souffle à la surface est constant et agit pendant un temps suffisamment long, son action peut se faire sentir à une profondeur très éloignée de la surface.

L'état de circulation actuel de TOcéan est la totalisation, r « intégration w du travail que les vents OEtt excercé à sa surface depuis des milliers et des milliers d'années. Une fois que le régime permanent est atteint, ce qui est le cas actuellement, les vents de surface n'ont plus qu'à compenser, pour l'entretenir, les pertes résultant du frottement moléculaire.

Ces considérations générales étant rappelées, voyons d'un peu plus près comment les vents pourront engendrer les courants océaniques. »

On sait que, dans la région comprise entre les tropiques, soufflent, de part et d'autre de l'Equateur, dans l'Océan Atlantique et dans le Pacifique, des vents réguliers, du Nord-Est au nord de la ligne, du Sud-Est, au sud, vents qui résultent de réchauffement excessif de la bande équatoriale par les rayons peu inclinés du Soleil, et que l'on nomme les vents alizés. Ce sont ces vents qui ont poussé vers le Nouveau Monde les caravelles de Christophe Colomb et qui effrayaient tant ses marins, qui voyaient, dans la persistance avec laquelle ils les éloignaient de l'Europe, le présage de Fimpossibilité de retourner jamais à leur port de départ. Ces alizés soufflent également du Sud-Est dans TOcéan Indien du Sud.

Ces vents alizés, ces « trade winds » comme les appellent les marins anglais, poussent, par leur action commune de part et d'autre de l'Equateur, les eaux de l'Océan dans la direction de leur résultante, c'est-à-dire

de TEst à l'Ouest, qui est celle de la biss^èctrice de leur angle. Us donneront donc naissance à un mouvement d'entraînement des eaux allant également de TEst à l'Ouest : c'est celui des deux courants équatoriaux. Et, dans rOcéan Indien, quand réchauffement du continent asiatique a changé le sans des alizés du Nord-Est qui soufflent pendant Thiver du nord de l'Equateur et les a transformés, pendant l'été, en vents de Sud-Ouest, les mouvements des eaux subissent un changement parallèle et les courants changent de sens également.

Mais l'action des vents ne se limite pas aux régions équatoriales : elle s'exerce aussi dans les latitudes moyennes où, conjointement à des causes secondaires comme la rotatioà terrestre, elle entretient le sens des courants marins dans une direction opposée à celle des courants équatoriaux. Les masses d'air que réchauffement équatorial a élevées dans l'atmosphère après que, par leur départ, elles ont déterminé l'appel d'air qui donne naissance aux alizés, se déversent, de part et d'autre de la zone torride, vers les régions froides dans les parties hautes de l'atmosphère : ce sont les contrealizés.

Ces eontre-alizés s'abaissent continuellement vers la terre et, toujours déviés par la rotation de celle-ci, finissent par devenir, en touchant le sol, fi;^nchement des vents d'Ouest. De là le régime caractéristique des vents « du secteur Ouest » qui soufQent sur les côtes occidentales des masses continentales, et qui, par conséquent, chassent reaa'dans les latitudes moyennes, de rOuest vers l'Est, en formant ainsi les branches extérieures des circuits de la circulation océanique. Ce sont eux qui, dans l'Océan Austral où nul obstacle continental ne vient troubler leur libre propagation, prennent une si grande intensité et donnent naissance au grand courant austral qui promène, tout autour du globe, ses eaux froides que soulèvent les vagues les plus majestueuses qui soient à la. surface des mers.

22S LES PROULètlES DE L'ociAN

^ ''"il" If

L'imflaéaee de bi reltitioii dé 1« Tén^ s'ajoute % celle des Tents. Geox-ct produisent ie^ cOMant : là roi^ion terrestre oontrîèue à en nediftMr I-it&iéttiif e. ' La force déviante dne à la rotatidn du ^be est très faible ; etie estégale an produit du do#bIe de la ma»se du corps an raovrement par sa vilM8& linéaire, par la vitesse angnlaire de la rdlatiaak et pai^ tosintis tfe ki latitude* Tous cakmls fails, e^esl une aelid^ très petite, mais qui fi^ezerca^coostamniaiilet surde très^ féagués^diat^nces. ee qin finxtpar lut denner uae iniponUinee' réelte. Ainsi, on a calculé que peur une molécule d'eau aniÉiéé é^nsB vitesse de œ. 50 à. la seconde, à la' tatitfÉée de 5*, h rotation terrestre porte la molécule mobtie à 4i^60 à droite de sa traîedeîre apràs ua trajet d^ali fÙlie marin (1.852 mèires)-; à la latitude de X^, la délation serait de 250 métrés, et elle atteindrait 4^70 teëlrec^à la latitude de 90^. L^înfluencè du montMiéât de' rô^afi'on de la lerre ectt donc ua fiicleur dont 11 fàtrt tenir cêfiipte dans rétude générale des courants. La rencontre ^^ine côte par les eaux d'un eeùraai en change fa ^Ipeetién et peut donner naissance à d'autres codfants, chemiBant même «m se«s inverse da eoorant^ générateuf .

Ces emirants sont tes cirants êe éompenmiibn:

On pesl reproduire un courant de celle sérié par une expérience simple : Deux jets d'eau parallèles, A et B (iig.'27) viennent rencestrer un obstacle perpentSeslaire M. Chacun d'eèx se réAéebil et s'étale siir'roNtacle ; mais dans riotervalle qui' tes èé^t^, leiirs easx donnent naissance à un cochant rèffédhî résultaM, C, qui chesftîne en sens contraire dés^ deux 6éuran£s 'générateurs. Cesl un «^ eourant de cempénsallon m, et cette expénence donne uaeparfoité imiége da niéeanisrmé qoi produit les conti«-couraaes équaièriaux. ^

C'est à la cal^orie de ces couhints de céinpensatioD

LES COUBANTS UARIN3

^Zd

Fig. 27. — Coacants de compensation.

(ou de réaction^ comme on les appelle aussi) qu'appartiennent la plupart des courants qui circulent dans les mers « littorales » comme la mer de Behring ou la mer du Japon, et la figure 28 ^

explique leur mode de

production' plus claire- ^^^^^'É^^^^' ment qu'un long dis- Me '*S

cours.

La cause principale de Texistence des courants marins est, comme nous rayons vu au cours des pages précédentes, Taction continue des vents à la surface de la

mer. Cette action engendre des mouToments dont la rotation terrestre modifie systématiquement la direction, et la rencontre des courants ainsi engendrés avec des obstacles solides, continentaux ou sous-marins, proToque la naissance des courants de réaction.

Mais, indépendamment de ces causes, il en est une autre à laquelle il conyient d'attacher une certaine importance : c'est la différence de densité des causes en différents points de la mer.

Les traités de physique nous apprennent que quand deux vases communicants contiennent des liquides de densités inégales, les hauteurs respectives des niveaux de ces liquides au-dessus de la surface de séparation* sont en raison inverse de

Fig. 28; — • Courants de réaction.

290 LES FKOBLilIES D& l'oCÉAN

iem» densité»^ Le Hqmîde le pk» l^r d'élève à «a QÎfvieau friilSi tfevé que celui deolla deMilé tel jpiiie|irorie.

De ttOittiireoK MéaBe^^raphes oui pensé <]ue lee cheee» pouvaient se passer ainsi dans les baeaias océaiMqvee : nous allons expliciter leurs conceptions*

Imaginons (fig* 29^ qu'une cavèlte océanique soit constituée par Talseniblage d'une série de tubes verticaux ti, t^ i^, dépassant le niveau libre, allant jusqu'au voisinage immédiat du fond et ouverts par le bas et par le haut. Si Tenu qui les remplit a partout la même densité f les niveaux dans chaque tube» Seront situés sur une même ^ surface de liiveau » de la Terre» c'estr-è^lire sur une surface parallèle à celle du Géolde* Ifaifty sî U densité du liquide varie d'une laçea continue d'an tube à l'autre, les niveaux supérieurs dans les tubes seront sur des surlaoee différentes; et si nous supposons que les surfaces de niveau soient des plaASy le lieu. d«s surfaces terminales dane lee tubes sera une surface courbe.

Or,. Teau de mer, diluée par l'apport des eaux douces q«e lui amèoènt les fleuves, doit être moins dense le long desrivagset et plus lourde au large. Le niveau de l'eau dans tes iubea sfatués le long des côtés doit donc être plus élevé que dans ceux qui sont situés au oûliea du bassin.

EnlevonS' Biatnteiaat tes tubes hy]>oihéliqQe6 : les différences de AÎveaa n'en subsisteront pa)i moins* hi niveau de Feau sera plus élevé le kmg des rivages de la mer considérée^ et si AA est une surface de niveau (fig« 30| la surface réeUe de l'eau sera SSS, plus élevée * sur les bords et plus basse au centre. La surface SSS sera une surface d'égale preesion.

Au point F,, de profondeur maxima, la surface d'égale pression coinciderafi; avec une surface de niveau QPQ'; à ujie proloB4eur intermédiaire S'S'S' aurait une courbure qioîng prononcée %tte la suirlace SSS.

Par suite du retrait des parois des tubes que nou8 avions imaginés,, le niveau^np demeurera pas fixe soi-

LH8 CIHWUnS KtniNa

vanl Is Hirf&c8 9S; les moMcuIfis les phis éleréaf^ voi- BinfiB <ksGUe»,giiB8erontveit 4a canlé do large cl oe moiiTcmcoit doansra- oaiSHuiae' à on eounat qiii tiura pour affiet de mo- , .

diûer là coariilire' ^ T

de la surface terminale, qui deviendra ££.

Mais cette modidcation de la aarface aura poar effet de modiQer ta répartilioK des preisions aar le foiLd. La surtece QPQ' ne §raa plus une Burfaee d'égale preasioa, poisqne la prbBui^ da P Mra. accrve du fait de r^ératiqn du nivaan de S en £, et aura dîmiimé en Q et' en Q', Il surface QKQ' d'âgale pressiiMi deviendra daoe convexe, sa convexité étant teornée Tora la haut. A un nÎTBau istormôdiaire doit donc ae trcuTCr une surface k'K' qui, elle, doit Mre nne surface de niveau.

Oa donne à cette snrface A'A' Ift nom de iurfkce limiU.

Pu Boite de toutes ces canaea, un courant prendirs naisBa»ee, des tK>rds du bassin vers le centre. Les molécoles d'eau, ainsi appâtées ve» le centre, seront déviées, par la rotation, de la Terre, vers leur droite si l'on est dans l'hémisphère Nord : eiloB uécuteront donc an uonvement

« cyclonique », à rotation Icevogyre tant qu'elles restent au-dessus de la surface limite : au-dessous, le mouvement doit être anty-cyclonique et dexirogyre. En même temps» les différences de densité provoquent, dans le sens vertical, des mouvements dont la figure 31 donne

la représentation schématique. *

Telle est, dans ses grandes lignes, la théorie des courants basée sur la différence des densitéjs. On lur a fait des objections sérieuses.

D'abord, elle conduit, pour un bassin fermé, à une circulation superficielle de sens contraire à celle que l'on observe effectivement. Ensuite, si elle s'applique bien aux courants « de détroits », comme celui de Gibraltar, elle ne s'applique plus aux grands courants généraux.

Les différences de densité ne sont guère connues, aux différentes latitudes, avec précision que jusqu'à 800 mètres de profondeur. 11 semble, d'ailleurs, qu'à partir de cette profondeur, la densité de l'eau spit sensiblement la même à un môme niveau.

Partant de cette donnée, on a calculé la différence de niveau, entre les eaux polaires et les eaux équatoriales, résultant de leur différence de densité. On trouve ainsi 1 ""50, en chiffres ronds, pour une distance en latitude de 7.400 kilomètres, qui sépare l'équateur du cercle polaire. Cela fait une pente de 1/5.000.G00, bien trop faible pour qu'on puisse la faire intervenir avec quelque vraisemblance, pour expliquer l'origine de courants de l'importance de Gulf-Slream. \

On a cherché à expliquer autrement la genèse des grands courants, en particulier par Vévaporation des eaux équatoriales.

Le Soleil, à cause de l'obliquité moindre suivant laquelle ses rayons échauffent la zone équatoriale, verse sur celle-ci une quantité de chaleur capable de

vaporiser 4 mètres d'eau par an. Or, il tombe, «n moyenne^ 2 mètres de pluie sur Téquateur : il reste donc un excédant de chaleur capable d*en vaporiser encore autant. Sous l'influence de ce surcroît de chaleur, une couche d'eau de 2 mètres serait vaporisée annuellement à l'Equateur, et ce serait pour combler ce fossé que les masses d'eau arriveraient des régions polaires. Cette arrivée, qui, sur une terre immobile se ferait dans le sens du méridien, se

trouve déviée ^^ - 2

par la rotation terrestre et se ferait ainsi sui- ^ vaut une direction allant du Nord-Est au Sud - Ouest, dans l'hémisphj^reNord;du Sud-Est au Nord-Ouest, dans rhémisphère Sud ; ce serait la résultante de ces deux mouvements qui engendrerait les courants équatoriaux.

La théorie est ingénieuse. Mais, comme précédemment, la pente occasionnée par la dénivellation de 2 mètres serait trop faible : 1/3.700.000. En outre, l'eau de l'Equateur, plus chaude, doit être moins dense, et acquérir, par dilatation, une élévation de niveau qui doit compenser en grande partie la dénivellation due à l'évaporatîon superficielle. ^

Enfin, si l'évaporation équatoriale était la cause des courants, ceux-ci devraient être très accentués aux îles de la Sonde, situées sous l'Equateur. Or, il n'en est rien.

Cela ne veut pas dire qu'il faille négliger l'influence de l'évaporation : il faut, simplement, la considérer comme une de ces causes « secondaires » dont l'effet

Fig. 31. — Circulation verticale par suite des difTérences

de deusité.

234 LES FMWLteBS BB l'oCÉAN

A'ajovie à la CMMie princifala qui est l'a^tîoii penisiaaie des Tenis négulian*

N0U6 aiionsy inaialeBa«t, donner le pmcipe d'«ne tMoide toute nonvelle due au sainuit siiédeis WHfrid Ekmaa, qui l'a poUié en 1905, et qui lait interrenir qb facteur nëglîf^é jusqu'ici : l^frûUemeaA it Veau, ooncurremment avec la rotation de la Terre.

Si Ton néglige le frottement, en partant de l'exkitenee de Textumescence équatoriale d'environ 2 mètres due à la différence des densités, on peut calculer qu'une mole* cuie d'eau aurait, en arrivant au cercle poladre, nae vitesse d'environ 6 "" 50 à la seoonde« soît à peu près 12 milles à l'heure. Mais on n^a pas le^lneit de négliger le frottement; sabs cela,' un fleuve comme le Rbtoe, étant donnée la pente résultant de la hauteur de sa source, aurait, en arrivant à la mer, urne vitSesse de 198 mètres à la seconde, c'est-à-dire presque oelie d'un projectile.

En réalité, les couches «iperposées glissent les uaes sur les autj?es en subissant l'influeiice de leur frotteaient réciproque. Mais, du fait de la rotation terrestre, chaïq^e couche se trouve déviée un peu plusqfue la couehe immédiate méat .se>u5-jaoente, à cause de l'excès de vitesse qu'elle possède snr ceUe^ci, retardée par ua Irottement supplémentaire; et il existe foroémeat un fuLveau du la ^erce, ainsi gradueUement déviée, se trouve en diroctioa exactesQ^eattcoixtraire à oelle qui s'exerce à la s«rface.

En même temps, les forces de déplacement vont en s'aJOfaiblisâant à mesure que la profondeur augmente^ de sorte que Tim^iulsion donnée aux eaux de surfaoe doit trouver, assez rapideoient, iMbe limite.

En traitant la question par l'analyse mathématique, W. fikman a trouvé qu'à cette profondeur limite dont la valeur dépend de û latitude, de la densité de l'eas et du coeflicieat de frc^tement, la direction du courant

hm COURANTS MARWS 2d5

est tiramétFalement ^pocée 4 ceHe dtf ia sorfaM^ «t la fonce il'€St plus q»e 4,;S pour «eut de «ceMa qai anime les eaux-soperfideltas. Cette pvcfoDdeor lèaiitoaD « pre» fondeur de fraUemenl » «tft, tbëoviqveinant^ kifinia à rbqaateor^ égale 4 160 4 la Iatitttdê4j&«, «t ëgaiii 4 ftO» 4 la laftitade^O^; e'est-iHiim au pôie, en prenant afbiUran rement le iit>nri)re f 00 p*ettT 9a Tatow au frfle.

Des expériences fiaMes dans ta Dégion rdes tropi<|ues permettent de dire que^ 4 ees laUCwidés, la profonéeiir de frottement est voieitte ^e 160 mètres; dasis cas coar* ditions'C^e doit être 4e 65 mètres 4 la latitude de 46^ «t 55 mètrefit au pôle méfàe. C'est dona 4 ces pmfiondanrs que céderait 4e se faire sontâr Faetsea des fiounaatB de swrface.

En faisant, alors, intenremr i^infhienoe ie ta pressioa/ Ekmt^ montre que, dans le cas d'un Océan fini en pro-» fendenr^ il se déreloppe, scxas cette iiifluence, xm centrant de fond dont Timpulsion se prépaie, «en sens oe^atiraîre, du fend à la surface. Et, dans ces conditioiis, là né|»artitien des mouvements die transfaybiea de Tea» peut être considérée comme il euit : D'abord, un oourttmide^aurfioLce^ de vitesse déereissasite et de direction gradueliemeBl varîableaTee la profondeur; puis, en dessous, fan ûMcivgtt de fwnd, dont Tépaissear, 4 partir du fond, est égale à la profondeur de la surface de frotlement.

Cette théorie ouvre, comme dn le v<^t, une imte toute neuTélle aux rech^ishes .reiati>vies 4 la genèse des

courants marins.

Quelle est^f influence des courants. marins spr Féconoffîîe générale de la Terre ? Cette influence edt considérable.

Vèbicnles d'une quairtité de chaleur eonsidérable, les courants chauds, comme le Gulf-Strearriy échauffent les couclheevd'a^r ^ui les surmontent. Chaque courant marin se trouve ainsi avoir au-dessus de lui, cheoMnacrt dans sa

236 LES PBOBLiMES DE l'oCÉAN

direction, un véritable « courant aérien », Mais ce dernier n'est pas arrêté, comme son congénère marin, par la barrière des continents : il passe au-dessus d'eux, condensant la Tapeur qu'il transporte sur les premières saillies qu'il rencontre à l'ouest, apportant la chaleur dont il est le m courrier », adoucissant ainsi le climat des rivages occidentaux de tous les massifs continentaux.

Ce n'est pas tout : toujours déviée par la rotation terrestre, ces « circuits atmosphériques » vont se refermer sur eux-mêmes à l'Equateur. Mais quand, par la condensation au contact des premiers rivages qu'ils ont rencontrés, ite se sont dépouillés de leur vapeur d'eau, c'est à l'état des vents secs qu'ils parcourent la branche de retour de leurs itinéraires fermés. Aussi leur route est-elle alors jalonnée de déserts : déserts du Turkestan, 4e l'Arabie, du Sahara. C'est donc, par- un curieui retour, dans le Gulf-Stream qu'il faut chercher l'origine des déserts de Tancien monde.

Ces circuits atmosphériques, dont la conception ingénieuse autant qu'élégante est due à Maurice de Tastes ', se rapprochent par leurs sommets voisins quand la saison chaude, en raréflant l'air qui les sépare et en y causant une dépression, les force, pour ainsi dire, à arriver au contact les uns des autres. Et alors prennent naissance ces « cyclones » des pays tropicaux qui éclatent, au cours de la saison chaude, dans les régions qui séparent les sommets des . deux Circuits voisins ; Antilles, mers de Chine, région des Mascareignes, îles de la Polynésie.

Au point de vue climatérique, c'est donc au Guif- Stream que l'Europe occidentale doit la douceur de son climat tempéré : c'est au Kuro-Siwo que la Californie doit également le sien. Le contraste avec les pays qui, à la même latitude, sont privés de courants chauds, est

1. Voir A. Berget. Les Problèmes de ratmosphèi*e, 1 vol. Paris. Flammarion (Bibl. de Philos. Scientifique).

LES COURANTS MABINS

aisissant. Lisbonne, où le palmier pousse en pleine arre, est à la latitude de New-York ; Cherbourg à celle e Terre-Neuve; Bergen, en Norvège, port toujours ibre de glaces, est à la latitude du cap Farewell, au rroênlandy c'est-à-dire dans une terre glacée. D'après ce ue nous avons dit, an voit tout ce que la météorologie ontinentale a à gagner à l'étude de la météorologie céanique, à la base de laquelle est l'étude des courants larins. ^

Au poiixt de viie^e rîadvstrie des pôcbes^ l'importance es courants n'est pas moindre. Ce sont eux qui transortent la plus grande partie de ce « plankton » qui sert e nourriture aux poissons migrateurs. L'étude des couants^ et «de leurs fhtoftuations permet 'àomio de «uivre la ou te n^ .pramirost ies poissons à la recbercbe de leur ourritiire, et» par snite^ dia pécher d'une façM ration* elle au lieu de pécher <« 4mi petit bonheur 9). '

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