L.1 PROFONDEUR DES MEUS ET SA UE3URB
plat Berait que la flèche HN de l'arc AB eilt une longueur
égale à l.l&O kilomètres, c'eat-à-dire que la profondeur
e(Vt cette valeur : c'est plus de 150 fois la plus grande
profondeur mesurée dans cet Océan. Une mer dont
l'amplitude, mesurée sur un arc de
cercle, serait grand de 5 degrés
seulement, ne pourrait avoir de
fond concave qu'i la condition de
présenter des profondeurs supé- ^,ri'
rienres à 6.000 métros. ■.-■■«''
Les plus grandes profondeurs, ''' iaaï'it^^n^" " mesurées actuellement, se trouvent dans le Pacifique où elles dépassent 9.000 mètres. Ce sont :
9020 mètres. Ulitade e*l!l'N, Longitude 13Toa2'E {Phnippioest.
9031 - — 5°21'N. — 1ÏT>M'E —
9H0 — - 6"16'S. - lS3*56'E(N.deaanijIiLl.
9184 — — a*" V S. - H5» VO (l. Tonga .
9427 — — 38«28'S. — 176»3B'0 (I. KeriuaJ.;f ,i-
9636 - - 12MIfN. - l*5*30'Ej^'î^'^'X,î"r
9788 — — 9'56'N. — lae-iVE (Philippines). '
Ainsi, on ne connaît pas actuellement de fosse ocdanique dont la profondeur atteigne 10.000 mètres. Et Iti plus grande différence entre la plus baute cime du monde, le Mont Everest daotf l'Himalaya, qui atteint 8.800 mètres, et la plus profonde fosse océanique est de 18 kilomètres et demi, c'est-i-dire seulement la 326' partie du rayon terrestre. Les cavités océaniques sont donc loin de constituer ces « abîmes sans fond >i que l>n imaginait jadis.
En portant sur les cartes bathymétriques les profondeurs trouvées aux divers points de l'Océan, on a pu déterminer la topographie du fond des mers et calculer le volume de leurs eaux. On trouve ainsi que la profondeur moi/enne des trois grands Océans e*t de 3.997 mètres, celle des Héditerranées de 1.232 mètres ; celle des mers adjacentes de 971 mètres, et gue la profondeur moijanne
de toutes les mers du Globe est de â,680 mètres. Quant au volume total des eaux qu'elles^ renferment, il est de i .330 milHons de kilomètres cubes.
Comme, d'antre part, on évalue à 100 miUîoi» de kilomètres cubes le volume des terres émergées audessius du niveau de la mer, on voit que le Tc^me des eaux est plus de 13 fois celui des masses solides; et ainsi tombe Tancienne conception des géographes d'antrefoifl qui admettaient que, par l'arasement des contiaents, on pourrait combler les cavités océaniques. Comme^ d'ailleurs, Taltitude moyenne des continents est d'environ 700 mètres, on voit qu'il suffirait que le Volome des mers fût augmenté d*tin sixième pour qiie la terre presque tout entière fut submergée.
L'examen du relief de la croûte terrestre, tant dans sa partie émergée que dans sa partie submergée, nous montre que nulle part les continents ne réalisent une sorte de coupole dont le point le plus haut serait au centre, de même que, nulle part, les Océans n'ont l'aspect d'un entonnoir dont la profondeur maxima Décaperait le milieu. Dans le Pacifique, c'est à l'ouest et non au centre que sont les plus grandes profondeurs. Dans l'Atlantique, toute la partie médiane est occupée par une sorte de « dos d'âne », relèvement du fond qui divise l'Océan /en deux grandes vallées; et la profondeur maxima, de 8.340 mètres, a été trouvée aux Antilles, c'est-â-dire dans l'Ouest.
Quant à la pente du sol sous-marin, si elle n'est pas aussi tourmentée que celle du sol émergé, p'arce que les fonds océaniques sont soustraits à l'action de l'érosion, du moins est-elle tout aussi nariée que celle des continents. On constate, au large du Maroc, des pentes de 18 à 19 Vo*, la pente autour des îles de Bahama atteint 75 "/o, c'est-à-dire celle d'une cîme alpestre abrupte. Les Bermudes, les îles du golfe.de Guinée
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montrent des pentes sous-marinea allant de 50 à 70 "/„. Les phénomènes qai ont causé les grandes lignes du relief terrestre ont donc, ponr des raisoDS analogues, dà causer le relief des fonds océaniques.
Mais, s'il y a analof^e dans l'ensemble, il jr a ditTérence dans le détail. Ainsi, le relief terrestre est déchiqueté par l'érosion qui en ronge les parties saillantes et les découpe & rinGni, tandis que, sons le manteau protecteur des eaux marines, le fond de l'Océan est à l'abri de ces causes d'altération dues & l'action incessante des agents extérieurs.
En outre, si l'on compare entre eux les reliefs d'un continent et de l'Océan adjacent, on constate, entre les inclinaisons de leurs versants, une loi qui saute aux yeux : c'est celle de la diitymétrie des vertantt. •
Ainsi, une al-ète en saillie sur une terre présente toujours un versant h pente rude et un versant i. faible déclivité. Un exemple typique de cette loi est le profil transversal de l'Amérique du Sud, le long de la côte Chilienne. Une fosse sous-marine, de 6.500 mëlres de profondeur, continue sous les eaux la pente abrupte de la Cordillière, dont la crête voisine, qui s'élève à plus de 5.000 mètres, se trouve ainsi de 11.500 mètres plus haute que le fond de l'Océan voisin. Au contraire, du cùté de l'Atlantique, le versant descend, en pente très douce, vers la mer.
Une caractéristique générale du relief aous-marin est l'existence, le long dès rivages continentaux, d'une sorte de socle, sur lequel les continents semblent être construits ; c'est le plateau continental. Ce plateau n'est, en général, pas à une profondeur supérieure à 200 mètres. Ce n'est qu'à partir de ses bords que le sol sous-marin s'enfonce brusquement sous les eaux pour atteindre les profondeurs « abyssales ». Très développé dans l'Atlantique Nord, il fait presque complètement défaut
dans le Pacifique II est très plat et peu accidenté.
Son importance, au poiat de vue pr>atiq«e^ est teorme : c'est aa-desstts de lui que s'étend la zone ou la ivmièTe pénètre jusqu'au fond. C'est donc au*dessus de lai qoe pourra s'exercer l'ÎAdustrie des poches.
Sa largeur moyenne est de 90 ki^fioètres; il s'éteod sur uae longueur totale de 250 JOOO kilomètres do xivages et son étendue est, en chiffres ronds, de vingt-detus millions de kilomètres cerrés* En particulier toute i3 Manche, toute la mer d'Irlande, la presque totalité de la mer du Nord en font partie^ ainiû que le banc de Terre-Neuve en Amérique.
Bien des hypothèses ont été émises pour en expliquer la formation : aucune ne parait entièrement satisfaisante. Ce qui est certain, c'est qu'il existe*. G' est sur sesXoDds que reposent la plupart des ^navires que les AlleœaBds ont torpillés au cours de ia guerre.