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LE FOND DE LA UBR

Ces animaux ressemblent & des plantes, d'oti le nom de (t zoophytes » qu'on leur a donoâ. Ils vivent en colonies, tantât réunies sous forme de rameaux, lantdt sons la forme de masses sphéroïdales. Chacon d'eux secrète une sorte de squelette calcaire dont il emprunte probablement les éléments au sulfate de calcium contenu dans l'eau de mer. La réunion en colonie d'une foule d'individus isolés constitue une masse qui va en s'accroissant par le haut, tandis que les individus placés à la base meurent, ne laissant d'autre trace de leur existence que l'édifice calcaire, privé de son contenu organique.

L'action continue des vagues altère le contour de l'édifice : les fragments qu'elles lui arrachent retombent dans les intervalles laissés entre les carapaces isolées qui finissent ainsi par se souder entre elles.

Certaines conditions sont » nécessaires h au développement des polypiers. Ainsi, la température de l'eau, même & l'époque la plus froide, ne doit pas être inférieure à 20 degrés au-dessus de zéro ; l'eau ne doit pas contenir de sédiments en suspension et la profondeur du soubassement sur lequel commence la construction du récif ne doit pas excéder 40 mètres.

Ces conditions ne peuvent se trouver remplies que dans tes mers tropicales. Quand elles le sont, les individus formant les colonies progressent, et le récif monte en moyenne de 1 à 2 millimètres par an, jusqu'à ce qu'il ait atteint le niveau de la basse mer : les polypiers, en elFet, ne peuvent résister & une émersion trop longue. A ce moment, le travail des animaux constructeurs prend fin, et le récif se signale, à la haute mer, par une ligne de 6mait(*.

Mais le travail des vagues va achever celui des polypiers. Lors des tempêtes, elles détachent, au bord du récif, de gros morceaux de roche corallienne et les projettent à sa surface : par ce mécanisme, le récif s'élève petit & petit, arrive à dépasser le niveau des hantes mers. Le vent et les courants y apportent des semences

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▼ég<t&Ieft<[û y garmeiit: P « He corallienne >» est alors prèle à être habitée pav rhomme.

L'étade des coraux est plutôt du domaine de Tocéanographie UoloBkfue. Le lecteur curieux de la pousser plas à fond trouvera les données nécessaires dans les beaux travaux du professeur Joubin,.qui a publié^ daas 1m Annales de ^Institut océanographique, une carte très complète des récifs de coraux du monde entier, à réchelle du 10*000.000* .

Ainsi, tandis que les foranimifères,.par raccumulatios de leurs débris sur le fonds des océans, élèvent constamment le niveau de ceux-ci et, par conséquent, centribuenl à diminuer Taire de Tétendue continentale éfldergée, les coraux édifient près de la surface des mers et près de ses rivages^ des étendues solides nouvelles qui, inversement, tendent à accroître le domaine continental et, par conséquent, contrebalancent, mais en partie seulement, Taction de la sédimentation sous-marine.

L'étude oomplèto des fonds océaniques constitue une branche spéciale de l'océanographie, la lithologie, que le professeur Thoulet, de TUniversité de Nancy, Ton des ]^us fervents i^étres de l'océanographie en France, a poussée, par ses beaux travaux personnels, à un haut degré de perfection.

Pour être complète, l'étude d'un échantillon du fond, ramené par la sonde, doit être faite au point de vue chimique, au peint de vue minéralog»que, et au point de vue de sa constitution biologique. Toutefois, la première opération consiste à en séparer mécaniquement, par des ISrVages, des décantations et des passages à travers des tamis succesûfs à mailles graduellement décroissantes, les éléments constitutifs* La grosseur des grains qui passent à travers les tarais de numéros déterminés permet de séparer et de classer les graviers, les sables et

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les vases. Des liquides spéciaux, dont l'indice de réfractioD va en croissant, permettent de déterminer celui des grains minéraux ramenés du fond, même quand ils sont tr^s petits : il suffit de voir dans lequel de ces liquides l'échantillon cesse d'être visible pour être certain que son indice est le même que celui du liquide où il a été plongé.

L'étude lîtfaologique du fond prend, dans le voisinage immédiat des c6te8, une importance considérable. M. Thoulet a réussi, à force d'un travail persévérant, à dresser une « carte lithologique des c6tes de France » sur laquelle, à l'aide d'une gamme de couleurs heureusement choisies, il iadique avec les plus grands détails la nalsre du tond.

On comprend sans p«iQe IMitilité d'une telle carte dans les régions où se [H'atiqufr la pêche. De plas, elle peut, combinée avec la carte bathymétrique, rendre singulièrement précis l'atterrissage dun navire par temps de brame, quand il est impossible au capitaine devoir la càte et d'y prendre ses relèvements. Il jette alors la sonde qui lui indique & la fois la profondeur et la nature du fond, et il cherche sur la carte le point ipii réunit, à la fois, les deux conditions indiquées. Aiasi l'océanogrsphie ve trouve fournir à|la navigation une mt^thodi; nouvelle quand ses méthodes classiques se trouvent en défaut.

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