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la moitié la masse vivante ovulaire. Il est vrai que la fécon-
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dation, c'est-à-dire l'union du spermatozoiïde, compense cette
diminution; mais, en tout cas, même après cette compensation, la masse totale bioplasmatique de l’oeuf fécondé ne sera pas plus grande que celle qu’il possédait lorsqu'il n'avait pas encore sécrété les substances deutoplasmatiques.
C'est donc une erreur que d'appeler cytoplasma ovulaire ce qui n’est en réalité que du deutoplasma, et il faut absolument distinguer, au moins théoriquement, ces deux parties, même lorsque, pratiquement, cette distinction n’est pas possible.
J'avoue que, dans quelques oeufs, il y a parfois un mélange très intime de parties bioplasmatiques et deutoplasmatiques ; mais on ne peut nier que, dans la plupart des oeufs, notamment dans ceux qui sont pourvus de deutoplasma abondant, la distinction entre le bioplasma et le deutoplasma est toujours possible et que, dans quelques cas, elle est même facile.
Dans ces oeufs, après l'émission du deuxième globule polaire, le bioplasma se rétracte, et tous ses biomores vont se grouper dans une petite partie de l'oeuf, formant la vésicule germinative et son cytoplasma environnant. C’est ce qu’on voit d’ailleurs très distinctement dans les oeufs télolécithes.
Cet isolement du bioplasma ovulaire persiste même jusqu'à la première segmentation, où les biomores bioplasmatiques, s’orientant pour donner lieu à la cytodiérèse, contractent des rapports de position avec les particules deutoplasmatiques et, par suite, s’entremélent avec elles.
Peut être le lecteur n’arrive-t-il pas à comprendre, pour le moment, pourquoi j'insiste sur cette particularité de disposition des parties de l'oeuf. Il en verra plus tard la nécessité.
Il nous reste maintenant à examiner la constitution du deutoplasma.
On sait que celui-ci est formé de deux parties: le vitellus formatif et le vitellus nutritif.
Le vitellus formatif ne fait jamais défaut dans tous les oeufs, pouvant être cependant plus ou moins abondant. Il est généralement constitué d’un liquide de nature albuminoïde, dans