CRUE
Il y a donc des relations très étroites entre la constitution du bioplasma de l’oeuf et la nature de son deutoplasma. Toutefois, il est indispensable de faire toujours une distinction bien tranchée entre ces deux sortes de substances ovülaires.
Une exactitude la plus rigoureuse s'impose absolument dans l'emploi des termes relatifs à ces parties, et c’est cette exactitude qui manque parfois à la plupart des Biologistes, lorsqu'ils traitent de ces phénomènes. C’est ainsi, par exemple, qu'on appelle très souvent le « cytoplasma de l'oeuf», toute la partie de celui-ci en dehors du noyau, et, par suite, la partie même qui contient le deutoplasma.
Or évidemment, cette expression est inexacte, et elle pourrait être une des causes empêchant l'interprétation des phénomènes ontogénétiques et notamment de certaines expériences d’ootomie.
En effet, le cytoplasma est la partie de la cellule en dehors du noyau; il est une partie de tout le bioplasma de la cellule: il est donc vivant. C’est donc à tort qu’on appelle de ce nom le deutoplasma de l’oeuf, qui n’est pas vivant.
Le vrai cytoplasma de l'oeuf est l’ensemble des biomores constituant son bioplasma en dehors des biomores karyoplasmatiques. Il n’est donc qu’une partie très petite de toute la masse ovulaire.
Il faut se rappeler toujours que l'oeuf mûr, quoiqu'il possède parfois de grandes dimensions, n’est à l’origine qu’une cellule microscopique, et que son accroissement, ainsi qu’on peut le constater aisément par l'observation directe, n’est pas dû à l'augmentation de la masse bioplasmatique qui constituait la cellule-oeuf avant le commencement de son évolution, mais à la production continue des substances deutoplasmatiques.
Il est donc évident que la masse bioplasmatique de l’oeuf, à l'achèvement de sa maturation, ne sera pas plus grande qu’au commencement. Elle est même diminuée, si nous considérons que l'expulsion du deuxième globule polaire réduit de
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