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plasma ovulaire, par une série de transformations successives, à posséder une constitution chimique très différente de sa constitution primitive. Par conséquent, nous appellerons et0lution de l'oeuf la série de transformations que son bioplasma peut suivre à l’aide des substances deutoplasmiques contenues dans l'oeuf, et phases de cette évolution seront les constitutions chimiques différentes (b, c, d, etc.) acquises successivement.
Cela étant posé, considérons maintenant ces transformations du bioplasma, non seulement en elles-mêmes, mais en relation avec la cytodiérèse qui, nous le savons, s’accomplit à la fin de chaque période assimilatrice.
Puisque je suppose, ainsi que je l’ai dit au chapitre précédent, que la cytodiérèse est hétérogénétique, les deux cellules qui résulteront, après la première période assimilatrice, du bioplasma ovulaire 4, seront différentes entre elles, et, comme nous avons indiqué la constitution chimique du bioplasma de l’une d'elles avec la lettre b, l’autre possèdera naturellement un bioplasma de constitution différente de ». Mais quelle sera cette constitution ?
Ici encore, nous ne pouvons la connaître positivement; cependant, il est hors de doute qu’elle sera nécessairement ou égale à c ou différente de c, c’est-à-dire égale ou différente de la constitution que nous avons attribuée au bioplasma après la deuxième période assimilatrice. Il n’y a pas d’autres suppositions possibles.
Examinons-les successivement toutes les deux et supposons, pour le moment, qu’elle soit différente de « et appellons-la €’. Après la première cytodiérèse, c’est-à-dire après la première division de l’oeuf, les bioplasmas des deux cellules ou blastomères résultants pourront donc être indiqués par b et €”. Mais, ‘comme je suppose que l'oeuf est isotropique, la constitution du deutoplasma contenu dans ces deux blastomères sera la même, c’est-à-dire æ.
Or, nous avons vu que le bioplasma b, en réagissant avec le
Ch À QU deutoplasma æ, est capable de se transformer en c. Il est donc tout naturel que le bioplasma ce’, et par conséquent différent de », en réagissant avec le même deutoplasma +, ne puisse subir qu'une transformation différente de c.
Après la deuxième période assimilatrice, aura lieu une autre cytodiérèse, et, par suite, la division des deux premiers blastomères. Le blastomère » se divisera donc en un blastomère €, ainsi que nous l’avons démontré, et en un autre blastomère, lequel sera inévitablement égal à 4 ou différent de celui-ci.
Supposons, ici encore, ainsi que nous l'avons fait à la première division, que ce blastomère soit différent de 4 et indiquons-le avec la lettre 4. Le blastomère L se sera donc divisé en c et d’.
A son tour, le blastomère c’, en réagissant avec le deutoplasma +, arrivera à se diviser en deux autres blastomères, qui seront naturellement différents entre eux, parce que nous supposons toujours que le développement est hétérogénétique, et différents des deux blastomères € et d' dérivés de b. Le blastomère c’ se divisera donc, par exemple, en deux blastomères 4”, et e”.
Par conséquent, après la deuxième division, l’agrégat cellulaire dérivant de la segmentation de l’oeuf sera formé de quatre blastomères ayant la constitution bioplasmatique suivante: ©, d', d’,e’, c’est-à-dire qu’ils seront tous les quatre différents.
A leur tour, ces quatres blastomères, après une période assimilatrice, se diviseront et, suivant un raisonnement analogue à celui que nous venons de faire pour les deux premiers blastomères, on peut démontrer que ce se divisera en un blastomère 4 et en un autre blastomère différent de e, par exemple e”; d en e”,f'; d'en e””, f’;e'enf”,g',et l'agrégat cellulaire résultant après la troisième segmentation sera constitué de 8 blastomères tous différents entre eux.
On voit facilement que, par ce mode de développement hétérogénétique, d’après lequel l’un des deux blastomères issus