‹ Les problèmes de la vieChapitre 70 sur 93 · D PE AT · texte numérisé non relu

D PE AT

be na ed site à GENS à dd:

ss. LE DR. "di.

très intéressants: que, parmi les blastomères isolés, Ü n'y en a qu'un seul qui ne subisse pas de retard dans Son dévelop- | pement et que, dans ce cas seulement, le rapport entre le nonbre des cellules de segmentation dérivées de ce blastomére el le nombre des cellules de segmentation dérivees de l'oeuf complet sont égaux au rapport entre le volume du blastomère el le volume de l'oeuf ; que dans tous les autres blastomères, on constlale un relard dans leur développement ; que ce relard est de plus en plus accentué, à mesure que les blastoinères isolés sont plus nombreux ; que, dans ces cas, le rapport entre les nombres des cellules dérivées de la segmentation des bla-

Pons Da ELLE den ro ee ET EE CE OT D ans CSS Cu sn Co ne pS 0 Le à. a ”

siomères el de la Seginentation de l'oeuf complet est toujours plus grand que le rapport entre le volume du blastornère et le volume de l'oeuf.

Dans les solutions des problèmes précédents, nous avons toujours supposé, pour plus de simplicité, que la segmentation est totale et égale et, par suite, que les blastomères isolés sont égaux entre eux par leur volume, et en outre, que la quantité de substance deutoplasmatique contenue dans chaque blastomère est suflisante pour son développement complet. Nous devons maintenant faire quelques considérations sur la chance que chacun des blastomères peut avoir d'arriver à l'achèvement de son développement, et sur l'influence que la quantité de substances deutoplasmatiques et la segmentation inégale et partiale peuvent exercer sur la possibilité de développement.

Nous avons démontré, à la solution du I* Problème, que pour l'achèvement de la segmentation de l’oeuf, il est nécessaire et indispensable que la quantité de substances deutoplasmatiques ne soit pas inférieure à un minimum, et que ce minimum est en rapports très étroits avec les phases de l’évolution de l’oeuf par lesquelles les blastomères doivent passer pour arriver à la phase limite. Par conséquent, si les phases de l’évolution sont plus ou moins nombreuses, les cellules de l’agrégat cellulaire de segmentation seront, elles aussi, plus ou moins nombreuses, et le minimum de deutoplasma nécessaire pour l'achèvement de la segmentation sera plus ou moins élevé.

Or, dans le cas de l'isolement des deux premiers blastomères, la segmentation étant supposée égale, la substance deutoplasmatique contenue dans chacun d’eux est la moitié de la quantité totale de cette substance, contenue dans l'oeuf. Mais le blastomère b, pour arriver à la phase limite p, doit produire 60 cellules, c’est-à-dire à peu près le nombre des cellules que produit la segmentation de l’oeuf complet, aux dépens de la masse totale du deutoplasma. Au contraire, le blastomère €, pour arriver à la même phase limite p, n’4 qu’à produire 33

PT iv rvr

nié ln D 2;

cellules, c’est-à-dire à peu près la moitié du nombre normal, et cela, aux dépens d’une quantité de deutoplasma, moitié de la normale, mais égale à la quantité contenue dans l’autre blastomère D. Lequel de ces deux blastomères aura donc plus de chance d'arriver à la phase limite? Evidemment le blastomère c. Nous pouvons même dire que celui-ci doit arriver sûrement à l'achèvement de sa segmentation: car il ne doit pas produire, par ses divisions, plus de cellules que dans la

segmentation de l'oeuf complet, aux dépens de la même quan- tité de deutoplasma.

Au contraire, le blastomère » devant produire, par ses segmentations, presqu’autant de cellules que l'oeuf complet et ne contenant que la moitié de deutoplasma, nous pouvons dire qu'il arrivera probablement à l'achèvement de sa segmentation; mais nous ne pouvons l’assurer comme dans le cas précédent.

Par des considérations analogues, nous pouvons conclure que dans l'isolement des quatre premiers blastomères €, 4, d, e, il n’y à que ce dernier dont l’achèvement de la segmentation

puisse être assuré: car celui-ci, bien qu’il ne contienne que = de la substance deutoplasmatique, ne doit cependant produire qu'à peu près . du nombre normal des cellules de segmentation, tandis que les autres trois blastomères €, d, d, ne contenant, eux aussi, que . de deutoplasma, et devant néanmoins

produire, aux dépens de celui-ci, à peu près la moitié du nombre normal des cellules, n’ont que la probabilité d'arriver à la phase limite de l’évolution de l'oeuf.

De même, dans l'isolement des huit premiers blastomères,

« . 1 où chacun d’eux contient Fe de la masse totale deutoplasma-

tique, l'achèvement de la segmentation ne peut être assuré que pour un seul, le blastomère y, qui ne doit produire qu’à

1 son peu près du nombre total des cellules de segmentation. Des 7 autres blastomères, un, le blastomère 4, doit en produire à Las À ER peu près la moitié, et les 6 autres à peu près 7 du nombre

normal. Le blastomère 4 aura done moins de probabilité que les autres d'arriver à achever sa segmentation.

É CHERE Pour les blastoméres —, 4: £, l'achèvement de la segmen- A È (a

tation est donc assuré; pour les autres blastomères, il est seulement probable. Mais parmi ces derniers, le degré de probabilité Grece OCT

A ABS parce que le rapport entre le nombre des cellules qu’ils doivent produire par leur segmentation et la quantité de substance

à à b est à peu près le même pour les blastomères —.,

deutoplasmatique qu’ils contiennent, est à peu près le même; tandis que ce degré est moindre encore dans le blastomère

a re l

-, parce que celui-ci, ne contenant que — de la masse totale

du deutoplasma, doit cependant produire à peu près la moitié

du nombre normal des cellules, c’est-à-dire 4x

Toutes ces conclusions ne s’appliquent qu’à la segmentation des blastomères, c’est-à-dire à la formation de la première lignée de cellules, lesquelles se forment aux dépens des substances deutoplasmatiques. Il nous reste donc à considérer les phases suivantes, c’est-à-dire la formation des lignées cellulaires ultérieures.

Considérons donc la deuxième lignée.

Celle-ci, nous le savons, se forme par la prolifération du blastomère p arrivé à la phase limite et des autres blastomères qui arriveront successivement à la même phase. Mais les substances nécessaires à l'assimilation des cellules de la 2° lignée et, par suite, à leur prolifération, sont fournies par la probiose des cellules de la première lignée, des blastomères ; et, par conséquent, la quantité de ces substances est propor-

Hi édit be Hi El

tionnelle au nombre des blastomères. Donc, dans les agrégats cellulaires résultant de la segmentation des blastomères isolés, la quantité de ces substances sera à peu près: normale dans

De el ane CÉCCE 0 RE L Ajens ci 5 5 ae la normale aans 3? 42 FR TE a de la normale dans EPA AE q

—, —,—; — de la normale dans —.

He 7 à 8

Or, la deuxième lignée cellulaire est constituée, elle aussi, d’une série de phases dont la première est p, et les autres W, €, d'...p, comme nous les avons représentées pour plus de précision et pour mieux concréter nos idées. En supposant le même rythme de division que dans l'oeuf, nous pouvons donc déterminer que, à l'instant où la phase 7’, phase limite de la 2: lignée cellulaire, sera atteinte, il y aura dans l’agrégat cellulaire au moins 62 cellules de la 2° lignée.

On comprend d’ailleurs que si cette phase limite n’est pas atteinte, le développement de la lignée cellulaire suivante, dont le point de départ est dans cette phase, ne sera pas possible. D'autre part, on comprend aussi facilement que si les substances contenues dans l’agrégat cellulaire sont en quantité inférieure au minimum nécessaire pour l'assimilation de toutes les cellules de la 2° lignée, la phase y ne pourra être atteinte et que, par conséquent, le développement devra s'arrêter.

Lesquels des blastomères susdits auront donc plus de chance de poursuivre leur développement ultérieur ?

- , . , b Evidemment, l’agrégat cellulaire du blastomere TE contenant

dans son intérieur une quantité presque normale de substances nourrissantes, aura la plus grande probabilité de poursuivre son développement régulièrement. Mais cette probabilité sera moindre dans les agrégats dérivant des autres blastomères, où la quantité des substances nourrissantes sera inférieure à la normale, et deviendra très petite dans l'agrégat

: DER l cellulaire du blastomère r où ces substances ne seront que &

de la quantité normale,

Page 1