‹ Les problèmes de la vieChapitre 73 sur 93 · AS: — 251 — LES · texte numérisé non relu

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Re. 3 1.

fig. 32, où la phase limite y est atteinte à 11 h. 50, lorsque 20

& les cellules sont au nombre de 63. L'achèvement de la seg- 3

__ mentation est donc retardé, comme dans le développement du 4

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blastomère isolé —- et du groupe des blastomères De mais le E-

4 La

| nombre des cellules non seulement n’est pas inférieur au | nombre normal (62), mais il lui est même quelque peu supé- | rieur (63).

| Nous pouvons donc avant tout arguer dès à présent que | ces deux blastomères auront moins de probabilité que les 4 autres d'arriver à l’achèvement de leur segmentation: car, : possédant seulement la moitié de toute la substance deu- | toplasmatique de l'oeuf, ils doivent néanmoins produire un nombre de cellules plus grand que l'oeuf complet. Mais ce qui | mérite une considération tout à fait particulière, c’est la con-

2, sa

stitution de cet agrégat cellulaire, parce qu'elle nous amène à des conclusions et à des résultats inattendus sur les conséquences possibles du développement ultérieur. En effet, si nous la comparons avec les constitutions des autres agrégats cellulaires, nous pouvons constater une différence sensible. Tandis que, dans les autres agrégats, il n’y a que deux quadrants dans lesquels on puisse trouver des cellules homonymes contemporaines (ou, pour plus de précision, d'une différence de » minutes seulement dans leur âge), ici, au contraire, nous voyons que toutes les cellules, d’un côté et de l’autre du premier plan de segmentation, sont homonymes et contem-

poraines, de sorte que cet agrégat présente une symétrie

bilatérale très accentuée par rapport au premier plan de segmentation.

Quelles seront donc les conséquences qui en dériveront ?

Nous savons que les cellules de la 2° lignée dérivent de la prolifération des blastomères arrivés à la phase limite et que ces cellules forment, dans l’agrégat de segmentation, un groupe impair marquant le plan de la symétrie bilatérale du futur embryon. C’est donc aux dépens de ce groupe de cellules impair et médian qu'apparaitront plus tard les parties antérieures et

postérieures de l'embryon.

Nous savons encore que, bien que la ?° lignée cellulaire soit, non pas simple comme la première, mais multiple, à cause des blastomères qui arrivent successivement à la phase limite, l’unité du groupe cellulaire est néanmoins conservée, parce que les blastomères arrivant à la phase limite, sont toujours, dans l’asynchronisme accéléré, contigus l’un à l’autre, et, par conséquent, les lignées cellulaires issues de leur prolifération sont, elles aussi, contiguës et ne forment qu'un seul groupe de cellules.

Or, dans le développement de l'oeuf complet, aussi bien que des blastomères isolés ou des autres groupes de blastomères que nous avons jusqu'ici considérés, il ne pouvait se former qu’un seul groupe de cellules de la 2° lignée. C’est ce que le

lecteur pourra constater facilement, soit en supposant dans les agrégats une disposition des cellules telle que je l'ai représentée dans les figures précédentes, soit encore en supposant une disposition différente, pourvu, cela est bien entendu,

que cette disposition soit toujours obtenue d’après les principes du développement monodique. Par conséquent, les embryons issus de ces agrégats ne peuvent être que des embryons simples.

Mais dans l’agrégat cellulaire dérivé du groupe des bla-

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atomères ne les choses peuvent se passer bien différemment.

Nous voyons qu'à 11 h. 50’, un des blastomères, dérivé de la segmentation du blastomère 4 né à 3 h. 50’, arrive à la phase limite p (fig. 32). Mais le blastomère 0, né à 11 h. et dérivant de la segmentation du blastomère 4 né à 3h. 55’, à 11 h. 55, se transformera à son tour, sans se diviser, en p. A 11 h. 55, et par suite, 5 minutes seulement après le blastomère 4, né à 3 h. 50’, l’autre blastomère 4, né à 8 h. 55’, arrivera, lui aussi, À la phase limite p de l’évolution de l'oeuf.

Or, deux cas seulement sont possibles: 1°) ou les deux blastomères arrivés à la phase limite p et dérivant chacun de la segmentation des deux blastomères 4 sont contigus, ou bien: 2) ils ne sont pas contigus, mais plus ou moins éloignés l’un de l’autre et séparés par des cellules interposées.

Dans le premier cas, les deux lignées cellulaires produites par la prolifération de ces blastomères, seront, elles aussi, contiguës et ne formeront, par suite, qu’un seul groupe cellulaire. L'embryon qui en dérivera ullérieurement Sera donc un embryon simple, dont le plan de symétrie coïncidera avec le plan d'adhésion des deux blaslorères.

Dans le deuxième cas, au contraire, les deux lignées cellulaires susdites ne pourront être contiguës. Elles seront plus ou moins éloignées l’une de l’autre et séparées par d’autres cellules, et chacune d'elles représentera le groupe médian impair d’un embryon. Par conséquent, dans tout l’agrégat cel-

bas 7 Rs

RE . dd.

lulaire issu de la segmentation de 14 il y aura deux groupes

médians impairs, séparés l’un de l’autre, qui, par le développement ultérieur, donneront lieu à deux embryons.

Dans ce cas, on arrivera donc à ce résultat inattendu, que le developpement d'un groupe de deux blaslomeéres aboutira à la formation de deux embryons au lieu d'un seul, el que chacun de ces embryons sera à peu près la moiliée de l'embryon normal. Mais comme les deux blastomères sont adhérents, Les deux embryons seront, eux-aussi, adhérents. On obliendra donc un embryon double.

Quant à l'orientation réciproque de ces deux embryons, elle dépendra de la position qu'avaient les deux blastomères p dans l’agrégat cellulaire. Si ces deux blastomères sont peu éloignés l’un de l’autre, /es plans de symétrie des deux ernbryons feront entre eux un angle petit el, par suile, une moilié d'un embryon sera plus ou moins incomplète el soudée avec la moilié conligué de l'autre embryon, elle aussi, plus ou moins incompléle. Si les deux blastomères sont plus éloignés, l'angle compris entre les plans de symétrie des embryons élant plus grand, la soudure des embryons Ss'élendra sur une portion inoins longue de leur corps, el la valeur de cet angle pouvant arriver jusqu'à 180°, Les plans de symétrie des deux embryons se trouveront dans ce cas Sur une méme droîle, et la soudure des ernbryons se fera par les extrémités de leurs Corps.

J'avoue que j'ai été moi-même profondément surpris d’arriver à ce résultat aussi intéressant qu'inattendu. Malheureusement, les expériences faites jusqu’à nos jours sur le développement de groupes de blastomères au stade 4 sont plutôt rares. Aussi, ne connais-je pas de résultats expérimentaux coincidant avec mes résultats théoriques. Quoi qu’il en soit, la solution que je viens de donner est une conséquence logique, mathématique et inévitable des principes de mon interprération. Les expériences futures démontreront si mes résultats

Fu Dre ; ‘ théoriques sont exacts ou inexacts; ce sera là une preuve pour ou contre mon interprétation.

En tout cas, il faudra remarquer que, ce curieux résultat ne pouvant être obtenu qu'avec deux blastomères spéciaux

des 4 constituant l’agrégat cellulaire, on ne pourra arriver

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à des résultats expérimentaux concluants qu'en faisant de nombreuses expériences et en séparant les blastomères dans toutes les directions possibles.

4°) Les deux blastomères c né à 3 h. 55’ et e né à 3 h. 50’, en poursuivant leur segmentation normale, donneront lieu à l’agrégat cellulaire que j'ai représenté dans la fig. 33, où la __ phase limite est atteinte à 10 h. 30’, c'est-à-dire sans retard sur le développement de l'oeuf complet. A ce moment, le nombre des cellules est de 30. Il est donc à peine quelque peu moindre 4 que la moitié du normal. : Il faut remarquer dans ce cas que l’agrégat cellulaire ne

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présente plus cette symétrie bilatérale que nous pouvons con-

stater dans les autres agrégats. Mais si l'on considère que cette symétrie de l'agrégat de segmentation n’a pas d'impor- | tance pour la symétrie de l'embryon, ainsi que je l'ai démontré au chapitre XI (pag. 174), nous pouvons facilement conclure

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Fig. 34.

que, dans ce cas encore, le développement ultérieur donnera lieu à la formation d’un embryon complet, quoique plus petit et à peu près la moitié du normal.

5°) Les trois blastomères c né à 3 h. 55’, d né à 3 h. 50, e né à 3 h. 50’, en poursuivant leur segmentation régulière, après la séparation du blastomère 4 né à 3 h. 55, donneront lieu à l’agrégat cellulaire de la fig. 34, où la phase limite p est atteinte à 10 h. 30° et, par suite, sans retard sur le développement de l'oeuf complet, et où le nombre dés cellules est de

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46, c’est-à-dire à peu près du nombre normal.

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