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En effet, comme le blastomère 2 est tué, le blastomère y à o . , . » < la phase limite de l’évolution de l’oeuf ne pourra se former - dans le quadrant 4. Le premier blastomère p paraîtra donc 0
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dans le quadrant D à 11 h. 50’ et, par suite, avec retard sur
le développement normal; mais 5 minutes après, un autre 2 blastomère p paraitra dans le quadrant G. Et comme ces bla- 4 stomères sont séparés l’un de l’autre par le blastomère tué e à interposé, il s'ensuit que les groupes cellulaires médians qui . en dériveront seront, eux aussi, nécessairement séparés. D'où ÿ la formation de deux embryons. È Mais si les deux blastomères p se trouvent tout-à-fait con- 7 tigus, aux surfaces d'adhésion du blastomère tué, avec l’agrégat 2 cellulaire, il s’ensuivra naturellement que chacun de ces deux À à ‘embryons ne pourra présenter, normalement développée, que #2
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la moitié latérale de son corps qui est opposée à la surface d'adhésion au blastomère tué, c’est-à-dire la moitié gauche pour l'embryon gauche et la moitié droite pour l'embryon droit.
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Evidemment, cette séparation des deux moitiés ne pourra observer que le long des surfaces d'adhésion du blastomère tué, agissant comme obstacle mécanique. Mais dans la portion de l'agrégat où le blastomère tué ne peut agir mécaniquement,
c'est-à-dire dans le quadrant P, les deux moitiés seront sou-
dées entre elles et ne formeront qu'un embryon seul.
Dans le cas où les plans de symétrie des deux embryons coincident avec les deux premiers plans de segmentation, il se formera donc deux demi-embryons soudés entre eux le long d'une portion de leur corps.
Si l’on suppose, au contraire, que les blastomères p paraissant presque en même temps dans les deux quadrants D, G, ne soient pas contigus aux surfaces d'adhésion du blastomère tuë, les deux groupes cellulaires bilatéraux aux côtés du groupe médian pourront se former librement, et on obtiendra alors la formation de deux embryons morphologiquement entiers, soudés entre eux par une portion plus ou moins longue de leur corps. ,
En résumé, nous pouvons donc conclure que, sé l'on lue un des quatre preiniers blasloïnères, on peut oblenir du developpeñent des autres blastomères survivants les résullals suivants: où bien un embryon seul inorphologiquement derni :
(de rnasse 74 de lernbryon entier), el, dans ce cas, le plan de
synelrie de l'ernbryon coïncidè avec un des deux premiers plans de seginentalion; où bien. un embryon seul morpholo-
giquement entier (de masse Fe de l'embryon enlier) el, dans
ce cas, le plan de Symelrie de l'embryon ne coïncide pas avec un des deux premiers plans de Sseginentlalion; où bien un embryon morphologiquement entier, dont la région antérieure ou poslérieure du corps est bifurquée; ou bien, deux embryons morphologiquement denis el soudés entre eux ; ou bien encore, deux ernbryons morphologiquement entiers, quoique plus pelils que les normaux el soudés entre eux.
XI° PROBLÈME. — Délerminer les résultats du développement de l'oeuf, lorsqu'on lue deux des quatre premiers blaslomères.
SOLUTION. — Les quatre premiers blastomères (fig. 3) formant les quatre quadrants d’une sphère, on peut tuer deux blastomères contigus ou deux blastomères opposés. Considérons séparément les différents cas possibles.
1°) Dans l’agrégat de la fig. 3, on tue les deux blastomères contigus €, d.
Les deux blastomères survivants donneront évidemment lieu, par leur développement, aux mêmes résultats que le seul blastomère €, lorsqu'on tue l’un des deux premiers blastomères, c'est-à-dire à un demi-embryon, si le plan de symétrie de l'embryon comncide avec le premier plan de segmentation; ou à un embryon morphologiquement entier, si le plan de symétrie ne coincide pas avec le premier plan de segmentation (V. la solution du problème IX).
2°) Dans l'agrégat de la fig. 3, on tue les deux Es des contigus €, e.
Mêmes résultats que si l’on tue le blastomère € à la phase
de deux blastomères (V. la solution du problème IX). 3°) Dans l’agrégat susdit, on tue les blastomères €, 4, du mème côté du deuxième plan de segmentation.
Les résultats du développement des deux blastomères survivants dépendront de la position du blastomère y de la phase limite et, par suite, du groupe cellulaire médian. Ce blastomère est-il tout-à-fait contigu au deuxième plan de segmentation? On obtiendra un embryon morphologiquement demi, dont le plan de symétrie sera perpendiculaire au premier plan de segmentation. Le blastomère p n'est-il pas contigu au deuxième plan de segmentation? On obtiendra alors un embryon morpholo- - giquement entier, dont le plan de symétrie fera avec le premier plan de segmentation un angle d’une valeur oscillant entre 0° et 900.
4°) Dans l’agrégat susdit, on tue les blastomères eontigus d,e, du même côté du deuxième plan de segmentation,
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Résultats analogues aux précédents. rs 5°) On tue les deux blastomères opposés 4 4.
Si l’on suppose toujours que l'adhésion des blastomères tuës ne diminue pas et, par suite, que leur surface d'adhésion aux blastomères survivants conserve sa valeur primitive, chacun % des deux blastomères donnera lieu à Ia formation d’un embryon |
morphologiquement demi, si le plan de symétrie de l'embryon à coincide avec un des deux premiers plans de segmentation, ou bien à un embryon entier, si le plan de symétrie ne coincide + pas avec un des deux premiers plans de segmentation (V. la solution du problème III, sur le développement des quatre premiers blastomères isolés).
6°) On tue les deux blastomères opposés € e. “4 Mèmes résultats que dans le cas précédent (V. la solution du problème II°). ‘ En conclusion, si l’on lue deux des quatre ÿ premiers blasloinères, on obliendra du développement des blasloméères survivants: où bien la formation d'un seul einbryon norphologiquement demi ou entier, si l'on tue deux blaslomères contigus; ou bien la formation de deux embryons morpholrgiquement demis ou entiers, si l'on lue deux blaslomères opposés. En
lout cas les embryons seront morphologiquement dernis, si leur plan de symétrie coïncide avec un des deux premiers plans de segmentation; ou bien üs seront morphologiquement entiers, si celle coïncidence n'existe pas.
XIE PROBLÈME. — Délerminer les résultats du développement lorsqu'on lue trois des quatre premiers blaslomères.
SOLUTION. — Quel que soit le blastomère survivant, il se développera parfaitement comme s’il était isolé. Je renvoie donc à la solution du problème ITf°. Mais, dans ce cas, il faut tenir compte de l’empêchement que les blastomères tués et adhérents peuvent opposer à la formation des groupes bilatéraux, lorsque le blastomère de la phase limite et le groupe cellulaire médian qui en dérive sont tout-à-fait contigus à un
des deux plans de segmentation: car, dans ce cas, il ne pourra se former un embryon morphologiquement entier, mais seulement un demi-embryon.
Par conséquent nous pouvons établir tout simplement, que si l’on tue rois des quatre preniers blaslomères, le développement du blastomère Survivant donnera lieu à la formation d'un embryon morphologiquement demi, si le plan de symétrie coïncide avec un des deux plans de segmentation, ou mor-
* phologiquement entier, si celle coïncidence n'existe pas.
Le lecteur comprendra parfaitement que la détermination exacte des résultats de ces problèmes est très diflicile, parce que l’adhésion des blastomères tués joue un rôle très important dans la formation de l'embryon, rôle que nous ne pouvons déterminer que d’une manière générale. Nous savons, par exemple, que la valeur de la surface d'adhésion exerce sur le développement une action qu’on ne peut négliger complètement. Or, cette adhésion, que nous avons théoriquement sup-
posée constante aussi bien avant qu'après la destruction des blastomères, peut, en pratique, changer plus ou moins et conduire par là à des résultats quelque peu différents.
Mais si l’on tient compte de ces causes inévitables d'erreurs, si l'on pense que les résultats que je viens de déterminer sont tout-à-fait théoriques et, par suite, qu’il doivent être acceptés comme tels et jugés cuin grano salis, le lecteur pourra constater qu'ici encore, il existe entre ces résultats théoriques et les résultats expérimentaux une coïncidence parfaite.
Nous devons à CrHapry les premières expériences sw cet intéressant sujet (1); mais malheureusement, la plupart des résultats ne sont pas parfaitement semblables à ceux que je viens de déterminer au point de vue théorique. Cela est dû surtout aux phénomenes qui surviennent dans les oeufs des Ascidies après la mort naturelle ou la destruction par piqûre
(1) CæaBry L — Contribution à l'embryologie normale et tératologique des Ascidies simples, in: Journ. de l’Anat. et de la Physiol. 1887, p. 291.