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bable, nous verrons At la AT “ l'organe ose aux dépens de l'organe AN. ERA
Il existe donc, dans tous les organismes eee cellules en nombre plus où moins grand pouvant donner lieu à la régénération des parties exportées. Ce sont ces cellules RE qu'on appelle généralement les cellules embryonnaires indit- 1e : ; férentes. Lee
C’est néanmoins sur la prétendue indifférence de ces cellules qu’il faut s'entendre exactement. Car si l’on considère ces cel lules au point de vue de leur différenciation histologique, cette indifférence n'existe pas. Nous avons vu en effet que, quelle … que soit la constitution bioplasmatique des cellules, celle-ci est néanmoins toujours bien déterminée; et comme toute différenciation histologique n’est, en dernière analyse, que l’ex- à pression de cette constitution, il s'ensuit qu’une indifférence histologique ne peut exister dans aucune des cellules de l’organisme. L'oeuf même, qui, à ce point de vue, pourrait être envisagé comme le prototype des cellules indifférentes, ne l’est pas absolument. Il possède, lui aussi, une différenciation propre caractéristique.
Si, au contraire, nous considérons cette indifférence à un autre point de vue, c’est-à-dire en tant que ces cellules peuvent donner origine à des éléments histologiquement différents entre eux, cela est vraiment exact. Nous avons vu que l'oeuf, quoique possédant une différenciation histologique bien déterminée, peut néanmoins produire, en suivant son évolution caractéristique, des cellules histologiquement différentes, de sorte que la blastula peut être considérée comme un organisme à cellules hétérogènes. Et pourtant, chacune de ces cellules peut, à son tour, produire d’autres cellules, RE aussi, différentes.
Ainsi, pour revenir à notre exemple, si l’on exporte de l’organe O les cellules aux phases 7, No, Mo, lo, et si l’on considère une cellule à la phase k,, que nous supposerons restée
2 + Kjémontrer que, d'après l'interprétation que je viens de de donner de la régénération, ils doivent exister nécessairement, comme conséquence naturelle. La plupart des expériences plaident en effet en faveur de ces rapports; mais les résul- Miats contraires ne manquent pas complètement. Toutefois ces
de lerniers ne peuvent être acceptés sans discussion. Il faut bien remarquer, dans cette sorte d'expériences, qu’il peut se présenter deux espèces de régénération: une vraie, et une fausse. La régénération vraie, que nous avons considérée jusqu'ici,
est le remplacement des éléments histologiques exportés par d’autres éléments histologiquement égaux. La régénération fausse est le remplacement des éléments par d’autres éléments RE qui ne sont pas parfaitement identiques aux premiers, quoi- R5a qu’ils puissent donner lieu par leur ensemble à une formation
morphologiquement semblable.
# D'après noire interprétation, la SL Cu est donc 1 une
8 que si le développement était polyodique, la régénération ne ss pourrait se faire absolument; car un élément histologique, une fois eulevé, ne pourrait être remplacé par un autre identique. Ce remplacement n’est un phénomène possible que dans le développement monodique exclusivement. Il s'ensuit que si ce mode de développement est la base de l’ontogénèse de tous les êtres pluricellulaires, la régénération doit nécessairement se vérifier dans tous ces organismes.
Mais, s’il en est ainsi, pourquoi, me dira-t-on, la faculté de régénération n'est-elle pas égale dans tous les êtres et pour tous les organes ? :
cessaires pour la SAS Es et nous y trouverons une ponse satisfaisante à cette objection.
Nous avons vu, au commencement de ce chapitre, que la
régénération exige trois conditions: l°) la présence des cel- je | lules capables de suivre une évolution les amenant . :
différenciation histologique égale À celle des éléments enlevés,
c’est-à-dire la présence des cellules qui, par leur constitution
bioplasmatique, représentent une des phases par lesquelles sont passés les éléments mêmes qu’elles doivent remplacer; 2*)un
milieu interne égal à celui dans lequel se trouvaient les éléments histologiques exportés lors de leur évolution vers une
différenciation déterminée ; 3°) les conditions mécaniques égales à celles qui existaient lors de la formation morphologique que l’on considère. On comprend facilement que si quelques-unes de ces conditions manquent, la régénération ne pourra plus .
avoir lieu ou bien fu’elle sera incomplète.
Revenons, pour plus de simplicité, à l'exemple de l'oeuf. Nous avons vu que la segmentation de celui-ci suivant le
développement monodique peut conduire à la production de
610 blastomères à la phase limite p. Mais, à cause du milieu
interne de l’agrégat de segmentation, tous ces blastomères
deviennent le point de départ d’autres lignées cellulaires, c’est-à-dire des lignées médianes et des lignées bilatérales. La segmentation achevée, il n’y aura donc, dans l’agrégat cellulaire, que des cellules appartenant à l’une ou à l’autre de ces lignées, tous les blastomères p ayant disparu pour donner origine chacun à une des lignées susdites. Supposons done qu’on enlève à cet agrégat cellulaire toutes les cellules des lignées médianes. La régénération de ces cellules pourra-t-elle encore avoir lieu? Evidemment non; car, comme celles-ci sont dérivées des blastomères p, il faut que dans l’agrégat existent
encore des blastomères à cette phase, pour que la régénération.
puisse se faire. Mais, comme ces blastomères ont tous disparu, la régénération deviendra impossible.
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Ce que de l’ontogénèse peut arriver aussi dans les autres phases ul-
térieures; mais on comprendra que cette impossibilité de ré-
génération sera, dans la plupart des cas, plus difficilement
réalisable.
Nous avons vu, en effet, qu'à mesure que le développement progresse, les cellules qui sont le point de départ des nouvelles
lignées cellulaires deviennent plus nombreuses, de sorte que
leur exportation complète de l'organisme est très difficile et, parfois, presque impossible.
Supposons, par exemple, que les cellules formant l’organe 0, dérivent d’une cellule p, d’une lignée cellulaire précédente, et que celle-ci, à son tour, dérive d’une série plus ou moins longue d’autres lignées cellulaires. Les cellules p, seront donc énormément nombreuses; et si toutes ces cellules ne donnaïent origine qu’à des lignées cellulaires bo, Co, do ...po formant l'organe O, on comprendrait que, bien que l’on exportât cet organe, il y aurait toujours dans l'organisme quelques cellules à la phase p, ou à d’autres phases précédentes pouvant en produire la régénération.
Mais si l’on suppose que les cellules p, ne soient pas toutes
le point de départ de la seule lignée %, & . .. po de l'organe O, et qu’au contraire elles puissent donner lieu, à cause du milieu interne, à la formation d’autres lignées formant d’autres organes, on comprend facilement que le nombre des cellules p, pouvant servir à la formation de l’organe O sera plus petit: car une partie de ces cellules servira à la production d'autres organes. Dans ce cas, la régénération de l'organe O sera moins probable, ou bien pourra se faire un nombre de fois moindre, ou bien encore, l'organe 0, quoique régénéré, n'arrivera qu’à
des dimensions plus petites que les normales.
Ces résultats nous démontrent, en conclusion, que le pouvoir de régénération est, à parité d’autres conditions, d'autant moindre que la différenciation de l'organisme est plus grande: car une plus grande différenciation ne peut se faire qu'aux
nous venons de supposer dans les premiers moments
à la RAR
Considérons maintenant l'importance du milieu interne.
Nous avons vu que l’évolution caractéristique de l'oeuf, c'està-dire la constitution bioplasmatique des cellules dérivant de sa segmentation, dépend non seulement de la constitution du bioplasma de l'oeuf, mais aussi de celle de son deutoplasma, :$ c’est-à-dire de son milieu interne. D'où l’on comprend que y le changement de celui-ci doit entraîner un changement dans 4 son évolution. site
Ce qu’on dit pour l’oeuf, on peut le répéter pour l'évolution de toutes les cellules. |
Si donc, pour nous en tenir toujours à l’exemple cité de l'or= gane O, les cellules qui le forment ont une constitution bio= plasmatique et, par suite, une différenciation histologique à déterminée, c'est que non seulement elles dérivent originairement d’une cellule d’une constitution bioplasmatique, elle aussi, déterminée, mais que le milieu interne, servant à l’assimilation de ces cellules, est, lui aussi, d’une composition | chimique fixée. R "
Or, tant que ce milieu interne n’a pas changé, la régénération de l’organe pourra se faire, pourvu, bien entendu, qu'il existe des cellules capables de cette régénération, d’après ce Fe que nous venons de démontrer. Mais si, lors de l’exportation de l’organe, le milieu interne n’est plus parfaitement égal à celui dans lequel la formation de cet organe avait eu lieu, F rien de plus naturel que la régénération ou bien ne puisse É plus se faire, ou bien qu’elle aboutisse à la production d’un organe qui ne soit pas parfaitement identique à l’autre.
Dans toutes ces considérations, nous n'avons jamais tenu compte de la forme de l'organe. Il nous reste donc à examiner la régénération au point de vue morphologique.
Quelle est la cause de la forme déterminée d'un organe? Evidemment, la forme, la structure, et la disposition des élé- 4
baton histologique des eléments. Mais la disposition est 5, en relation étroite avec les conditions mécaniques dans les-
tnoes se trouve l'organe lors de sa formation. C’est un phé- | nomène que l’on peut constater très souvent dans l’étude de
l’ontogénèse des animaux, que les lois qui règlent la formation
d'un organe au point de vue morphologique, peuvent se ra-
mener à des lois mécaniques, dépendant de la pression et de l'adhésion des éléments de ces organes ou des autres organes
environnants. On comprend donc que, si ces conditions mécaniques spéciales n’existaient pas, l'organe en question ne prendrait pas sa forme caractéristique, bien que les éléments qui les constituent eussent acquis, par leur évolution, la forme et la structure voulues.
Or, si la régénération d’un organe quelconque a lieu dans des conditions mécaniques égales à celles qui existaient lors de sa formation, rien de plus naturel que l’organe régénéré soit égal, au point de vue morphologique aussi, à l’organe exporté. Mais si les conditions mécaniques ne sont pas parfaitement les mêmes, on concoit facilement que la régénération
ne puisse aboutir à la formation d’un organe morphologi-
quement identique.
C’est, je crois, dans l'absence de ces conditions, qu’on doit chercher l'impossibilité de la régénération morphologique de certaines parties dans quelques animaux. Dans ces cas, nous pourrons en effet constater que ce n’est pas la régénération
histologique qui manque; car les tissus restants ont le pouvoir
de donner origine à d’autres cellules d’une différenciation histologique égale à celle des éléments exportés. Mais ces éléments
__ne se disposent plus de la même manière qu'auparavant, alors
qu'avait eu lieu la formation primitive de l'organe que nous considérons.
Certes, la connaissance exacte de ces conditions mécaniques est très difficile, et parfois même impossible. L'interprétation
pas que le principe et la cause du ppt ne no les ïe mêmes que dans les autres cas, tels que je viens de l'exposer. |
De même que les autres phénomènes de l’ontogénèse, pe de la régénération constituent autant de problèmes complexes qu'il faut résoudre tour à tour, à mesure qu’ils se présentent, suivant les organismes que l’on considère et après la con-
naissance exacte, autant que possible, des conditions dans les-
quelles ils s’accomplissent. A D'ailleurs, ce n’est pas la solution de chacun de ces pro-" blèmes que nous devons rechercher dans ce travail, mais la cause et le principe fondamental qui régissent et provoquent les phénomènes de régénération et nous permettent d’en donner une explication: ce que j'espère avoir démontré dans ce chapitre, en partant du développement monodique, base essentielle du développement ontogénétique.. |
En resumé, nous pouvons conclure:
1° La régénération est un phénomène possible dans lous les organismes.
2 Elle n'est pas une facullé plus ou moins finaliste ou providentielle, possédée par les élres en prévision des exigences de leur existence. Elle n’est qu'une conséquence directe, naturelle et inévitable du mode méme de leur développement el de leur constilulion.
3 La régénération est une conséquence du développement inonodique, que nous avons posé corne base des phénomènes onlogénéliques. Elle n'est donc qu'un épisode de l’onlogénèse.
CHariTRe XVI.
L'’ontogénèse des végétaux.
OMMAIRE: Analogis de développemeat entre les animaux et les végétaux —
Parallèle entre l’oeuf des animaux et l’oenf des plantes — Importance de la membrane dans la segmentation de l’oeuf et des cellules végétales — Possi- bilité d’une explication de l'ontogénèse des plantes par le développement
# | monodique — Le développement cyclique dans le développement ultérieur des plantes.
4 L'interprétation que je viens de donner de l’ontogénèse des Le animaux peut aussi être appliquée à l’ontogénèse des végé- taux. Cela d’ailleurs ce conçoit facilement, vu que les phéno-
#4 mènes fondamentaux sont à peu près les mêmes dans ces deux.
| règnes de la Biologie.
# L'oosphère fécondée, l'oeuf des plantes correspond substan-
N+ toplasma qui, comme nous le savons, n'existe pas dans les
végétaux, où cependant il est prés nl par des matériaux nutritifs du sac embryonnaire, ou bien par des substances È “spéciales: albuminoïdes, amidon, sucre, etc., dont se remplisà sent les cellules du suspenseur, ou bien encore par d’autres substances inconnues que les rameaux filiformes du suspenseur puisent parfois directement dans le placenta. Quoi qu’il en soit, toujours est-il que l'oeuf accomplit sa segmentation par des cytodiérèses successives et, par suite, par des assimilations préalables dont les materiaux nécessaires sont fournis par l'individu producteur de l'oeuf, tout à comme dans la segmentation de l'oeuf des animaux. É La formation du suspenseur ne complique nullement le phénomène fondamental, vu que, dans mon interprétation, l’origine
pe De
= tiellement à l'oeuf des animaux, sauf, bien entendu, le deu--
La OR LA ta