‹ Les problèmes de la vie. Essai d'une interprétation scientifique des phénomènes vitaux (volume 2)Chapitre 26 sur 87 · HO -0-0H · texte numérisé non relu

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Cette molécule sera donc polymère de celle de l’acide acé-

Ainsi nous voyons très clairement, par cet exemple hypo- . thétique, que l'orientation des atomes dans leur enchaînement . est la cause efficiente du dédoublement moléculaire.

- Si donc la biomolécule trouve des difficultés dans l’accom- 7 plissement de son développement autogénétique, ces difficultés seront dues moins à la simple assimilation, c’est-à-dire à . l’adjonction d’autres atomes allant jusqu’à doubler ceux qui 4 la constituent dès son origine, qu’à l'orientation des atomes

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première. L’accomplissement du développement autogénétique sera donc en étroite dépendance de la structure de la biomolécule et de la constitution chimique des substances nutritives.

Ainsi, dans notre exemple de la vie artificielle de l’acide acétique, le dédoublement de la molécule du méthyléthylkétone par l’oxydation dépend de sa structure. Cette dernière à son tour dérive de la structure moléculaire du chlorure d’acétyle, et celle-ci encore de la constitution de la molécule d’acide acétique. Le phénomène du dédoublement est donc dépendant de la structure moléculaire de l'acide acétique.

Mais l’acide acétique ne se serait pas transformé en chlorure d’acétyle, sans l’action du perchlorure de phosphore ou d’un autre corps analogue. Le chlorure dacétyle ne serait pas devenu méthyléthylkétone sans l’action du zinc-éthyle ou d’autres corps semblables, lui permettant d’assimiler le ra-

CH; dical 1 CH.

En conclusion: la biomolécule peut bien avoir dans sa constitution même la potentialité de son développement autogénétique, mais l’accomplissement de celui-ci dépendra de la structure des groupes atomiques que les substances nutritives pourront fournir à la molécule vivante.

Cela étant posé, on comprendra aisément que le développement autogénétique sera d'autant plus diflicile que la complexité de la biomolécule sera plus grande. La biomolécule étant très compliquée, les réactions assimilatrices seront aussi très complexes et très nombreuses, et, comme le nombre des atomes à doubler est grand, les substances nutritives devront être, elles aussi, assez compliquées pour présenter à la biomolicule les groupes atomiques complexes qui sont nécessaires à son développement.

Telle est, je crois, la raison probable de la rareté de ce mode de développement dans la nature. Il n’y à en effet que quelques organismes, parmi les plus simples, qui nous le présentent. Tels sont par exemple les microcoques, les macro-

coques, les bactéries etc. En outre, nous voyons que l'existence de ces mêmes organismes est étroitement liée à un milieu nutritif bien déterminé et généralement constitué par des substances à constitution chimique très complexe, telles que les liquides organiques ou les autres composés dérivés des êtres supérieurs.

Nous n’avons considéré, jusqu'ici, que le développement autogénétique. Mais la variété extraordinaire des phénomènes biologiques naturels nous force à ne pas négliger tous les autres développements théoriquement possibles. Il faut donc passer à l'examen des autres développements qu’une biomo-

. lécule, quelle qu’elle soit, peut présenter en dehors du déve- . Joppement autogénétique.

Soit, par exemple, une biomolécule a’ différente de a, et capable d’assimiler. Supposons que cette molécule ne puisse pas, après l’assimilation, se dédoubler en deux biomolécules a «a; alors, de deux choses l’une: ou le dédoublement donnera deux biomolécules égales entre elles et différentes de la première, ou bien les deux biomolécules résultantes seront différentes de la première et différentes entre elles.

— Considérons avant tout le premier de ces deux cas et sup-

posons que la biomolécule 4’, après l'assimilation, puisse se -dédoubler en deux biomolécules ee’. Si nous marquons par les lettres D’, c’, d’ les phases différentes de sa constitution jusqu'à la phase M” qui précède immédiatement la division, nous pourrons représenter ce deuxième mode de développe- -ment dans le schéma suivant.

SEL. DR. Hs FA CARRE M'—=e+e

J'appellerais ce mode de développement: « développement Diomoléculatre homogénétique ».

Ie Nous pouvons supposer que les deux biomolécules e’ puissent également assimiler, se transformer et aussi se dédoubler, en “donnant naissance à d’autres biomolécules, qui, à leur tour, pourront encore assimiler et se diviser etc. Mais si nous n’ad-

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