‹ Les problèmes de la vie. Essai d'une interprétation scientifique des phénomènes vitaux (volume 2)Chapitre 27 sur 87 · EVEREST FRS TA · texte numérisé non relu

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mettons pas que les biomolécules €’, après une série plus où moins longue de transformations et de dédoublements, puissent régénérer des biomolécules de la même constitution que la molécule primitive a’, celle-ci ne devra pas être appelée une biomolécule. Les réactions assimilatrices ne sont caractéristiques de la vie, qu’en tant qu’elles donnent comme résultat final la régénération de la molécule qui a été leur point de départ. Sans cela, elles ne seraient que des réactions de la matière brute, qui va, elle aussi, en se transformant sans cesse, ainsi que nous le savons.

Il faut donc, pour que la molécule 4’ puisse être regardée comme une biomolécule, qu'au moins une des deux biomolécules résultant de son dédoublement ait la faculté de la régénérer. Mais, comme ces deux biomolécules e’ sont égales, nous ne pouvons accorder cette faculté à l’une sans l’accorder implicitement à l’autre. Les biomolécules e’ auront donc toutes les deux la propriété de régénérer la biomolécule 4/.

Je supposerai, pour plus de brièveté, que cette régénération ait lieu après un autre développement biomoléculaire, par lequel les biomolécules e', se transformant en 7”, g, W, N',se dédoublent enfin chacune en deux biomolécules @':

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on voit, par ce schéma, que le cycle évolutif biomoléculaire est fermé. En effet la biomolécule 4’, après une série de transformations est revenue à sa constitution primitive, représentée par quatre autres molécules 4’.

Dans ce cas, le cycle évolutif biomoléculaire est done constitué de deux développements homogénétiques. Mais, si l’on suppose que la régénération de la biomolécule primitive ne se fait qu'après plusieurs développements, le cycle évolutif sera composé de plusieurs développements biomoléculaires. Il importe de remarquer, en tout cas, que, bien différemment de ce qui à lieu dans le développement autogénétique, le cycle

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: évolutif ne sera jamais constitué d’un seul dèveloppement. Au contraire, il comprendra toujours au moins deux développements homogénétiques. , L'examen du développement homogénétique nous porte encore à des considérations sur la multiplication et la repro- duction.

Nous avons vu que, dans le développement autogénétique, la reproduction à lieu en même temps que la multiplication. . Dans le développement homogénétique, au contraire, la multi- plication et la reproduction sont deux phénomènes bien distincts l’un de l’autre et qui s’accomplissent en des temps différents. | En effet, la véritable reproduction de la biomolécule n’a … lieu que lorsque la biomolécule, après une série plus ou moins … longue de développements homogénétiques, arrive à se régé- . nérer en fermant ainsi son cycle évolutif. Mais il ne faut pas oublier que, à la fin de chacun de ses développements, qui mar-

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quent les étapes de son cycle évolutif, il y a toujours un - dédoublement, et par là même une duplication du nombre des … biomolécules.

5 Ainsi, dans notre cas ci-dessus considéré, à la fin du pre- … mier développement homogénétique, de la biomolécule 4’ sont — dérivées deux biomolécules €’, qui, à leur tour, ont régénéré “ quatre biomolécules 4’. Dans la reproduction, la biomolécule

… primitive s’est donc quadruplée.

f Cependant il faut remarquer qu’en réalité il n’y a pas eu, 4 dans la reproduction, une vraie multiplication par 4 de la biomolécule primitive. Cette multiplication est le résultat de deux duplication, (2 X 2 = 4), dont l’une a suivi le premier 4 développement homogénétique en donnant, d’une seule biomolé- …cule a’, deux biomolécules e’, et dont l’autre est l'effet du . second développement.

A la suite du premier développement, il n’y a donc pas la reproduction, mais bien la multiplication des biomolécules. se On comprend d’ailleurs aisément que, si nous supposons le

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