MES CHER
Le développement hétérogénétique est sans aucun doute le plus fréquent et le plus commun dans la nature, parce que, son accomplissement est très facile. Nous verrons plus loin, lorsque nous traiterons de la différenciation autogénétique, * quelle est son importance dans ce phénomène dont on peut 1 le considérer comme la base et la cause première.
Passons maintenant à quelques considérations chimiques, qui nous permettront de comprendre la nécessité d’une série de plusieurs développements biomoléculaires, pour l’accomplissement des modes de développement homogénétique et hétéro- « génétique.
Les propriétés d’un composé quelconque ne dépendent pas moins du mode d’enchainement des atomes de sa molécule que du nombre et de la qualité de ces atomes. La reproduction, nous l’avons vu, ne consiste pas seulement dans la production de biomolécules ayant le même nombre d’atomes que les biomolécules primitives, mais dans une véritable régénération de ces biomolécules, avec toutes leurs propriétés, et par conséquent avec le même enchainement de leurs atomes.
Il s'ensuit donc que les biomolécules génétiques, pour arriver à l'achèvement du cycle évolutif, auront à remplir ces deux tâches: 1° doubler le nombre de leurs atomes; et c’est l'assimilation des atomes; 2 les disposer dans le même enchaînement que celui qu’ils avaient dans la biomolécule primitive; et c’est l’arrangement des atomes.
Or, ce sont là deux phénomènes qui ne peuvent s’accomplir dans le même temps.
Le premier, l’assimilation des atomes, est assurément le plus simple. Les biomolécules, soit à cause de leur instabilité, soit à cause de la composition chimique des substances nutritives, ne rencontrent pas de grandes diflicultés pour s’adjoindre les atomes dont elles ont besoin afin de doubler le nombre de ceux qui les constituent primitivement. Elles peuvent même assimiler un nombre d’atomes encore supérieur.
gra 14 que les st sont plus complexes. De Ià la néëssité de plusieurs développements biomoléculaires par lesels les biomolécules àrrivent peu à peu à l’arrangement voulu. ‘2 - Fixons et concrétons nos idées sur un exemple, et indiquons nombre des atomes des molécules par des chiffres et leur mode d’enchainement par des lettres. Soit donc une biomoléle génétique constituée de 20 atomes, disposés selon l’en- Doro æ: nous la représenterons par 204.
Dans le premier développement biomoléculuire, elle pourra similer d’autres atomes jasqu ’à en posséder 46. Elle se dijisera ensuite, et, le dev eloppement étant hétérogénétique, on obtiendra deux biomolécules, dont l’une présentera, par ex emple, 22 et l’autre 24 atomes.
-Négligeons la première de ces deux biomolécules, que nous juvOons supposer une biomolécule somatique, et considérons 1 seconde, qui, au contraire, sera la biomolécule génétique. S 24 atomes de cette biomolécule auront un enchaînement nous pourrons HGHeErD ar £,et la biomolécule nouvelie sera: 2 # #4 un second développement biomoléculaire, cette nou- “elle biomolécule pourra, à son tour, arriver par l’ assimilation usqu'à être constituée de 56 atomes, et, après le dédoublement, le nous donnera deux biomolécules, dont l’une, supposée soma- Hic 4 de 26 atomes et l’autre, génétique, de 30 atomes. Les tomes de celle-ci auront une disposition y et la molécule génétique nouvelle sera indiquée par 307.
Par un troisième développement, cette dernière arrivera | atomes et se scindera en deux biomolécules, dont l’une, wénétique, aura 32 atomes, avec un enchainement ®. Nous idiquerons par 329. :
Ainsi, la biomolécule primitive 20% aura acquis, à la fin e chaque développement, une constitution différente, qui Ourra la rapprocher de plus en plus de la structure néces-
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