‹ Les problèmes de la vie. Essai d'une interprétation scientifique des phénomènes vitaux (volume 2)Chapitre 29 sur 87 · RE TT POP T · texte numérisé non relu

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assimilation, et les lettres 0”, w” indiquent deux biomolécules « que je suppose, elles aussi, impuissantes à régénérer la biomolécule primitive.

On voit immédiatement que, dans le développement hétérogénétique, aussi bien que dans le développement homogénétique, « le cycle vital est composé d'au moins deux développements i biomoléculaires. Mais il y a lieu de distinguer ici deux sortes de biomolécules: les unes, qui sont aptes à régénérer la biomolécule primitive, après une série plus ou moins longue de développements biomoléculaires; les autres, qui n’ont pas cette faculté. J’appellerai les premières, « biomolécules génétiques »; les secondes, « biomolécules somatiques (1) ».

Les biomolécules génétiques seules revienment donc, après une période vitale plus au moins longue, à leur point de départ. Elles ne périssent jamais ; elles sont immortelles. Les biomo- ; lécules somatiques, au contraire, ne reviendront jamais à leur point de départ. Elles seront destinées à périr; elles sont mortelles:

On pourrait m’objecter que, puisque les molécules somatiques ne régénèrent pas la biomolécule primitive, elles ne peuvent pas être appelées des biomolécules. Je répondrai que, tout impuissantes qu’elles sont à la reproduction, elles peuvent \ néanmoins assimiler et vivre. Ne pouvons-nous pas supposer, par exemple, que les biomolécules 0” w”, bien qu’incapables de régénérer d”, puissent arriver, par l'assimilation, à se diviser | en deux autres biomolécules 0” w”?

(1) On pourrait encore considérer un autre développement, que j'appellerais « développement auto-hétérogénétique », par lequel la biomolécule ‘ se divise en deux biomolécules, dont l’une est égale à la biomolécule primitive et l’autre différente.

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Mais on voit aisément que, dans ce cas, la biomolécule e”” peut être envisagée comme une sécrétion de la biomolécule a”. Elle n’est en effet qu'une molécule qui s’est détachée de la biomolécule primitive.

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/ 2 É J'aurai d’ailleurs occasion de revenir sur cette question, Jar sque je traiterai de l’ontogénèse et de la reproduction, et j'espère que ces relations entre les biomolécules génétiques et les biomolécules somatiques seront alors mieux expliquées. CN Appliquons maintenant ces deux derniers modes de dévea loppement aux organismes, et voyons par quelle différence entre leurs phénomènes vitaux ils se rendront évidents. Si.un organisme, quel qu’il soit, est constitué par des bio- . nolécules qui puissent suivre le développement homogéné-

cules somatiques; et la reproduction se fera par le corps entier e l'organisme.

Le nombre des biomolécules se doublant après chaque

tant plus nombreuses que les développements auront été eux-

mêmes plus nombreux, ainsi que nous l’avons démontré (N— 2"). "=

… La réproduction ne sera pas une simple scission, mais une véritable sporulation, sans aucun reliquat (1).

… Mais, si nous supposons que les biomolécules constituant . un organisme suivent le mode de développement hétérogéné-

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