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a, b, €, d, e, [ Soient suffisantes, à elles seules, pour constituer un système symbiotique, tandis qu'avec les biomolécules g, h,1,k,l,m le système n’est possible que si celles-ci sont en nombre double. C’est une notion élémentaire, que tout système symbiotique ne peut être bien défini qu'en indiquant, non seulement la nature, mais encore le nombre de ses éléments.
Nous dirons donc que, le développement biomoléculaire étant homogénétique, la division du biomore n’est pas toujours une conséquence nécessaire de l’assimilation. Cela dépendra de la nature des biomolécules dérivées du dédoublement: si celles-ci forment un seul système symbiotique, le biomore
s’accroitra, mais il ne se divisera pas; si, au contraire, elles
constituent deux systèmes symbiotiques, leur orientation pro-
duira la division du biomore en deux autres biomores égaux entre eux et différents du premier.
* Ces considérations et ces mêmes conclusions peuvent être,
à plus forte raison, appliquées au développement hétérogéné-
tique.
Je ferai remarquer ici — ce que d’ailleurs le lecteur pourra facilement comprendre — que, d’après les principes que je viens d'exposer, ia division du biomore n’en aura pas moins lieu, quels que soient la nature, le nombre et l’arrangement de ses biomolécules.
* Quant à la division d’une biomonade, elle n’est pas essentiellement différente de la division des biomores.
La biomonade, nous le savons, est un système symbiotique de biomores; elle est donc déterminée par la nature et le nombre de ceux-ci. Lorsque, l'assimilation ayant doublé le nombre des biomolécules, les biomores se seront divisés, le système des biomores sera aussi doublé, et l’orientation des biomores qui pourra suivre provoquera naturellement la division de la biomonade en deux autres.
Pour cela nous n'avons qu’à admettre la réalisation de ces
deux conditions:
1°) que les biomores constituant la biomonade jouissent d’une certaine mobilité;
2) qu'ils exercent une attraction réciproque, en raison de leur constitution chimique, ainsi que nous l’avons supposé pour les biomolécules dans le biomore.
Or la première de ces conditions n’est assurément pas contestable. Comme les biomores sont plongés dans le liquide interbiomorique, ainsi que nous venons de le voir, il est bien évident qu'ils pourront s’y déplacer librement. D'ailleurs nous pouvons constater cette mobilité des biomores dans toute sorte de bioplasma, même avec l'observation directe. Nous en avons une preuve très démonstrative dans le mouvement intérieur du protoplasma.
Quant à la seconde condition, quoique sa constatation directe et positive ne soit pas possible, rious ne pouvons cependant douter qu’elle soit aussi réalisée. Nous pouvons même nous convaincre de son existence par des raisonnements tres logiques, pour peu que nous songions à la constitution physique du bioplasma. |
En effet, si les biomores sont mobiles et s'ils sont plongés | dans le liquide interbiomorique, comment expliquer leur réunion en des masses de dimensions et de forme définies, si nous d’admettons pas leur attraction réciproque? D'ailleurs nous pouvons même constater, par l’observation microscopique, que la disposition des biomores dans le bioplasma n’est pas indifférente. Elle est au contraire bien déterminée; et c’est précisément cette disposition qui donne aux diverses parties des biomonades et des cellules leur forme caractéristique. Or, sans l’attraction réciproque des biomores, cette disposition et, par suite, la forme de ces parties ne seraient pas explicables.
Si nous admettons que les particules de l’eau sont réunies
hésion; si nous admettons que la formation et l’accroissement des cristaux sont dus à l'attraction qu’exercent les particules
à | | ; entre elles par l’attraction que nous appelons force de co- $ cristallines, ainsi que les expériences l'ont démontré, pourquoi à
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devrions-nous refuser aux particules vivantes les propriétés que nous accordons aux particules brutes? Pourquoi n’admettrions-nous pas que les biomores s’attirent eux aussi? L'existence de cette attraction biomorique ne saurait donc être mise en doute; mais c’est sur la cause qui la provoque que toute discussion est ouverte.
Je ferai pourtant remarquer ici que, quelle que soit cette cause, la division ne s’en fera pas moins, pourvu qu’on accorde aux biomores une attraction et, par conséquent, un arrangement quelconque entre eux. Cependant je crois qu’il est possible de donner une explication satisfaisante de cette attraction par l'interprétation qui va suivre, et cela sans recourir à des forces spéciales. Nous y trouverons même aussi une explication très naturelle et scientifique de certains phénomènes dont la cause n’a pas été connue jusqu'ici.
Nous avons vu, dans le chapitre IV, que, d’après les distinguës chimistes BEerRTHOLLET, KékuLé et Meyer, la force de cohésion n’est très probablement que le résultat de l’attraction que les atomes des molécules exercent en dehors de celles-ci. S'il en est ainsi, la direction et l’intensité de l’attraction intermoléculaire dépendra naturellement de la nature et de la disposition des atomes, c’est-à-dire de la constitution de la molécule. Celle-ci variant, la direction et l’intensité de l’attraction varieront aussi, et, dès lors, l’arrangement des molécules subira des changements.
Or, si nous supposons que, dans la substance vivante, l’attraction des atomes ne s'exerce pas seulement entre les biomolécules qui forment les biomores, mais aussi entre les biomores mêmes, nous aurons là une explication de l'attraction et de l’arrangement de ceux-ci. On comprendra d’ailleurs que la direction et l’intensité de l'attraction seront liées par des … rapports très étroits à la constitution chimique des biomores. L’arrangement de ces derniers dépendra donc de la nature des biomolécules qui forment les biomores.
C’est un fait positif, et constaté par les observations mi-
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croscopiques, que les cristaux se forment par l'agrégation de particules cristallines qui s’attirent réciproquement. Cela est bien visible, par exemple, dans la cristallisation du soufre, où l’on à pu constater que la formation des cristaux est précédée de celle de particules très fines de soufre, qui, par une attraction réciproque, se juxtaposent de manière à constituer l'individu cristallin. D'autre part on ne peut douter que cette attraction ne soit due à la nature chimique des particules. S'il en était autrement, comment pourrait-on expliquer la formation des cristaux par des particules de la même espèce, dans un liquide qui contient des particules d’espèces différentes?
Or, si ces particules brutes s’attirent réciproquement en raison de leur nature chimique, ainsi que nous pouvons le constater, pourquoi ne devrions-nous pas admettre que les particules vivantes s’attirent, elles aussi, par le même principe? Je crois qu'il n’y a pas de raisons qui s'opposent à cette hypothèse!
L’arrangement des biomores dans une biomonade peut donc être comparée parfaitement à l’arrangement des particules, dans les cristaux. Cependant il y a une différence très marquée entre ces deux arrangements.
En effet, si l'intensité et la direction de lattraction sont étroitement dépendantes de la nature chimique des particules, il est bien évident que l’arrangement des particules cristallines ne changera pas, tant que leur constitution chimique ne subira pas de variation. Toute cristallisation est donc un arrangement d’une certaine stabilité.
Au contraire, comme les biomolécules, par l’assimilation, subissent sans cesse des changements dans leur structure, l'intensité et la direction de l’attraction des biomores varieront aussi et, par là même, la disposition de ceux-ci changera. Toute biomonade est donc un arrangement des biomores d’une erande instabilité. l
Dès lors, on comprend facilement que les biomores, tant que l'assimilation s’accomplit, doivent se déplacer continuellement
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dans la biomonade. Il y aura donc, dans le bioplasma, un mouvement de ses particules dans le liquide interbiomorique ; mouvement qui sera en relation directe avec l’activité assimilatrice des biomolécules.
Voilà, je crois, une explication très probable et très scientifique de l’origine des mouvements intérieurs bioplasmiques, bien connus des Biologistes, qui n'avaient pas été expliqués jusqu'ici. Ils sont une conséquence nécessaire et directe des réactions assimilatrices des biomores. Aussi, nous pouvons comprendre très facilement pourquoi ces mouvements s’accélèrent sous l’action de la chaleur.
On sait, en effet, que, dans certaines limites, les réactions de l’assimilation, comme d’ailleurs toute autre sorte de réactions chimiques, sont favorisées par une élévation de la température, sous l'influence de laquelle elles s’accomplissent plus facilement. Les déplacements des biomores, qui sont la conséquence de ces réactions, seront donc d’autant plus vifs que les changements chimiques seront plus favorisés par la chaleur.
L’attraction des biomores, en raison de leur nature chimique, étant admise, revenons maintenant à la division de la biomonade.
Supposons donc qu’une biomonade, telle qu’elle est représentée par la fig. 1, soit constituée de plusieurs biomores. La nature chimique de ceux-ci, à l’instant même où cette biomonade a pris origine par division d’une autre biomonade, c'est-à-dire avant que toute assimilation soit commencée, est indiquée par des lettres, par des chiffres et par un pointillé. Supposons encore que ces biomores, tant qu’ils ne changent pas de constitution chimique, aient une disposition rayonnante dans la biomonade, dont le biomore pointillé occupe le centre (1).
(1) Je fais remarquer que les lignes noires n’ont d’autre but que de rendre plus visible la structure rayonnante, et de faire mieux distinguer, dans les figures suivantes, les biomores orientés de ceux qui ne le sont pas encore,
Aussitôt que cette biomonade aura pris origine par division |
d’une biomonade précédente, les conditions étant favorables, l’assimilation commencera, et les biomores, Subissant par là des changements dans leur nature chimique, se déplaceront et se disposeront entre eux selon la-direction et l’intensité de leur nouvelle attraction réciproque. La structure rayonnante de la biomonade aura donc complètement disparu, et les biomores, sans cesse en mouvement dans le liquide interbiomorique, se grouperont de telle sorte qu’ils donneront à la bio monade des structures successivement différentes.
Quand les biomolécules auront achevé leur développement, que je suppose autogénétique, elles se diviseront en deux biomolécules égales à la première. Le dédoublement des biomolécules sera aussitôt suivi de leur orientation, qui produira la division autogénétique des biomores.
Ceux-ci étant divisés, la biomonade aura acquis un volume double du premier, et le nombre des biomores constituants sera aussi doublé.
La fig. 2? représente la biomonade de la fig. L après la période du développement biomoléculaire, c’est-à-dire à l’instant même où les biomores se sont divisés. On voit que leur arrangement est très différent de ce qu’il était à leur origine,
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