‹ Les problèmes de la vie. Essai d'une interprétation scientifique des phénomènes vitaux (volume 2)Chapitre 51 sur 87 · RE TT · texte numérisé non relu

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particule vivante, n’est pas substantiellement différente de la division d’une molécule. Il n’est nullement nécessaire de faire intervenir aucune force spéciale pour expliquer cette division. L’attraction même qui unit les biomolécules dans le biomore,

pendant la période d’assimilation, est suflisante pour pro- . yoquer la division. L’assimilation produit le développement autogénétique des biomolécules ; le dédoublement de celles-ci . double le nombre des biomolécules du biomore:; l’attraction ré- È ciproque biomoléculaire qui régit le système des biomolécules provoque l'orientation de celles-ci, selon leur nature, c’est-à- . dire selon l’arrangement qu’elles avaient à leur origine, et, comme le système biomoléculaire est maintenant double, il y - aura simultanément deux orientations. Celles-ci achevées, il y aura naturellement deux systèmes biomoléculaires, l’un indé- - pendant de l’autre, c’est-à-dire qu’il y aura aussi deux biomores. Le premier biomore se sera donc divisé en deux autres.

Passons maintenant à l'examen des phénomènes qui suivront le développement biomoléculaire, lorsque celui-ci est homogénétique ou hétérogénétique.

Si le développement biomoléculaire est homogénétique, les biomolécules @, b, ce, etc. donneront origine, en se dédoublant, chacune à deux autres biomolécules semblables entre elles, mais différentes des premières. Ainsi, de la biomolécule «, dériveront, par exemple, gg; de b, hh; de c, ti; de d,kR; de e, ll; de f; rm. À ce moment le biomore peut être représenté par le schéma suivant:

() PDT

a Re Alors, deux cas seulement sont possibles: où bien les biomolécules nouvelles constituent, par leur ensemble, un seul système symbiotique biomoléculaire, c’est-à-dire un seul biomore, ef alors il n’y aura pas de division, quoique les biomolécules se soient dédoublées et que leur nombre soit double; ou bien les biomolécules forment deux systèmes symbiotiques, et alors leur orientation comencera aussitôt que leur dédoublement se sera fait, et la division du biomore suivra nécessairement.

La possibilité de former un seul ou bien deux systèmes symbiotiques dépendra évidemment de la nature spéciale des

biomolécules nouvelles, et par conséquent des rapports qu’elles.

peuvent contracter réciproquement. Ces rapports, nous ne pouvons pas les connaitre, parce qu’ils sont étroitement liés à la structure des biomolécules et à leurs propriétés: conséquemment, nous ne pouvons pas prévoir si la division suivra ou non.

Il faut remarquer que, quoique les biomolécules, dans le biomore du schéma (5), soient, deux à déux, égales entre elles, la constitution d’un seul système symbiotique n’en est pas moins possible. En supposant, ainsi que je l’ai fait dans le chapitre IV, que le biomore soit formé de biomolécules différentes, je n’exclus pas absolument qu’il puisse y avoir aussi des biomolécules égales entre elles.

Nous pouvons, par exemple, supposer que les biomolécules

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