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… Les cas intermédiaires peuvent être facilement résolus d'après ces deux solutions.
E: C'est dans la solution de ce problème qu'on trouve l’explication du phénomène observé par ZIEGLER, dans ses expé- Pinces sur la segmentation des œufs des Oursins.
N Il à vu que, dans un agrégat de 16 cellules résultant de De là segmentation de l’œuf, le fuseau de division des cellules à périphériques se plaÇçait dans une direction tangentielle, ainsi qu'on peut le voir par la fig. 27, que j'emprunte au travail de ZTEGLER (1).
pe. Ce phénomène ne s’accorde ni avec la loi empirique de PFLUEGER ni avec celle de BRAEM, empirique elle aussi et presque téléologique. 2 PE En effet, suivant la loi de PFLUEGER, le fuseau devrait se | placer dans la direction de la plus petite résistance, c’est-à-dire dans une direction radiale et, par conséquent, perpendiculaire
7 celle qui a été constatée par Z1EGLER. De même, suivant la loi “de BraAEn, il devrait se placer dans une direction telle que le développement ultérieur de la cellule et de ses produits püt avoir plus de jeu. Or, il est évident que, s’il en était ainsi, | les fuseaux des cellules périphériques ne devraient pas être | tangentiels mais radiaux, afin que, le plan de division étant s perpendiculaire à l’axe du fuseau, les cellules filles se trouvas-
sent en condition de pouvoir se diviser plus facilement dans les ; LS ultérieures.
Pour nous expliquer la direction tangentielle du fuseau
de ces cellules périphériques, nous n’avons qu’à appliquer la S olution que je viens de donner du problème de l’adhésion.
Ainsi que ZIEGLER l’a observé, les 16 cellules filles, qui dé- ë rivent des 8 cellules mères préexistantes, ont une forme ronde l'instant même où la division vient de s’achever (c’est la
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É = — - EPCL) ZieGLER H. E. — Ueber Furchung unter Pressung. Verhand. d. $ Anatom, Gesellsch., 1894, p. 132.
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constatation réelle de la 27° loi rationnelle de la cytodiérèse); % mais elles perdent bientôt cette forme, à cause de l'adhésion « qui les unit, en produisant une déformation de leur corps et ; une surface aplatie d'adhésion. C’est ce qu’on peut voir par F la fig. 27. 1
Le lecteur pourra aussi constater, dans cette même figure, . que les droites, qui marquent les surfaces d'adhésion des cel-" lules périphériques et qui représentent les diamètres de ces « surfaces, sont de beaucoup plus longues que les . du diamètre « des cellules, avant leur déformation. Le fuseau devra donc, suivant la solution du 4 problème de l’adhésion, se placer dans une «
et le plan de division sera nécessairement perpendiculaire à cette surface.
Il y a donc une concordance parfaite
entre les résultats théoriques de la solution de ce problème et les résultats pratiques de l'expérience.
C'est aussi dans le même travail de ZIEGLER, mentionné ci- | dessus, que nous trouvons une constatation expérimentale de la loi 20°, de la parfaite mobilité du fuseau dans la cellule, « et de la rotation (telle que je viens de la décrire dans la solution de ce problème) que le fuseau exécute sous lPaction 3 de l’adhésion.
Dans les résultats de ses expériences, ZIEGLER à trouvé une preuve de l'exactitude de la loi d’HerrwiG, que le fuseau se place dans la direction de la plus grande masse de protoplasma. Cela est très vrai, mais je répéterai ici ce que j'ai fait remarquer lors des problèmes de la pression (pag. 211). L’adhésion agit sur la cellule en l’aplatissant, et par conséquent 4 en produisant le même phénomène que la pression. Le diamètre de la cellule diminue donc dans la direction perpendiculaire à la surface d'adhésion, et il s’accroit au contraire dans la direction parallèle à celle-ci. IL s'ensuit que la plus grande
direction parallèle à la surface d'adhésion, «
à Riche à CERN RFC Le PE FA
masse de protoplasma se place dans cette même direction, et, comme l'adhésion, ainsi que je viens de le démontrer, fait tourner le fuseau jusqu’à le placer parallèlement à la surface d'adhésion, il est évident que la plus grande masse de protoplasma et le fuseau se trouveront dans la même direction. … Cependant, il faut le remarquer, cette coïncidence de direction m'est pas due à une action quelconque de la masse du protoplasma sur le fuseau: il s’agit ici de deux phénomènes qui sont bien indépendants l’un de l’autre, mais qui sont produits par Ja même cause, c’est-à-dire par l'adhésion.
S VI Action de l’état physiologique des cellules de l’agrégat cellulaire sur la cytodiérèse,
11° PROBLÈME. — Quelle est l’action de l'élat phystologique des cellules d'un agrégat cellulaire sur la direction de leurs cylodiérèses ?
“ SoLUTION. — Si nous considérons une cellule quelconque 4, ‘qui soit entourée d’autres cellules vivantes constituant un agrégat cellulaire, elle sera pressée entre celles-ci ou bien elle leur sera adhérente. En tout cas, l'adhésion, ou la ‘pression, fera sentir son action sur la cellule qui est en train de se diviser, et le fuseau prendra une direction qui sera la résultante de ces actions et que nous pourrons déterminer par es solutions des problèmes précédents, pourvu que l’on puisse connaitre exactement la valeur de la pression ou de l’adhésion. | ) Si, par exemple, nous supposons que les cellules environnantes soient identiques et qu’elles ne changent pas leur volume pendant la cytodiérèse de la cellule #, les pressions que celle-ci Subira seront égales dans toutes le directions et le fuseau prendra, dans la cellule, une position qui sera indifférente à l'égard de la pression, mais qui dépendra naturellement de \ ’action de la position des corpuscules centraux, de la gravité ou de toute autre cause.
Mais, si nous supposons que les cellules de lagrégat cel lulaire soient vivantes, nous admettons implicitement qu’elles accomplissent leur fonctions vitales, c’est-à-dire qu’elles assie milent, et, par suite, qu’elles se divisent. Or, l’assimilationn peut produire un accroissement du volume de la cellule, et, |: si cet accroissement se fait plus tôt dans une cellule que dans les autres, la pression que la cellule & subit de la parts de cette cellule sera évidemment supérieure aux pressions exercées par les autres. Le fuseau lendra donc à se placer» parallèlement à la surface sur laquelle s'exerce lu pression 46“ La cellule qui s'accroît, el le plan de division lendra à étre perpendiculaire à celle Surface. |
J'ai dit que l’assimilation peut produire l'accroissement due volume de la cellule, parce que, dans certains cas, l'assimilation
se fait sans que cet accroissement ait lieu. C’est ce que nous pouvons constater facilement lorsque les substances nutritivesm ne proviennent pas de l’extérieur, mais de l’intérieur mème de la cellule. C’est ainsi, par exemple, que, dans les blasto= ; mères de presque tous les embryons, l'assimilation sé faisant aux dépens des substances vitellines qu’ils contiennent, il n'y a pas d’accroissement de volume, ou du moins, s’il y en à un, il est presque négligeable. En effet, le bioplasma des blastomères « augmente bien son volume pendant l'assimilation, mais SON accroissement est contre-balancé par une diminution Corres= pondante du volume de la substance vitelline, et, par suite le volume total de la cellule, lequel résulte de la somme des s volumes du bioplasma et des substances vitellines, ne subira : pas de changements.
Si maintenant nous supposons qu’une des cellules de l’a=« grégat cellulaire se divise, sa division agira nécessairement sur la cytodiérèse de la cellule «.
En effet, nous savons, par les lois rationnelles 21° et 28° que toute cellule, pendant la cytodiérèse, doit s’allonger sui-M vant l’axe du fuseau et se rétrécir suivant une direction per-« pendiculaire à cet axe.