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Ù En C mentation du groupe blastomérique
b') La tête de l'embryon est dirigée en sens contraire au blastomère tué. Mêmes résultats qu’4) 4’).
C) Le plan de symétrie de l’émbryon fait avec le premier plan de segmentation un angle dont la valeur est comprise
‘entre 0° et 90°.
c) La tête de l'embryon est tournée vers le blastomère tué.
IL faut remarquer que, dans ce cas, le blastomère tué, s’opposant mécaniquement à l'accroissement ultérieur du groupe cellulaire médian, pourra forcer les cellules qui le forment à se séparer en deux parties, et, par suite, le groupe médian présentera antérieurement une bifurcation, dont les limites seront celles mêmes du blastomère tué. On obtiendra donc un embryon avec la région postérieure simple et la région anté-
rieure double.
c') La tète de l'embryon est tournée en sens contraire au
-blastomère tué.
Conclusions analogues aux précédentes, mais l'embryon présentera la région postérieure de son corps double et la région antérieure simple.
2°) Dans l’agrégat de la fig. 3, on tue le blastomère 4 du quadrant G.
La segmentation ultérieure des blastomères c 4 e, se faisant
normalement, donnera lieu à la formation d’un agrégat cellu-
- laire constitué comme celui de la fig. 34 dérivant de la seg-
, Sauf, bien entendu,
la disposition quelque peu différente des blastomères due à la présence du blastomère tué. Achèvement de la segmentation à l'heure normale.
Ici, il faut considérer les cas suivants:
A) Le plan de symétrie de l'embryon coïncide avec le
premier plan de segmentation.
Nous savons qu’il y a coincidence entre le plan de symétrie
de l'embryon et le premier plan de segmentation, alors que le blastomère de la phase limite, souche des cellules du groupe % médian, est tout-à-fait contigu à ce plan, et nous avons vu, à 4 la solution du problème précédent, que, dans ce cas, le dévelop- pement ne peut donner lieu qu’à un demi-embryon. Ici encore, on n’obtiendra donc que la formation d'un demi-embryon, c'està-dire d'un embryon manquant de sa moitié gauche. | 4
Mais comme le blastomère € du quadrant P est survivant, il aura produit, par sa segmentation, de nombreuses cellules, #4 lesquelles constitueront par leur ensemble une partie du Corps
de l'embryon. Celui-ci sera donc seulement un demi-embryon
3 E + 3 A au point de vue morphologique, mais il sera les Fe de l'embryon
entier au point de vue de la masse de son corps. Il pourra même arriver parfois qu'aux dépens des cellules de segmentation du blastomère €, il se développe un embryon entier plus petit que le normal et plus en retard que celui-ci, "4 restant naturellement soudé avec l’autre demi-embryon. B) Le plan de symétrie de l'embryon est perpendiculaire à
au premier plan de segmentation. SR Dans ce cas, la partie antérieure de l'embryon pourra être È tournée vers le blastomère tué ou en sens contraire. 4 b) La tête de l'embryon est tournée vers le premier plan ®
de segmentation. 4 Mèêmes résultats que dans le cas 1°) À) 4).
W) La tête de l'embryon est tournée en sens contraire
au blastomère tué.
Mèmes résultats qu'à 1°) À) a’).
C) Le plan de symétrie de l'embryon fait avec le premier | plan de segmentation un angle d’une valeur comprise entre g 0° et 90°. | c) La tête de l'embryon est tournée vers le blastomère tué. 4 Mèmes résultats qu'à 1°) C) €). Fa c’) La tête de l'embryon est tournée en sens contraire au
Lu
blastomère tué,
PT Cr
Mêmes résultats qu'à l°) C) c’).
3°) Dans l’agrégat de la fig. 3, on tue le blastomère 4 du
quadrant D.
A) Le plan de symétrie de l'embryon coincide avec le premier plan de segmentation.
Mèêmes résultats que dans 2) 2) b et D).
B) Le plan de symétrie de l'embryon est perpendiculaire au premier plan de segmentation. Mêmes résultats qu'à 2°) À).
C) Le plan de symétrie de l'embryon fait avec le premier plan de segmentation un angle entre 0° et 90. .Mêmes résultats qu’à 2) C) cet c). - 4) Dans l’agrégat cellulaire de la fig. 3, on tue le blastomère e, | Dans ce cas, il n’y à qu’un seul résultat, c’est-à-dire la formation de deux embryons, l’un et l’autre de la même grandeur
et soudés entre eux, ou bien par la partie antérieure de leur
corps, ou bien par la partie postérieure.
En effet, comme le blastomère e est tué, le blastomère p à la phase limite de l’évolution de l'oeuf ne pourra se former dans le quadrant 4. Le premier blastomère p paraîtra donc dans le quadrant D à 11 h. 50’ et, par suite, avec retard sur le développement normal; mais 5 minutes après, un autre blastomère y paraîtra dans le quadrant G. Et comme ces blastomères sont séparés l’un de l’autre par le blastomère tué e interposé, il s'ensuit que les groupes cellulaires médians qui
en dériveront seront, eux aussi, nécessairement séparés. D'où
la formation de deux embryons.
Mais si les deux blastomères p se trouvent tout-à-fait contigus, aux surfaces d'adhésion du blastomère tué, avec l’agrégat cellulaire, il s’ensuivra naturellement que chacun de ces deux embryons ne pourra présenter, normalement développée, que la moitié latérale de son corps qui est opposée à la surface d'adhésion au blastomère tué, c'est-à-dire la moitié gauche pour l'embryon gauche et la moitié droite pour l'embryon droit.
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Evidemment, cette séparation des deux moitiès ne pourra s’observer que le long des surfaces d'adhésion du blastomère tué, agissant comme obstacle mécanique. Mais dans la portion : de l’agrégat où le blastomère tué ne peut agir mécaniquement, % c'est-à-dire dans le quadrant P, les deux moitiés seront soudées entre elles et ne formeront qu’un embryon seul. | ‘2 Dans le cas où les plans de symétrie des deux embryons 4 coincident avec les deux premiers plans de segmentation, il. se formera donc deux demi-embryons soudés entre eux le long d’une portion de leur corps.
Si l’on suppose, au contraire, que les Histonéses D paraissant presque en même temps dans les deux quadrants D, G, ne soient pas contigus aux surfaces d'adhésion du blastomère | 4 tué, les deux groupes cellulaires bilatéraux aux côtés du … groupe médian pourront se former librement, et on obtiendra
eu a
alors la formation de deux embryons morphologiquement en- #4 tiers, soudés entre eux par une portion plus ou moins longue de leur corps.
En résumé, nous pouvons done conclure que, si l'on lue un des quatre premiers blaslornères, on peul oblenir du de- ES veloppement des autres blastomères survivants les résullats : suivants: ou bien un embryon seul morphologiquement demi
(de inasse 4 de l'embryon entier), el, dans ce cas, le plan de
symétrie de l'embryon coïncide avec un des deux premiers © plans de segmentation; où bien un embryon seul inorpholo-
giquement entier (de masse Pz de l'embryon enlier) et, dans
ce cas, le plan de Symetrie de l'embryon ne coïncide pas avec un des deux premiers plans de Seginentalion; ou bien un ne embryon morphologiquement entier, dont la région antérieure ou poslérieure du corps est bifurquée ; ou bien, deux em- k bryons morphologiquement denis el soudés entre eux ; ou bien © encore, deux ernbryons morphologiquement entiers, TUONNES
plus pelils que les normaux el soudés entre eux.
XIe PROBLÈME. — Deélerminer les résultats du développement
de l'oeuf, lorsqu'on tue deux des quatre premiers blaslomères.
SOLUTION. — Les quatre premiers blastomères (fig. 3) for-
mant les quatre quadrants-d'une sphère, on peut tuer deux
blastomères contigus ou deux blastomères opposés. Considérons séparément les différents cas possibles.
1°) Dans l’agrégat de la fig. 3, on tue les deux blastomères
contigus €, d.
Les deux blastomères survivants donneront évidemment lieu, par leur développement, aux mêmes résultats que le seul blastomère ec, lorsqu'on tue l’un des deux premiers blastomères, c'est-à-dire à un demi-embryon, si le plan de symétrie de l'embryon coincide avec le premier plan de segmentation; ou à un embryon morphologiquement entier, si le plan de symétrie ne coincide pas avec le premier plan de segmentation (V. la solution du problème IX).
2) Dans l'agrégat de la fig. 3, on tue les deux blastomères contigus 4, e.
Mêmes résultats que si l’on tue le blastomère c à la phase
de deux blastomères (V. la solution du problème IX). 3°) Dans l’agrégat susdit, on tue les blastomères €, 4, du mème côté du deuxième plan de segmentation.
Les résultats du développement des deux blastomères survivants dépendront de la position du blastomère 1 de la phase limite et, par suite, du groupe cellulaire médian. Ce blastomère est-il tout-à-fait contigu au deuxième plan de segmentation? On obtiendra un embryon morphologiquement demi, dont le plan de symétrie sera perpendiculaire au premier plan de segmentation. Le blastomère p n'est-il pas contigu au deuxième plan de segmentation? On obtiendra alors un embryon morphologiquement entier, dont le plan de symétrie fera avec le premier plan de segmentation un angle d’une valeur oscillant entre 0° et 90°.
4°) Dans l'agrégat susdit, on tue les blastomères contigus d,e, du mème côté du deuxième plan de segmentation.
Résultats analogues aux précédents.
5°) On tue les deux blastomères opposés 7 4. - 4 Si l’on suppose toujours que l’adhésion des blastomères tués
ne diminue pas et, par suite, que leur surface d'adhésion aux : blastomères survivants conserve sa valeur primitive, chacun des deux blastomères donnera lieu à la formation d'un embryon morphologiquement demi, si le plan de symétrie de l'embryon Fe coïncide avec un des deux premiers plans de segmentation, ou = bien à un embryon entier, si le plan de symétrie ne coïncide pas avec un des deux premiers plans de segmentation (V. la solution du problème III, sur le développement des quatre premiers blastomères isolés).
G°) On tue les deux blastomères opposés € e. : ” #
Mèmes résultats que dans le cas précédent (V. la: solution du problème IIT°).
En conclusion, si l’on lue deux des quatre preiniers blastonères, on obliendra du développement des blaslomères survivants: où bien la formation d'un seul ernbryon morphologiquement demi ou entier, si l'on lue dewr blastorières contigus: ou bien la formation de deux embryons morpholrgiquement denis ou entiers, si l'on lue deux blastomères opposés. En tout cas les embryons seront morphologiquement denis, si leur plan de symélrie coïncide arec un des deux premiers plans de segmentation: ou bien ls seront rorphologiquement entiers, si celle coïncidence n'existe pas.
XIIe PROBLÈME. — Délerminer les résullats du développement torsqu'on lue trois des quatre premiers blastomères.
SOLUTION. — Quel que soit le blastomère survivant, il se développera parfaitement comme s’il était isolé. Je renvoie done à la solution du problème II. Mais, dans ce cas, il faut tenir compte de l'empéchement que les blastomères tués et adhérents peuvent opposer à la formation des groupes bilatéraux, lorsque le blastomère de la phase limite et le groupe … A cellulaire médian qui en dérive sont tout-à-fait contigus à un
des deux plans de segmentation: car, dans ce cas, il ne pourra
se former un embryon morphologiquement entier, mais seu-
lement un demi-embryon.
Par conséquent nous pouvons établir tout simplement, que
si l’on tue trois des quatre preiniers blastoinères, le dereloppement du blastomère surrivant donnera lieu à la formation d'un embryon morphologiquement demi, si le plan de symétrie coïncide avec un des deux plans de segmentation, OU ino0rphologiquement entier, si cetle coïncidence n'existe pas. Le lecteur comprendra parfaitement que la détermination exacte des résultats de ces problèmes est très diflicile, parce que l’adhésion des blastomères tués joue un rôle très important dans la formation de l'embryon, rôle que nous ne pouvons déterminer que d’une manière générale. Nous savons, par exemple, que la valeur de la surface d'adhésion exerce sur le développement une action qu'on ne peut négliger complètement. Or, cette adhésion, que nous avons théoriquement supposée constante aussi bien avant qu'après la destruction des blastomères, peut, en pratique, changer plus ou moins et conduire par là à des résultats quelque peu différents.
Mais si l’on tient compte de ces causes inévitables d'erreurs, si l'on pense que les résultats que je viens de déterminer sont tout-à-fait théoriques et, par suite, qu’il doivent être acceptés comme tels et jugés cum grano salis, le lecteur pourra constater qu'ici encore, il existe entre ces résultats théoriques et les résultats expérimentaux une coïncidence parfaite.
Nous devons à CHapry les premières expériences sur cet intéressant sujet (1); mais malheureusement, la plupart des résultats ne sont pas parfaitement semblables à ceux que je viens de déterminer au point de vue théorique. Cela est dû surtout aux phénomenes qui surviennent dans les oeufs des Ascidies après la mort naturelle ou la destruction par piqure
(1) CaaBry L. — Contribution à l’embryologie normale et tératologique des Ascidies simples, in: Journ. de l’Anat, et de la Physiol. 1887, p. 291,
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d’un des blastomères. Ainsi que CHABRY même le fait observe
souvent dans son travail, les blastomères de ces animaux, étant
peu adhérents, peuvent glisser facilement l’un sur l’autre; d'autre part, le ou les blastomères tués ne conservent plus la même adhésion qu'ils avaient auparavant avec les autres blastomères, de sorte que ceux-ci, se déplacant d’après les conditions mécaniques auxquelles ils obéissent, perdent leur position réciproque, en en prenant une autre qui peut évidemment modifier les résultats du développement.
Quoique CHABRY, en décrivant les embryons obtenus de ses
expériences, les appelle demi-individus, un quart, deux quarts, trois quarts d’individu, il est néanmoins évident que ces expressions ne se rapportent pas à la valeur morphologique réelle des embryons, mais seulement à la valeur de ceux-ci par rap- | port au nombre des blastomères dont ils dérivent. Car, si l’on examine les descriptions et les figures de ces embryons, on peut facilement se convaincre, à quelques exceptions près, qu’il ne s’agit pas de demi-individus, ou d’un quart, de deux quarts, de trois quarts d’individu, mais presque toujours d'individus morphologiquement entiers, quoique plus petits que les normaux.
Je suis donc, à ce point äe vue, parfaitement d'accord avec DRIESCH; mais je dois avouer que les résultats des expériences que ce savant Biologiste a répétées sur ces mêmes animaux (l}, en vue de confirmer ou d’infirmer les résultats obtenus par CHABRY, ne peuvent avoir aucune valeur dans cette question. Car DRIESCH n’a pas expérimenté suivant la méthode de Cxa- BRY, en tuant les blastomères par piqure et en les laissant en place, mais.en secouant les oeufs segmentés, dont il obtenait des blastomères isolés ou des groupes de blastomères. Or, nous
avons vu que, dans ce cas, les résultats ne sont pas absolument
semblables à ceux qu'on peut obtenir dans les conditions spéciales que nous venons de supposer.
(1) Driescn H, — Von der Entwickolung einzelner Ascidienblastomeren, iu:; Arcb, f, Entwickelungsmech, 1 Bd,, 1895, p. 398,
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