‹ Les problèmes de la vie. Essai d'une interprétation scientifique des phénomènes vitaux (volume 3)Chapitre 78 sur 97 · CN EP PR MLD · texte numérisé non relu

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d'autre part, nous convaincre facilement par la simple considération que les oeufs de certains animaux ne se développent pas moins normalement, quoi qu'ils se trouvent dans des positions tout-à-fait différentes par rapport à la direction de la gravité.

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De l'action des agents physiques et chimiques sur le développement ontogénétique.

Nous avons vu, dans les chapitres précédents, que le développement ontogénétique est, d’après l’interprétation que Fe ai donnée, un phénomène essentiellement chimique.

La potentialité évolutive de l’oeuf, et, par suite, la formation et la nature des deux premiers blastomères et de toute la série des autres cellules caractérisant la première lignée cellulaire; la constitution de substances sécrétées par les blastomères pendant leur formation, le rythme même de segmentation sont autant de phénomènes qui ont leur base dans la constitution chimique du bioplasma et du deutoplasma de l'oeuf.

La potentialité qu'ont les blastomères de suivre une autre évolution donnant lieu à la formation d’autres cellules et, par suite, d’autres lignées cellulaires, tient, ainsi que nous l’avons vu, à la constitution chimique du bioplasma de ces blastomères d’une part, et des substances produites par la probiose des blastomères d'autre part. La différenciation histologique est étroitement dépendante de la nature bioplasmatique des cellules, ainsi que je l'ai démontré; la différenciation même morphologique, quoique dépendant d'une foule de conditions mécaniques qui peuvent nous échapper dans plusieurs cas, est néanmoins liée, elle aussi, à la constitution chimique des cellules formant les organes et déterminant par leur forme et par leurs propriétés physico-chimiques, sinon tous, au moins la plupart des caractères distinctifs de l'organe. La locali-

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sation dés proliférations cellulaires et des différenciations morphologiques et histologiques dépend dé la présence et de la localisation dans l'embryon de cellules qui, par la nature chimique spéciale de leurs bioplasmas et des substances constituant le milieu interne organique, peuvent être le point de départ pour une nouvelle prolifération cellulaire.

Tous les phénomènes fondamentaux de l’ontogénèse se réduisent en somme à des phénomènes essentiellement chimiques. Rien donc de plus naturel que les agents capables de modifier les réactions chimiques des corps puissent produire aussi des modifications plus ou moins fortes sur le développement ontogénétique.

Mais comme ces modifications sont étroitement dépendantes de la nature chimique des substances réagissantes entre elles, il est évident qu’elles ne peuvent être prévues ni déterminées d'avance, sans la connaissance parfaite et exacte de la composition chimique de ces substances. Or, malheureusement, cette connaissance nous manque, et, par conséquent, nous ne pouvons prévoir ni déterminer exactement les effets de l’action de ces agents sur le développement ontogénétique; mais nous devons nous en tenir seulement à cette conclusion que Les agents physiques el chimiques les plus aples à modifier les réactions chimiques des corps seront aussi les plus aples à produire des modifications plus ou moins accentuées dans le développement ontogénétique.

Parmi les agents physiques, il faut mettre en première ligne la chaleur.

Nous savons que, dans toutes les réactions chimiques, il y a un #A24æimum et un #intmum de température, au delà desquels elles ne peuvent plus s’accomplir, et un oplimuimn dans lequel elles s’accomplissent le mieux. Mais les degrés de température caractérisant ces termes, sont étroitement dépendants de la composition chimique des substances réagissantes et varient par conséquent quand celles-ci varient. Le bioplasma et le deutoplasma de l'oeuf ne se soustrairont donc pas à cette

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