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* 0 UNE loi générale, et nous constaterons, par suite, que, pour ces deux is
substances aussi, il existe des degrés de température #4æ1num, oplèmum et minimum nécessaires à l’accomplissement de leurs réactions chimiques caractéristiques de l’assimilation.
Et comme la nature chimique du bioplasma et du deutoplasma
n’est pas la même dans les oeufs des différents animaux, il
est tout naturel que les degrés de température ne soient pas
les mêmes dans tous les oeufs.
C’est donc en vain qu’on tente de déterminer les points.
critiques ou les points cardinaux physiologiques de la température à laquelle le développement ontogénétique est possible, ou du moins, c’est en vain qu’on tente de les généraliser: car
ces points sont fixés pour chaque espèce d'oeuf, en raison de.
sa constitution chimique. On comprend donc facilement que si l’on porte un oeuf à un degré de température au delà de ses points cardinaux physiologiques, les réactions chimiques de l’assimilation ne pouvant plus s’accomplir, la segmentation et, par suite, le développement s’arrêteront.
Il faut néanmoins faire une distinction entre les actions de la basse et de la haute température, distinction que nous devons faire d’après les connaissances que nous possédons sur les phénomènes chimiques des substances brutes.
Une température plus basse que le minimum ou plus haute que le maximum n’est plus suflisante à l’accomplissement des phénomènes chimiques. Mais la basse température, du moins dans certaines limites, n’agit pas comme décomposante des substances réagissantes; elle ne fait que suspendre l’accomplissement des réactions, sans apporter dans ces substances des modifications capables d’altérer leur composition chimique. Par conséquent, aussitôt que la température s’élèvera au-dessus du minimum, les phénomènes chimiques pourront recommencer et se poursuivre normalement. |
Par contre, une température au dessus du degré maximum peut bien ne pas agir de la même manière. Dans les composés peu stables et surtout dans les composés organiques, elle peut
DE
modifier notablement leur composition chimique; elle peut même produire des décompositions de ces substances, c'est-àdire les modifier tellement que leur constitution ne soit plus parfaitement la même qu'elle était auparavant. Dans ce cas, on comprend aisément que, les substances réagissantes étant changées, les résultats de leur réaction ne seront plus égaux
aux précédents, lors même que la température s’abaisse à un degré compris entre le maximum et le minimum.
En peu de mots, l’abaissement de la température au-dessous du minimum ne fait que suspendre l’accomplissement des réactions chimiques, tandis que l'élévation au-dessus du maximum, non seulement peut le suspendre, mais, par les altérations qu’elle apporte dans les substances réagissantes, elle peut même les empêcher ultérieurement.
En appliquant ces connaissances aux réactions chimiques de l’assimilation s’accomplissant dans l'oeuf entre le bioplasma et le deutoplasma, nous pouvons facilement en arguer que si un oeuf est exposé à une température au-dessous du point critique minimum de son développement, celui-ci sera suspendu; mais il pourra recommencer aussitôt que les conditions de température seront redevenues favorables; tandis que si l'oeuf est exposé à une température supérieure à son point critique maximum, non seulement le développement sera suspendu, mais il pourra même arriver que les substances de l'oeuf, subissant des altérations plus ou moins profondes, perdent leurs propriétés chimiques caractéristiques et, que par suite, le développement ontogénétique ne soit plus possible.
Nous devons en somme conclure que, le developpement de l'oeuf, élant la conséquence des reactions chimiques entre les substances qui le constituent, à est souinis à toutes les actions que la chaleur peut exercer sur l'accomplissement des phenomènes chimiques, el que ces aclions sont suffisantes pour nous expliquer les résullats du développement ontogénelique dans les différentes condilions de température, sans qu'il soil besoin de recourir à des h ypothèses spéciales.
Je dois néanmoins attirer l'attention des Biologistes sur des phénomènes d’une certaine importance, qui peuvent se manifester dans ces expériences comme conséquences tout-à-fait à naturelles de notre interprétation même de l’ontogénèse.
Puisque, dans le développement monodique, la nature chimique du bioplasma des blastomères subit une transformation graduelle à mesure que le développement progresse, c’est-àdire à mesure que les blastomères abandonnent une des phases de l’évolution de l'oeuf pour passer à la phase suivante, on comprend facilement que les points critiques des différents blastomères peuvent bien n'être pas les mêmes pour tous. La possibilité de cette différence plus ou moins grande entre ces.
points critiques dépend de la différence plus ou moins grande À
entre les constitutions bioplasmatiques des blastomères. Il est donc très probable que cette différence existe réellement, du moins entre les premières et les dernières phases de l’évolution de l’oeuf; et cette probabilité s'accroît encore si nous considérons les blastomères dans les premières phases de l’évolution de l’oeuf et les cellules de la 2, de la 3° etc. lignée cellulaire: car dans ce cas, les différences dans la constitution à bioplasmatique de ces cellules sont, sans aucun doute, encore plus grandes.
Par conséquent, lorsqu'on considère un agrégat de segmentation où les constitutions bioplasmatiques des différentes cellules ne sont pas parfaitement identiques, les points critiques de l’agrégat tout entier seront compris entre les points critiques de ces cellules.
Concrétons mieux ces considérations par un exemple.
Supposons que les points critiques de l'oeuf a soient 0° et 30° et que ceux du blastomère à la phase limite y soient 10° et 30°, et supposons encore, pour plus de simplicité, que les points critiques des phases intermédiaires soient compris entre 0° et 35°. Les points critiques de l’agrégat tout entier seront naturellement 10° et 30°.
En effet, tant que la température se maintiendra entre ces
degrés, les réactions de l'assimilation de chaque blastomère seront possibles et, par suite, le développement se poursuivra régulièrement. Mais, si l’on porte l’agrégat à un degré audessous de 10°, par exemple à 8°, les réactions de l’assimilation pourront se faire normalement dans les blastomères dont le
point critique est au dessous de ce degré, mais elles s’arrêteront
nécessairement dans le blastomère p. Nous constaterons, par suite, un arrêt dans le développement ontogénétique, tandis que nous n’aurions pu constater aucun arrêt si, au lieu de l’agrégat de segmentation, nous avions soumis à cette même température de 8 l'oeuf avant sa segmentation, ou bien au commencement de celle-ci.
Or, comme les modifications morphologiques qui ont lieu pendant le développement ontogénétique sont produites, ainsi que nous l'avons vu, par les proliférations de certaines cellules, il est clair que si ces proliférations ne peuvent avoir lieu, les formations spéciales qui en dériveraient ne se produiront pas. C’est dire que nous constaterons une malformation, ou une anomalie qui aura pour cause la variation de température à laquelle l'embryon à été soumis.
L'action que la lumière peut exercer sur le développement ontogénétique s'explique, elle aussi, assez facilement par des considérations analogues. Nous savons qu’il y a des substances chimiques dont la réaction est favorisée par la lumière, c’està-dire que l’action de celle-ci est une condition, sinon absolument nécessaire, du moins favorable à son accomplissement. Mais nous savons encore que l'effet de cette action dépend de la nature chimique des substances réagissantes.
En tout cas, il est une notion acquise par les expériences photo-chimiques, que, parmi les différents rayons du spectre lumineux, les rayons bleus, violets et les ultra-violets exercent une action positive sur l’accomplissement des réactions chimiques en les favorisant, tandis que les autres, et spécialement les rayons jaunes, les rouges et les infra-rouges, sont chimiquement inactifs. Nous pouvons donc, en partant de ces
notions et en les appliquant aux substances vivantes, en prévoir les conséquences naturelles dans les expériences bio-
logiques.
L'obscurité pourra donc rester sans action sur le dévelop-
pement de certains oeufs, tandis qu’elle pourra influer sur le
développement des autres. Cela dépendra naturellement de la 1 constitution chimique de ces oeufs, constitution que nous ne
connaissons pas. Mais si cette action existe, il est facile.de se convaincre qu’elle se résoudra en un ralentissement ou en un arrêt du développement, vu que l'obscurité, c’est-à-dire l’ab-
sence de lumière, ralentira ou bien empêchera les réactions chimiques de l'assimilation, nécessaires pour la segmentation. de l’oeuf, et, par conséquent, pour le développement ontogé-
nétique.
Nous pouvons conclure de même pour les rayons inactifs.
Etant admis que certaines espèces d'oeufs exigent l’action de la lumière pour l’accomplissement des réactions assimilatrices, il est évident que les rayons inactifs (jaunes, rouges, infra-rouges) exerceront une action analogue à celle de l’ohsecurité, tandis que les rayons actifs (bleus, violets et ultraviolets) agiront analoguement à la lumière blanche.
C'est d’ailleurs ce que DUTROCHET, YUNG et d’autres biologistes ont pu constater dans plusieurs expériences.
Mais quoi qu’il en soit, je ne crois pas que la lumière puisse avoir une action quelconque sur la localisation des fonctions et.des organes dans le développement ontogénétique. Bien que, dans quelques cas, il nous semble que certaines formations et, tout spécialement, certaines différenciations histologiques soient provoquées par la lumière, nous devons néanmoins examiner attentivement chaque question, afin de ne pas tomber dans des déductions inexactes.
Je ne veux pas nier d'une manière absolue que la lumière puisse exercer une action directe sur certaines différenciations; mais je crois que cette action est toujours subordonnée à la constitution chimique des substances sur lesquelles la
DANr.
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