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égaux à celui dérivé de l’oeuf a. Dans ce cas évidemment, ces cellules n'auraient pas besoin d’être fécondées ; car elles seraient, déjà dès leur origine, parfaitement constituées comme : l'était l'oeuf fécondé dont elles sont dérivées, et, par suite, nous serions en présence d’un cas de parthénogénèse ou, en considérant le phénomène à un point de vue plus général, d’un cas de véritable reproduction asexuelle.
D'où dépend donc la possibilité de l’accomplissement de ce phénomène ? Pourquoi la reproduction asexuelle et la parthénogénèse ne sont-elles pas plus fréquentes dans la nature? Quelles sont les conditions que les cellules génétiques exigent pour arriver à se reconstituer identiques à l'oeuf fécondé et, par suite, à être capables de reproduire l'organisme sans fécondation préalable ?
C’est ce que nous devons examiner dans ce chapitre.
Quel que soit le nombre des biomolécules mâles et femelles constituant le bioplasma de l’oeuf fécondé, chacune de ces biomolécules aura naturellement une constitution déterminée par la qualité, par le nombre et par l’arrangement réciproque des atomes. Nous savons en effet que ce sont ces trois facteurs qui caractérisent toute molécule et que l’un ou l’autre d’entre eux variant, varie aussi la constitution de la molécule et, par suite, la nature et les propriétés du composé qu'ils forment.
Si donc chacune de ces biomolécules de l’oeuf doit, à la fin d’un certain nombre de changements chimiques, arriver à se dédoubler en deux autres biomolécules égales parleur constitution à elles-mêmes, il faut nécessairement, ainsi que je l’ai démontré dans le chap. I de la I° partie de ce travail, que chacune d’elles ajoute à sa constitution un certain nombre d’atomes, de sorte que lorsqu'elle arrive à l’instant qui précède
immédiatement sa division en deux biomolécules égales à celles
de l’oeuf, elle possède un nombre d’atomes doubles du nombre qu'elle en possédait dans l'oeuf fécondé, avant le commencement de la segmentation.
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++ Me la constitution de toute molécule n'est pas seulement déterminée par le nombre et la qualité des atomes, mais aussi leur arrangement réciproque, il est encore indispensable que chaque biomolécule, qui se dédouble en deux biomolécules égales à celles de l'oeuf, possède aussi un tel arrangement des atomes, que, auprès sa division, les deux biomolécules qui en résultent ne soient pas égales à celles primitives de l'oeuf par le nombre et la qualité des atomes seulement, mais aussi par l'arrangement de ceux-ci, sans quoi l'identité avec elles ne serait pas parfaite. Nous connaissons en effet de très nombreux composés organiques, les composés métamères, où le nombre et la qualité des atomes sont les mêmes, mais avec . un arrangement différent. Et nous savons que les propriétés himiques de ces composés sont fort différentes. L'intéressante question de la reproduction, dans les termes où nous venons de la poser ici, se réduit donc, en dernière d ialyse, à un simple phénomène d'assimilation. Aussi je renvoie le lecteur à la [° partie de mon travail, où j'ai traité