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iilieu interne orgar que Er D Rs + sang, la ymphe et par n'importe quels autres liquides contenus dans l'organisme. Ie
an: est constitué par l'ensemble des substances sécrétées par les cellules des différents organes, substances qui, à leur tour doivent servir de nutrition aux cellules des organes mêmes. Tout l'organisme est donc un système symbiotique très complexe de cellules, où celles-ci, en s'entr'aidant réciproë quement, tout comme les biomores le font dans la cellule et … les biomolécules dans le biomore, facilitent et rendent pos: sible l'accomplissement de leur développement.
Le milieu interne organique soustrait, en partie au moins, les cellules à l'action du milieu externe, parce que c’est dans - |e milieu interne que celles-ci doivent puiser leur nourriture. ul est vrai que les substances nourrissantes proviennent, en dernière analyse, du dehors; mais ces substances n'arrivent Le . pas à l'intérieur de l'organisme sans subir des transformations # péciales, résultant des phénomènes de la digestion. Je crois que même les cellules de l'intestin, quoique les plus directement en contact et en rapports très étroits avec les substances nourrissantes, ne sont pas moins indépendantes de celles-ci que les autres cellules du corps, parce que la nutrition des cellules intestinales ne se fait pas directement aux dépens des substances contenues dans l'intestin, mais de celles, au con- 3 traire, du milieu interne. L'action que ces cellules ont sur les |: substances nourrissantes c'est de les décomposer et de les transformer, de manière qu'elles puissent pénétrer dans l'orga- nisme, et cette action est due à leurs produits spéciaux de sécrétion. Les substances transformées, digérées convenablement, . passent ensuite dans le milieu interne (sang, lymphe ete.) où, 12 avoir ‘subi d'autres changements, elles peuvent servir, alors seulement, de nutrition aux cellules mêmes qui les ont digérées.
| Ilen est de même et à plus forte raison des autres cellules du u corps et, par suite, des cellules génétiques aussi.
Le soma n’agit done pas seulement comme une cage servant
à abriter les cellules génétiques et à les protéger contre les dangers du milieu externe. Il a encore une fonction bien plus
importante et capitale. C’est de les nourrir et de leur pré-
senter, dans le milieu interne, des substances contenant dans leur constitution moléculaire déterminée les atomes qui sont indispensables au développement des cellules génétiques, et ceux-ci dans un enchaînement tel que la nature des changements nécessaires à ce développement l'exige.
Les actions concomitantes et convergentes de ces trois milieux internes: le milieu biomorique, le milieu biomonadique et le milieu organique concourent donc à faciliter le développement des cellules génétiques afin qu’elles puissent arriver à l’achèvement de leur cycle évolutif. Toutefois ces actions ne sont pas, à elles seules, suffisantes. |
La complexité des biomolécules génétiques, le grand nombre de celles-ci contenues dans le bioplasma des cellules génétiques, la complexité des transformations chimiques qu’elles doivent subir avant d’arriver au dédoublement, point final de leur développement autogénétique, sont autant de dificultés si graves que les actions bienfaisantes des milieux internes ne suffisent pas à les surmonter tout d’un coup. Les biomolécules sont donc contraintes, à cause de ces difficultés, de franchir la distance qui les sépare du point final de leur développement par des étapes plus ou moins nombreuses suivant les différents organismes.
Ce sont ces étapes que nous devons maintenant examiner.
Des deux tâches que les cellules génétiques doivent remplir pour arriver à l’achèvement de leur cycle évolutif, la première, que nous venons de considérer et qui est de doubler le nombre de leurs atomes, est assurément la plus simple. Les substances nutritives des milieux internes permettent aux biomolécules de s’adjoindre sans difficulté les atomes dont elles ont besoin afin de doubler le nombre de ceux qui les constituent primitivement. Nous venons de voir que c’est
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