‹ Les problèmes de la vie. Essai d'une interprétation scientifique des phénomènes vitauxChapitre 21 sur 47 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

L’addition biomoléculaire,

SOMMAIRE: Les cellules génétiques sexuelles et la différence dans leur constitution chimique — Les périodes de préparation et de maturation sexuelles — Le moment et la phase sexuels — La période génétique neutre — Les parties du soma métagénétiques neutres et sexuelles — Les cellules paragénétiques neutres ou sexuelles — Le milieu interne, l’hermafrodisme et l’unisex 1alisme — L'addition biomoléculaire interne et externe — Parallèle entre ces deux sortes d’addition — Résumé.

Sur ce phénomène, l'addition des biomolécules mâles et femelles, que nous venons de poser comme base fondamentale de notre interprétation de la reproduction sexuelle, nous devons maintenant faire une série de considérations nécessaires pour l'explication de tous les phénomènes se rattachant étroitement à cette importante fonction vitale. C’est après ces considérations et par la concordance entre les résultats auxquels nous arriverons théoriquement et les résultats de l'observation directe des faits, que nous pourrons juger exactement de la valeur de notre mode d'interprétation.

Nous avons donc vu au chapitre précédent que l'addition biomoléculaire ne peut se faire dans l’oeuf même, mais nécessairement dans les cellules génétiques dérivant de sa segmentation, et que, par conséquent, la régénération finale ne produira pas deux biomolécules seulement, mais quatre biomolécules génétiques de chaque sorte.

Laissons de côté pour le moment ce dernier phénomène sur lequel nous reviendrons plus tard, et considérons maintenant

la production des cellules génétiques.

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Boites: aptes, les unes à régénérer les biomolécules mâles, les

à autres les biomolécules femelles, et que la différence entre ces cellules doit résider dans leur constitution bioplasma-

. tique, c'est-à-dire dans une structure différente de leurs biomolécules.

Il y aura donc des cellules génétiques mâles dont l'addition biomoléculaire produira quatre biomolécules mäles, et des cellules génétiques femelles dont l'addition biomoléculaire produira quatre biomolécules femelles.

Mais la structure biomoléculaire caractéristique de ces deux sortes de cellules ne pourra être atteinte d'emblée. De même que la structure biomoléculaire, caractéristique des cellules génétiques en général, s'acquiert peu à peu par une série de changements chimiques s’accomplissant pendant la période de préparation et de maturation génétique, ainsi que nous l'avons

__ démontré, de même aussi la structure biomoléculaire des deux sortes de cellules sexuelles ne s’obtiendra que par une série de changements chimiques.

Nous devrons donc distinguer aussi deux sortes de périodes de préparation et de maturation sexuelle, à savoir une période mäle et une période femelle.

Or, de même que les cellules génétiques, sans laction du milieu interne, deviendraient des cellules somatiques comme toutes les autres cellules dérivant de la segmentation de l'oeuf, et ne se transforment en cellules génétiques que par l'effet de ce milieu spécial, ainsi que nous l'avons vu, de même aussi, nous devons admettre que l’évolution des cellules génétiques dans le sens mâle ou dans le sens femelle se fait sous l’action

du milieu interne de l'organisme.

Ce milieu agira évidemment sur une phase déterminée de l'évolution génétique et, par suite, à un moment de cette évod lution, moment déterminé lui aussi.

L Nous devons donc dans ce cas distinguer, dans l’évolution des cellules génétiques, une phase et un moment sexuels, tout

comme nous avons distingué auparavant une phase et un moment génétiques.

Or, ces deux choses sont possibles: ou bien le moment et la phase génétiques coincident avec le moment et la phase sexuels ou bien ils ne coïincident pas.

Si cette coïncidence n’a pas lieu, il s’écoulera évidemment entre le moment génétique et le moment sexuel une période que nous pouvons appeler la période génélique neutre, où les cellules génétiques dérivant des cellules à la phase génétique se trouveront encore dans un état d’indifférence sexuelle, et, par suite, pourront plus tard devenir aussi bien des cellules mâles que des cellules femelles.

Si au contraire cette coincidence existe, cette période neutre ne pourra se former: car aussitôt que les cellules commencent leur évolution génétique, elles commencent en même temps leur évolution sexuelle dans le sens male ou dans le sens femelle.

Il s’ensuit que si nous nous en rapportons aux parties du soma et aux cellules paragénétiques, nous devons faire d’autres distinctions qui, bien que théoriques, n’en sont pas moins importantes pour l'examen des problèmes des caractères somatiques.

De même que nous avons distingué une partie progénétique du soma et une partie métagénétique, nous devons encore distinguer cette dernière partie en deux autres: une partie meétlagenetlique neutre et une partie inélagénélique sexuelle mûle ou femelle, c'est-à-dire des parties du soma se formant après le moment wénétique, mais pendant la période génétique neutre, dans le cas où celle-ci existe, ou pendant les périodes sexuelles mâle ou femelle.

Il en sera de même pour les cellules paragénétiques.

Nous devrons donc distinguer des cellules paragéneliques neutres, dérivant des cellules génétiques après le moment génétique et avant le moment sexuel, et des cellules paragénéliques sexuelles mâles ou femelles, dérivant des cellules génétiques après le moment sexuel.

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