CHAPITRE XII
0 Le rajeunissement des Infusoires.
… SOMMATRE : Interprétation de la constitution du corps des Infusoires — Paral-
lèle entre celle-ci et celle du corps des Métazonires — Le microcyte et les cellules sexuelles — Le macrocyte et les cellules somatiques — Le macro- - «ytode et les différenciations somatiques — La division — La mortalité des Infusoires — La multiplication de ces êtres — Les périodes de préparation sexuelle — La longueur relative de ces périodes — Le développement monedique — La détermination du sexe — L'asynchronisme de division — La maturation des microcytes — L'addition biomoléculaire — L'échange des microcytes — La reconstitution du nouveau macrocyte — Résumé pag. 188
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INTRODUCTION A LA Il|° PARTIE
Po rquoi l'oeuf, cette cellule des organismes, aussi bien conitu € aussi bien vivante que toutes les autres, capable ème de donner origine à un autre individu, ne peut-elle le re, dans la plupart des cas, sans l’action d'une autre celle du spermatozoide ? Qu'est-ce en somme que la fécondation ? Dn doit avouer que toutes les interprétations qui se sucdèr ent jusqu'à nos jours, celles mêmes qui, à un point de très général, expliquent plus ou moins exactement quelës-uns des phénomènes biologiques, échouent néanmoins nplètement lorsqu'elles abordent l'interprétation de cette portante fonction des êtres.
Malheureusement, les dernières notions que nous venons "quérir sur les phénomènes intimes caractérisant la matun des cellules sexuelles, n'ont pas contribué à l’éclairient ou à la solution de la question. On dirait mème connaissance de ces phénomènes a augmenté les diftés du problème général en constituant par elles-mêmes nt de problèmes secondaires qui, au lieu d'en faciliter la on, l'ont entravée et rendue d'une complication extraiaire. Et pourtant il est sûr que si la découverte des s not eaux était désirable pour l'interprétation exacte de OL lation, ces faits ne pouvaient être, sans aucun doute, ux mêmes qui se rattachent directement à la formas élements sexuels !
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Il est a priori très évident que la préparation et la matt « ration des cellules sexuelles, la réduction du nombre de chromosomes, les deux divisions successives précédant la forma tion des gamètes, la nécessité de l’union de ces derniers doivent. être des phénomènes formant par leur ensemble une chaîne continue et unique, une série dans laquelle chaque fait est. à la fois la cause du suivant et l'effet du précédent. Et s’il en est ainsi, on conçoit facilement que toute interprétation ne pourra être exacte que si elle arrive à expliquer tous les phénomènes de cette série par la simple explication du fait. premier, qui est la cause fondamentale de tous les autres.
Or, si nous examinons attentivement toutes les interprétations qui ont été proposées jusqu'ici, nous pourrons facilement constater que les Biologistes se sont moins préoccupés de la recherche de cette cause fondamentale que de l'explication de chaque phénomène, considéré à lui seul, tout comme s'il était indépendant des autres. D'où naturellement ces interprétations, d’une part, artificieuses et téléologiques, de l’autre insuflisantes pour l'explication de tous les phénomènes aya a de rapport au problème général de la fécondation. 5
C'est ce qu’on ne pourra, je l'espère, reprocher à l’inter= prétation que je vais exposer dans cette partie de mon travail
La fécondation n'est pas une fonction qui puisse avoir son but dans la variabilité et l'amélioration de l'espèce. Si même on pouvait démontrer que ceux-ci sont des effets provenant d'elle (ce qui jusqu'ici n’a pas été fait) on ne pourrait par là considérer ces effets comme les causes du phénomène. La fécondation doit être envisagée comme une nécessité fatale de la vie des êtres; et comme elle consiste dans l’union des deux gamètes, il est naturel et logique de rechercher la cause de 2 cette union dans le mode de formation de ces gamètes, c'està-dire dans les phénomènes intimes qui caractérisent leu
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maturation. ous La cause fondamentale de la fécondation doit donc rési dans la cause même de la maturation des gamètes. Tous’
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F utres phénomènes n'en sont que des conséquences nécessaires et inévitables.
… Après un exposé très bref (chap. I) où je démontre que dans tout organisme doivent exister des cellules capables de ré- — générer un autre organisme de la même espèce, sans quoi … celle-ci disparaîtrait inévitablement, je p3se dans le chap. II “à l'examen des conditions nécessaires pou" que ces cellules, que j'appelle génétiques, puissent acquérir la faculté de cette … régénération.
| L'examen de ces conditions nous démontre que si la ré- À génération d'un autre individu aux dépens d’une cellule seule "est pas impossible, elle est du moins très diflicile. Il ne s'agit, en dernière analyse, que d'un phénomène d’assimilation; 4 mais celle-ci ne peut se faire qu’à l’aide de biomolécules - mêmes des deux sexes, d’où l'addition biomoléculaire et les 4 conséquences qui en dérivent (chap. I).
L'addition biomoléculaire ! Voila le phénomène fondamental de la fécondation, la cause première de tous les autres phénomènes. Elle n’est qu'une réaction chimique de la plus grande …. simplicité entre les biomolécules constituant les cellules gé- $ nétiques; et cependant elle suflit pour expliquer jusque dans - leurs moindres détuils, toutes les intéressantes manifestations # accompagnant la fonction de la reproduction sexuelle. Mais comme dans l'examen des phénomènes biologiques il faut considérer tous les modes possibles dont ils peuvent s’ac- + complir, il en résulte la nécessité de distinguer deux sortes d'addition biomoléculaire : l'externe et l’interne (chap. IV). — L'addition biomoléculaire externe chez les êtres unicellu- -laires eb pluricellulaires, avec toutes les conséquences et les — manifestations visibles dans les gamètes et dans leurs noyaux, est examinée au chap. V.
L'addition biomoléculaire interne, qui nous amène à l'expli- “ation des phénomènes caractéristiques et intéressants de la maturation des cellules sexuelles, de la synapsis, de la réduction du nombre des chromosomes, de la formation des té-
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trades, des deux cytodiérèses successives, de l'émission des. globules polaires est le sujet du chapitre VI. $
Conséquence ultime et nécessaire de l’addition biomoléeulaire est la fécondation. La nature vraie et intime de cette fonction devient très logique, très naturelle et compréhensible par les effets mêmes de l’addition biomoléculaire. C’est ce qui ressort évidemment des considérations du chap. VIL
Le chapitre VIII est consacré à l'étude de l’hérédité. Cette propriété, qu’on considère généralement comme caractéristique des organismes, n’est au contraire, dans notre interprétation, qu'une propriété générale de tous les corps, de la matière brute même. Elle est inhérente à la reproduction, car celle-ci ne pourrait exister sans elle. (Comme dans cette partie de mon travail, je ne traite pas de la variation, il est entendu que je ne parlerai de l’hérédité de la variation que dans la partie suivante (IVe Partie).
On voit dans le chapitre IX que notre interprétation nous donne une explication scientifique de la dichogamie, de l’her-
maphroditisme et de l’unisexualisme. C’est dans les conditions
mêmes qu’exige l’addition biomoléculaire que nous trouvons la cause naturelle de ces phénomènes.
Le chapitre X est consacré à l’intéressante parthénogénèse. Après une distinction, dont la nécessité s’impose, entre l’hé-
térogénèse et la parthénogénèse, après quelques considérations
sur la métamorphose et la métagénèse, je passe à considérer la vraie parthénogénèse, que je distingue en normale, fausse et arrhénotoque. C’est dans l'examen de cette dernière que recoit son interprétation très simple et rigoureuse l’intéressante parthénogénèse des abeilles.
L'origine des caractères sexuels secondaires est envisagée, au chapitre XI, à un point de vue spécial dépendant de la nature même de notre interprétation. Celle-ci nous permet de
la concevoir plus aisément et d'interpréter plus exactement
certains phénomènes accompagnant la castration. Enfin le chapitre XII est consacré à l'étude du rajeunis-
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eur R | bete aux Métazoaires. D'où une comparaison aussi
arfaite entre la fécondation de ces derniers et le rajeunisni t de ces Protozoaires.