‹ Les Problèmes Financiers du Protectorat TunisienChapitre 48 sur 53 · CONCLUSION TR L · texte numérisé non relu

CONCLUSION TR L

cruelle serait formulée contre le sous-peuplement ere dans le protectorat.

Face à cette double menace, le gouvernement Tunisien a compris qu'il était temps re réagir; la session actuelle du Grand-Conseil marque, à cet égard, le début du redressement souhaité.

Des crédits important ont été votés pour la réalisation du programme du Paysannat.

De même, certaines inscriptions budgétaires ont été prévues, pour permettre la reprise de la Colonisation Française Officielle, car, la mise en valeur du pays comporte non seulement l’immigration de capitaux, mais aussi le concours de bras et d’intelligences venus de la Mère Patrie.

Enfin, sur l'initiative du nouveau Résident Général, les organismes sont en voie de formation, dont l’activité sera entièrement tournée vers la prospection minière et pétrolifère et la mise en valeur du sous-sol Tunisien.

De tels efforts méritent d’être encouragés; mais leur succès reste conditionné à une stabilité minima dans les sphères dirigeantes du Protectorat.

À cet égard, l’incohérence de la législation Tunisienne et en particulier de son régime fiscal peut s’expliquer aisément si l’on se rappelle qu’en 55 ans la Tunisie a eu 14 Résidents Généraux.

Stabilité résidentielle, ordre intérieur, confiance réciproque entre Français et Indigènes, telles sont les conditions essentielles d’une rénovation économique, dont aujourd’hui se manifestent les premiers symptômes.

Dans cette œuvre indispensable au salut de la Régence, les questions financières restent cependant au premier

plan. Goethe a dit : « Les Finances ne gouvernent pas le « monde, mais elles disent comment il est gouverné ». Le tableau sévère que nous avons dressé de l’état actuel des finances tunisiennes, laisse à penser que la Tunisie n’a peut-être, pas été très bien gouvernée depuis quelques années.

Le passé n’est plus, et au regard de l’avenir il nous plaît de terminer cette étude, sur une note optimiste en citant les termes qu’employait, il y a quelques jours, le Rapporteur Français de la Commission des Finances, dans la conclusion de son rapport :

« Le projet de budget de 1939, disait-il, est un budget « de transition et de confiance, reposant sur une économie « qui se remet peu à peu de ses blessures, grâce à une « production plus régulière, à la restauration du crédit et « à la volonté de travail qui anime le pays ».

« Ce budget n’est pas un budget de grand style, mais il « récèle des possibilités de rénovation et d’élargissement « de l’activité économique.

« Tel quel, il est en mesure de donner à la Tunisie les « moyens de faire bonne figure au moment où les regards « du monde sont fixés sur elle. Il justifie une fois de plus « par son souci de mettre au premier plan la valeur hu- « maine, l’action bienfaisante qui rayonne des protectorats « français.

« Budget de bonne foi, équilibré suivant les règles tra- « ditionnelles, il peut, croyons nous, être soumis en toute « confiance après les amendements s’il y a lieu et le vote « de l’assemblée, à l’approbation du gouvernement fran- « çais.

« Nous sommes persuadés qu’il porte en ses chiffres et

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