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plissé et ridé de la paroi colique paraît être la traduction d'un état régressif, après réduction de surface d'un côlon précédemment dilaté ». Dans la deuxième série, six malades ont un intestin déjà réduit de façon satisfaisante : trois autres sont opérés de trop fraîche date.
Donc, sans être parfaits, les résultats anatomiques se traduisent par une diminution considérable et rapide du volume de l'intestin dilaté, dans la proportion de 87 ‘/ des cas.
Au niveau de l'anastomose, on note parfois un rétrécissement sus-sphinctérien perceptible au doigt. Cette striction est d'origine cicatricielle, et provient soit d'infection locale, soit de la tension au niveau de la suture quand la mobilisation du célon descendant est gênée par une colostomie (Swenson]. Dans les statistiques anglo-saxonnes nous trouvons 14 rétrécissements de l'anastomose, soit 8,1 %. Ces strictions n'ont jamais entraîné de désordres graves : Swenson en à traité trois par division opératoire et dilatations digitales ; six autres ont cédé aux dilatations simples. Trois patients de Bodian ont développé au niveau de la suture une sténose qui requiert des dilatations régulières ; ils vont cependant normalement à la selle.
c] Les récidives.
Un malade de Swenson à fait une récidive de son mégacélon. Les principaux symptômes étaient réapparus deux mois après une résection insuffisante : un segment « aganglionnaire » de 10 cm. était resté en place. Cet enfant mourut après une résection secondaire. Chez un patient, après une recto-sigmoïdectomie incomplète faite par voie abdominale, Hiatt n'a obtenu qu'une amélioration. Dans un autre cas de mégacélon congénital du « type transition graduelle » caractérisé non par une absence mais par une réduction des cellules ganglionnaires qui s'étend loin en amont sur le segment hypertrophié, Hiatt à noté une amélioration considérable : mais le malade garde encore quelques troubles. Un des opérés de Bodian souffre toujours d'une distension abdominale importante.
Les récidives se voient donc dans la proportion de 1,03 % des cas. Mais elles ne condamnent pas la méthode, et, dues à une exérèse insuffisante, elles autorisent une réintervention pour résection complémentaire. Elles seront évitées, au cours de l'opération, par l'examen histologique extemporané du bout supérieur du seg-
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ment excisé : si l'on n'y trouve des cellules nerveuses normales, on fait une résection plus étendue. Enfin, on utilisera dans chaque cas une technique appropriée.
c) Résultats éloignés.
La première recto-sigmoïdectomie avec conservation du sphincter anal, pour maladie de Hirschprung, a été pratiquée par Swenson et Bill en avril 1948. || nous faudrait au moins dix ans de recul pour juger des résultats éloignés de cette technique opératoire. Notons cependant que les récidives qui ont été observées sont apparues moins d'un an après l'intervention.
Les plus anciens opérés de Swenson gardent un état général transformé et mènent une vie normale.