‹ Les procédés d'art de Tacite dans les "Histoires"Chapitre 138 sur 177 · I, 21 et II, 74-75. — 3. III, 2. — 3. IV, 8 et I, i5-i · texte numérisé non relu

I, 21 et II, 74-75. — 3. III, 2. — 3. IV, 8 et I, i5-i

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sénat dans des circonstances semblables, l'un, celui d'Helvidius Priscus contre le délateur Marcellus, est-il seul analysé? tandis que l'autre, celui de Curtius Montanus contre le délateur Régulus, est largement traité, sous la forme directe'. Et pourquoi, s'il fallait varier la manière afin d'éviter la monotonie, le traitement de faveur s'est-il attaché à Montanus plutôt qu'à Ilelvidius ?

En réalité, la règle générale qui a guidé Tacite dans chaque cas particulier, n'est pas facile à saisir, à supposer qu'elle existe. Mais ce qui reste vrai, c'est que, après avoir fait un choix entre les discours à récrire ou à inventer et les discours à résumer ou à mentionner seulement, et mis sa conscience d'historien en repos par de fréquents hommages rendus à la vérité historique, Tacite s'est cru autorisé pour le surplus à reprendre sa liberté d'orateur, et que, là où il l'a reprise, sans arrière-pensée ni remords il s'est abandonné à ses habitudes d'autrefois, à sa rhétorique, retombant avec délices dans son péché de jeunesse.

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