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GÉNÉRALITÉS

OMME nous l’avons dit, dans les papiers à dépouillement du commerce, le médium est constitué soit par de la gélatine pure, soit par de la gélatine alliée en proportion variable avec d’autres colloïdes, tels que la gomme; leur composition est d’ailleurs tenue secrète.

Ils diffèrent du papier à la gomme non seulement par le mode de traitement et par l’aspect de l’image fournie, mais surtout par ce fait qu’ils ne donnent pas de coulés.

Pour tous, le dépouillement s’effectue de la même manière, par la double action d’un bain d’eau, porté à une température qui peut varier de 25 degrés à 32 degrés centigrades, et d’un agent de frottement doux : la sciure de bois diluée. Les variations apportées au temps d’exposition changent l’aspect de l’image : l’exposition est-elle trop courte, l’image sera grise et les oppositions seront diminuées; une exposition trop longue produira l’effet inverse.

Tous se prêtent, plus ou moins aisément, à l'action locale du pin-

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ceau, ce qui facilite les accents, les raccords et, en général, toutes les retouches portant sur des surfaces de peu d'étendue; les grandes réserves étant demandées à la direction, intelligente et raisonnée, des nappes

d’eau chargées de sciure.

L’addition à la gélatine de colloïdes divers assure au papier plus t s'^ttAJi^ede rusticité ; les papiers où la gélatine est seule, exigent dans leur traitement plus de délicatesse et une plus grande précision.

Cette précision doit porter sur deux points essentiels : l’exposition , cu+A^M*a Jbcaei' sous châssis, la température du bain chaud. Une exposition juste, une dçiLs. ^ température exacte sont, au point de vue technique, les conditions

suffisantes mais nécessaires du succès. De là l’importance d’un photomètre que l’on connaisse bien, d’un thermomètre vérifié.

Le photomètre le plus précis est, comme nous l’avons dit, le photomètre Artigue. L’unité de mesure qu’il donne, le degré Artigue, devra même souvent être fractionné à la montre. Pour certains papiers très rapides, tels les papiers bleus ou violets, une variation d’un demi-degré a une grande influence. Sous des clichés légers, divers papiers bleus s’impressionnent en moins de un degré, soit en trois ou quatre minutes à l’ombre, au mois de juin. Quand le degré est très court, c'est-à-dire en été, on pourra se donner plus de latitude en sensibilisant les feuilles dans des bains contenant i o/o ou o,5 o/o de bichromate de potasse au lieu de 2 0/0.

Il semble que la sensibilisation au bichromate de potasse soit préférable à celle au bichromate d’ammoniaque, du moins si les clichés à impressionner sont normaux ou légers. La sensibilisation au bichromate d’ammoniaque tendrait à fournir des épreuves grises et pourrait être réservée aux clichés durs, à oppositions exagérées.

Pour notre étude, nous allons diviser ces papiers en deux catégories. Cette division n’est pas arbitraire. Dans la première, nous rangeons ceux dans lesquels la gélatine est employée seule ou semble entrer en assez grande proportion. Pour ceux-ci, la sensibilisation se fait par

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