SS* - ENCADREMENT DE JEAN COUSIN
(Chroniques de i-runce).
vure en relief. Nous disons le plus achevé mais non le plus ancien, car la gravure au criblé sur métal, en relief, est vraisemblablement le premier procédé dont on ait fait usage en Europe, puisque dès le commencement du xv* siècle, dès 1406, au dire de M. H. Delaborde, ce procédé fournissait des types à l’impression. La gravure au criblé est ainsi appelée de ce que la surface gravée de métal était criblée de petits trous, modelant le dessin en blanc sur fond noir, ou de tailles croisées ne laissant à niveau que des points noirs sur b^anc; à côté de ces travaux de pointillé se trouvent du reste des tailles non surcoupées qui servent à cerner les figures, les mains et les ornements. Si ces gravures sont grossières au point de vue du dessin, le procédé de gravure n’est pas aussi naît qu’on veut bien le dire, puisqu’en outre des tailles pleines au moyen desquelles ont été gravées postérieurement les estampes xylographiques de 1418 et de 1423, il accuse par le criblé une préoccupation de modeler que l’on ne retrouve plus dans celles-ci.
Nous allons parler maintenant des procédés se rattachant à la gravure sur bois, c’est-à-dire pouvant donner des clichés en relief qui s’impriment à la presse typographique.
Il semble au premier abord qu’étant donnée une planche gravée en creux, rien n’est plus facile que d’obtenir une gravure en relief pouvant s’imprimer dans le texte par les procédés typographiques ordinaires ; il devrait suffire de considérer la première comme unmoule, et d’y couler un cliché en métal. Les choses ne se passent pas aussi simplement.
Dans une gravure en creux exécutée à l’eau-forte, si
GRAVURE EN RELIEF
on pratique une coupe verticale de la planche, on contatera que la ligne de section correspondant au dessin eprésente une série de dépressions inégales en profonleur, suivant l’échelle de l’intensité des ombres: les par-