FIG. 5 6. - MOINE EN PRIÈRE
Gravure sur bois d'après une eau-forte d’Overbeck.
ies qui se traduisent à l’impression par des lumières ranches sont toutes au même niveau , mais celui-ci Rabaisse à mesure que l’on s’enfonce dans les parties >mbrées. La section d’une empreinte en relief de cette nême gravure donne un aspect mathématiquement in-
,IÔ les procèdes de la gravure.
verse ; les noirs les plus intenses occupent les pics les plus élevés, et la dégradation suit son cours en descendant des demi-teintes aux blancs purs, qui sont tous au même niveau inférieur. Or l’impression typographique ne peut s’exercer que sur une surface parfaitement horizontale, que le rouleau chargé d encre noircit d une façon uniforme : tout ce qui n’est pas à hauteur de cette surface ne prend pas l’encre et se traduit en blanc à 1 épreuve. On ne pourrait donc tirer une épreuve de cette empreinte en relief.
Ainsi que nous l’avons dit à propos de la gravure sur bois, suivant que les lacunes sont plus ou moins rapprochées entre les traits du dessin ou dans les ombres, on obtient des noirs plus ou moins vifs. Les tons pleins résultent des surfaces prenant l’encre dans toute leur étendue ; les demi-teintes, de surfaces au même niveau mais ajourées au moyen de hachures ou de points plus ou moins rapprochés. En un mot, dans un cliché en relief, les épaisseurs d’encre ne jouent aucun rôle, ou tout au plus un rôle très restreint : seules les su?'/ aces encrées contribuent à donnera l’image son dessin et sa couleur.
La conclusion à tirer de ces explications est que 1 impression typographique ne saurait rendre les effets du lavis ou de l’estompe, si l’on ne s’ingéniait à donner au cliché en relief, obtenu d’après un dessin traité au pinceau ou à l’estompe, un grain qui lui permette de tenir plus ou moins l’encre et par conséquent de modelei les parties ombrées. Au moyen de ce grain la continuité de la surface se trouve interrompue ; elle prend donc l’encre à des doses inégales, proportionnées à l’étendue des surfaces encrées.
GRAVURE EN RELIEF
La gravure en relief sur métal ou sur pierre a donné lieu à des essais de tout genre que nous allons passer rapidement en revue.
FIC. 57. - FIGURE TIRÉE
D’UNE EAU-FORTE DE Mm° DE POMPADOUR.
Fac similé sur bois de M. Hotelin.
Au siècle dernier, un artiste de Schelestadt, J. Hoffmann, avait imaginé de recouvrir une plaque de métal d’une couche assez épaisse d’un enduit résineux , de
tracer son dessin à la pointe en découvrant le métal comme font les aquafortistes, puis de clicher cette gra vure. Il est aisé de se rendre compte que les blancs di cliché en relief avaient une profondeur égale à l’épais seur de l’enduit, et que tous les traits du dessin formaien un plan parfaitement horizontal, puisque tous avaien été coulés dans des moules de même hauteur. Hoffman: avait donc résolu d’une façon fort intelligente le problèm de l’égalité de niveau, qui est la condition expresse d l’impression typographique.
Le système le plus expérimenté est celui qui consist à opérer la morsure d’un dessin tracé sur métal avec un encre ou un crayon inattaquable par les acides : en u: mot, à faire l’inverse de ce que font les aquafortistes Toutes les surfaces qui ne sont pas protégées par 1 dessin sont creusées par la morsure; on a donc une gr£ vure en relief.
Il y a enfin les procédés qui tendent à exhausser 1 dessin, soit au moyen de poudres adhérentes qui ne s’ai tachent qu’à lui, soit au moyen de dépôts métallique effectués au moyen de l’électricité.
M. Durand-Narat, par exemple, grave son sujet l’eau-forte par le procédé ordinaire, dévernit la planche la recouvre d’encre, comme s’il voulait en tirer un
épreuve sèche, — c’est-à-dire qu’après l’avoir bien en crée il l’essuie avec soin afin que les sillons de 1 gravure restent seuls noircis, — puis il la saupoudr avec diverses substances en poudres fines qui n’adhèren pas aux surfaces essuyées : cette opération, répétée plu sieurs fois, élève le dessin au degré voulu pour qu’oi puisse en prendre l’empreinte et y couler un cliché.
GRAVURE EN RELIEF
Les procédés de gravure galvanique peuvent être classés en deux catégories, comme l’a fait M. Th. Du Moncel : i° ceux dans lesquels le courant agit comme mordant ; 2° ceux dans lesquels un dépôt métallique résulte de l’action du courant.
Dans les deux cas on se sert de vernis isolants, qui limitent d’action soit du mordant, soit du dépôt métallique aux points ou l’on veut agir.
Nous ne nous occupons ici que de la gravure de planches destinées à l’impression ; les mêmes procédés que nous venons de signaler sont employés pour produire des dessins en relief ou en creux sur des surfaces métalliques quelconques et de formes variées.
Le principe ne change pas :
une fois le dessin terminé , c’est affaire à des chimistes autant qu’à des graveurs de
le creuser ou de le mettre en relief suivant l’indication.
pic. 58.