FIG. 9 J. - CAMÉE ANTIQUE
Héliogravure d’après une eau-forte.
complètement remplacée, sauf pour la reproduction de dessinas exécutés en hachures, plans, cartes, figures d’ornement, architecture, etc., qu’elle reproduit avec fidélité et en fournissant un grand nombre d’épreuves. La fe^ilje de gélatmr peut, du reste, donner autant de
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Dentelle héliogravèe directement.
iç6 LES PROCÈDES DE LA GRAVURE.
reports que l’on veut; il est donc facile de remplacer les pierres de report dès que le dessin ne vient plus nettement au tirage. En substituant le zinc à la pierre et en faisant mordre par un acide, on obtient un dessin en relief à surface plane, pouvant, par conséquent, être tiré dans le texte comme les caractères d’imprimerie.
Ces divers procédés de transport d’un dessin ont des avantages immenses sur tous les modes de gravure, si l’on considère la rapidité d’exécution, le rendement en épreuves qui est indéfini et la perfection même des résultats. Il suffit, pour s’en convaincre, de remarquer que l’on obtient, grâce à eux, une photographie de l’original, image conservant son exactitude, sa précision mathématique et pouvant être agrandie ou diminuée suivant l’usage qu’on en veut faire.
C’est grâce à la photolithographie que les Allemands ont pu, durant la dernière guerre, donner à leurs soldats d’excellentes cartes portatives des pays qu’ils avaient à traverser. Les frères Burchard, de Berlin, en ont livré 5oo,ooo en quelques mois.
Le bitume de Judée, dont nous avons vu l’emploi en héliographie, peut également être utilisé dans la photolithographie, au lieu et place de la gélatine chromatée; c’est toujours le même principe, et nous croyons inutile de donner de nouveaux détails sur l’application.
Procédé anastatique.
On peut, sans le secours de la photographie, reproduire à un grand nombre d’exemplaires une carte, une
PHOTO LITHOGRAPHIE
page d’impression, ou même un dessin exécuté en traits. La condition essentielle est que l’original ait été fait ou imprimé aux encres grasses.
Le procédé est en lui-même d’une application facile ; on humecte le verso de l’original avec de l’eau gommée légèrement acidulée par quelques gouttes d’acide sulfurique; puis on le fixe sur un support quelconque et on tamponne le recto avec de l’encre d’imprimerie : celle-ci ne prend que sur le tracé du dessin ou de l’écriture. Ainsi préparé, l’original peut fournir un report, sur pierre ou sur zinc, dont l’imprimeur tirera parti comme d’une photographie. Inutile d’ajouter que la reproduction est forcément de même dimension que l’original ; nous avons du reste déjà parlé de procédés analogues (Voir le Procédé Vieil, page 119).
Photographie en couleur.
C’est encore à Poitevin que l’on doit l’introductiofi en photographie des poudres colorantes; il débuta par incorporer au chromate de potasse, avant la sensibilisation, de la poudre de charbon. Ce mélange ne changeant rien aux conditions habituelles de solubilité des parties non impressionnées, il restait, après le lavage, une photographie colorée en noir et à peu près inaltérable. En mélangeant avec la gélatine chromatée de la sépia, du bleu, du rouge, de la sanguine, on obtiendra des épreuves colorées à volonté. M. Braun, de Dornach, produit ainsi ses remarquables fac-similés de dessins de maîtres.
On peut également colorer une photographie