OPÉRATION D'OLLIER
C'est M. Ollier, qu'on retrouve du reste partout le premier quand il s’agit de chirurgie osseuse, qui eut le premier l’idée de refermer les grandes brèches faites à la paroi crânienne par un lambeau ostéo-périostique. Il a eu surtout en vue des lésions traumatiques. Il propose de découper des lambeaux ostéo-cutanés et de tailler avec une scie fine ces lambeaux, c’est-à-dire de tailler un Jlambeau osseux par aposkeparnismos. « Par une section parallèle, dit M. Ollier, on détache la plus grande épaisseur de la partie crânienne, qu’on laisse adhérer au péricrâne et à la peau. Il faut avoir ‘soin seulement que la scie ne dépasse pas la table interne. Suivant les régions on pourra détacher des lambeaux de 3 à 4 millimètres à leur centre, lamellaires sur leurs bords et larges de 7, 8 ou 9 millimè- “tres, c’est-à-dire de 3 ou 4 centimètres de côté. On achève ensuite la trépanation et l'on réapplique le lambeau ostéo-cutané sur l'ouverture. »
Kœnig, à l’imitation d’Ollier, a également proposé, décrit et pratiqué avec succès un procédé analogue.
Ces prosédés peuvent certainement rendre de grands services au chirurgien quand la perte de substance est le résultat d'un vaste traumatisme. Mais ils ont l'inconvénient d'être difficiles à exécuter. Aussi, quand le chirurgien doit créer lui-même une vaste brèche osseuse, il préfère la réparer à laide du volet même qu'il vient d'enlever. Néanmoins ces procédés ont conduit à la découverte de procédés où l’on conserve une travée osseuse dans le lambeau.
M. Ollier, d’ailleurs, redoute la hernie cérébrale et les autres dangers inhérents aux grandes brèches crâniennes. Il indique, dans son Traité des résections, deux procédés qui permettent d’avoir du jour et de l’espace, sans exposer aux dangers de la hernie. «Il faut laisser subsister entre les couronnes de trépan, les ponts intermédiaires quelque étroits qu'ils soient et ne : jamais les couper; et lorsqu'on enlève des couronnes sécantes, c’est-à-dire empiétantles unes sur les autres, respecter les pointes qui les séparent. » Ce sont pour M. Ollier des obstacles à la hernie du cerveau et, d’un autre côté, le point de départ de jetées osseuses. C’est partant de ces idées qu’il donne son procédé de trépanation en feuille de trèfle dans les trépanations larges. Ce procédé consiste à placer trois couronnes de trépan subintrantes. Il en résulte une sorte de feuille de trèfle dont les angles rentrants sont formés par des intersections osseuses. Ces intersections sont destinées à maintenir les circonvolutions et à favoriser la
reprise osseuse, Ce procédé donne certainement du