Le procès sur la réputation de sainteté
A dire vrai, les choses ne se passent pas toujours avec cette parfaite régularité ; très souvent on obtient l'autorisation de recueillir des preuves en vue du second et du troisième procès, avant que le premier ne soit achevé et jugé. C'est ce qu'on appelle le procès, ou mieux l'enquête ne pereant probationes, « pour ne pas laisser perdre les preuves ». Le procès ne pereant a pour objet de recueillir les dépositions des témoins malades, ou âgés de plus de cinquante ans, ou encore qui seraient sur le
point de quitter le pays. On l'appelle irkchoatif parce qu'il n'est que le commencement du procès véritable qui sera repris après le décret sur la réputation de sainteté en général.
On passe ensuite aux trois procès successifs qui aboutissent à la béatification : le procès sur la réputation de sainteté, le procès sur \ l'héroîcité des vertus, le procèssur les miracles, f En somme, on reprend séparément, afin de les « examiner de plus près, les points qui avaient été exposés d'une façon d'ensemble, pour obtenir l'introduction de la cause.
Pour les trois étapes qui restent à franchir avant la béatification, on tient compte des dépositions acquises et des documents reçus, mais il faut corroborer le dossier par la production de nouveaux témoins, de nouvelles auditions des témoins déjà entendus et par l'insinuation de nouveaux documents. La difficulté est surtout une question de preuve, et même de degré de preuve.
Pour le premier point, la réputation de sainteté, la chose est relativement facile. A la suite des débats engagés et poursuivis comme pour les étapes précédentes, la S. C. discute la question : Conste-t-U de la validité et de la valeur du procès instruit dans la curie épisco-
PROCÈS DB BÉATIFICATION. i
pale de X... sur la réputation de sainteté, des vertus et des miracles du Vénérable Serviteur de Dieu N... f La sentence favorable consiste dans la réponse : Affirmative seu constare : en d'autres termes, la preuve est faite.