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Le procès des miracles

La troisième partie du procès concerne les miracles. Le miracle opéré par Dieu, à Tintercession de son serviteur, est considéré à bon

droit comme une garantie et une preuve, émanées de Dieu lui-même, de la sainteté du Vénérable et de son crédit surnaturel. Il faut régulièrement, pour chaque cause de béatification, deux, parfois même quatre miracles, dûment constatés et approuvés.

L'enquête sur les miracles va régulièrement de pair avec celle qui porte sur les vertus ; mais à condition qu'on ait alors des miracles à présenter à l'appui de la cause. Lorsque ces miracles se produisent après, ils sont l'objet d'une enquête apostolique séparée. Quoiqu'il en soit, devant la S. C. des Rites la discussion sur ces miracles est distincte de celle qui porte sur l'héroïcité des vertus : on y suit la même procédure, avec les trois séances, antépréparatoire, préparatoire et définitive, en présence du Pape. Elle se termine par un décret promulgué avec la même solennité.

Qu'elle fasse partie du procès d'ensemble sur les vertus et miracles en particulier, ou qu'elle soit l'objet d'un procès séparé, l'enquête sur les miracles opérés à l'intercession du Vénérable comporte toutes les garanties de sécurité désirables. En particulier, on demande toujours l'avis motivé de médecins compétents, et la S. C. va jusqu'à soumettre à de nouveaux

médecins les rapports des premiers. Il n'entre pas dans notre sujet d'étudier comme elle le mérite, la preuve résultant des miracles, et le degré de certitude qu'on peut atteindre dans ces enquêtes ; d'ailleurs l'espace nous manquerait pour le faire. Bornons-nous à noter que la procédure est extrêmement sévère, qu'on prend toutes les précautions désirables pour éviter toute erreur, et notamment qu'on écarte impitoyablement toute guérison susceptible d'être expliquée par des phénomènes nerveux ; on exige, en particulier, une guérison persistante, et l'on attache une importance spéciale au caractère instantané de la guérison.

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