‹ Les procès de bestialité aux XVIe et XVIIe sièclesChapitre 51 sur 63 · CHARLES BASSE · texte numérisé non relu

CHARLES BASSE

dus pardevant ledit juge par Jeanne Mondetour, femme dudit Adrien Tourmente, et Elisabeth Coyanne, veuve de Claude Bergois, laditte Coyanne servante dudit Charles Basse ;

La sentence rendue le huitième jour du mois d'octobre par ledit Bailly de Corbie, portant condamnation contre ledit Charles Basse ;

L'appel interjette par ledit Charles Basse et généralement toutes les pièces dudit procès ; ouy sur ce le Procureur gênerai du Roy en ses conclusions, et tout considéré ;

La Cour a mis et met à néant l'appel interjette par ledit Charles Basse, en conséquence, déclare ledit Charles Basse bien et duement convaincu d'habitation charnelle, détestable et contre nature avec une asnesse mentionnée audit procès ; pour raison dequoy et réparation desquels cas et crimes énormes, ordonne que laditte sentence sera exécutée selon sa forme et teneur et que ledit Charles Basse sera pendu et étranglé à une potence qui sera pour cet effet dressée dans la grande place et halles de laditte ville de Corbie ; quoy fait, son corps et celuy de laditte asnesse avec lequel il a commis ledit crime et délit, préalablement assommée par l'Exécuteur de la haute justice, jettez dans un feu qui sera allumé au pied de laditte potence, et leurs cendres mêlées ensemble, jettées et semées au vent; déclare en outre tous et un chacun les biens appartenant audit Charles Basse acquis et confisqués au profit du sei-

gneur Roy, sur lesquels, en cas que confiscation n'ait pas lieu, sera néanmoins prise et prélevée la somme de cinq cent livres d'amende envers ledit seigneur Roy. Fait à Paris, en Parlement, cejourd'huy vingt neuvième jour du mois de novembre, l'an de grâce mil six cent vingt quatre.

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