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PESTEL en France qui écrivent en 1924 : « Ces ombres annulaires
épaisses correspondent à un épaississement de la plàvre et notamment de la plèvre des scissures interlobaires déviées. » D’autres enfin avec JACQUEROD les attribuent à des dispositions | fortuites d’ombres placées sur des plans différents. JACQUEROD, de plus, pour expliquer la disparition des cavernes précoces, inaugure la théorie de la « précaverne ». Cependant, avec Bur-- NHAM et KING, en 1922, commencent les protestations des « cavernistes » dans le camp desquels se rangent PIGUET, GIRAUD, LAZARE, BURNAND, BERNOU, DUMAREST, BRONKHORST, Morin = WaiTz et CURSCHMANN. Ces derniers allèguent les vérifications anatomopathologiques. « Pas une fois», écrivent PIGUET et Gr- RAUD en parlant d'ASSMANN, € pas une fois, il n’a rencontré au cours de très nombreuses autopsies à l’endroit d’une image citculaire des poumons, autre chose qu’une caverne ». Finalement, d’ailleurs, certains « anticavernistes » comme JACQUEROD revien-} nent sur leurs premières opinions et « chacun est bien obligé d'admettre qu’on a vu de véritables cavernes et qu’on les à vues guérir ».
Une fois ces guérisons spontanées reconnues, il restait à les expliquer. Diverses théories se succédèrent : la théorie de l’encerclement fibreux n’ayant pas tenu devant les recherches des anatomopathologistes qui ne retrouvaient pas la fameuse « boule fibreuse » qui eût dû en résulter, on s’orienta vers de nouvelles * hypothèses. DUMAREST, ROUBIER et DoOUBROw pensèrent au bourgeonnement intracavitaire ; mais du fait que les constatatiofs radiologiques prouvaient, comme le faisait remarquer GIRAUD. <que dans des cas assez fréquents, la caverne peut disparaître el se cicatriser sans laisser de traces importantes », cette hypothèse fut rejetée”et on parla de « l'aplatissement de la caverne avec accolement des parois opposées » (Küss), théorie que Bur- NAND avait émise dès 1919. Cette théorie paraissant satisfaire les anatomopatholigistes, on s'ingénia à l’expliquer par l’emphysème -hypertrophique d’abord (PIGUET, GIRAUD, DENIS LE SÈVE, JACQUEROD, Léon BERNARD), emphysème qui aurait comprimé la caverne ; par l’atélectasie enfin (CorYLLOS, TROCMÉ, etc..), qui aurait assuré la disparition cavitaire par la résorption de l'air inclus dans la caverne après obstruction de la bronche de drainage. ,
Nous allons reprendre tour à tour ces diverses théories afin d'étudier la valeur des arguments allégués en leur faveur.
HISTORIQUE ET DISCUSSION DES ARGUMENTS là