‹ Les Processus de Guérison des Cavernes pulmonaires tuberculeuses: Guérison des Cavernes chirurgicalement ouvertesChapitre 20 sur 38 · LES · texte numérisé non relu

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des cavernes handicape la pullulation bacillaire. En général, l’occlusion bronchique doit donc avoir un effet favorable, Toutefois, une masse caséeuse qui s’est ramollie, et qui, en s’évacuant en partie dans une bronche a donné naissance à une caverne, laquelle voyant cette bronche se fermer revient à son état primitif de caséum ramolli non en communication avec l'oxygène libre, n’a pas, a priori, de raisons spéciales de voir ses bacilles disparaître plus vite que si elle ne s'était jamais ouverte. Le problème des. cavernes closes, à caséum inclus, se réduit donc au problème des masses caséeuses intrapulmonaires sans communication bronchique. Nous reviendrons sur ce problème. Nous n'avons

voulu discuter ici que de « l’atélectasie cavitaire » selon la con-.

ception essentiellement mécaniste de CoRyLLos et de ‘TROCMÉ. Nous verrons que les cavernes peuvent guérir par obstruction bronchique, mais que c’est l4 un mode de guérison longtemps imparfait vu l'inclusion de caséunT qui s’en suit ; nous verrons également, ainsi que la discussion de tous les arguments allégués par CoryLLos et les partisans dé sa théorie (en vue de prouver que seule l’atélectasie peut guérir les cavernes tuberculeuses) l’ont laissé prévoir, qu’elle n’est point le mode unique de guérison des cavernes. Nous verrons même ultérieurement que l’atélectasie cavitaire, selon la conception américaine, doit être bien rare. L’occlusion bronchique — lorsqu'elle survient et qu’elle est capable d’assurer la guérison des cavernes — paraît. d'ordre essentiellement biologique (J. MILLE, LOESCH, AUERBACH et GREEN) el non mécanique (coudures bronchiques, bouchons caséeux, etc). Or, nous avons vu que les partisans de l’atélectasie cavitaire invoquent essentiellement une obstruction bronchique mécanique, donc capricieuse, expliquant la destinée non moins capricieuse, selon eux, des cavernes tuberculeuses.

Ainsi donc, si CoRYLLOSs a eu le mérite d'attirer l'attention sur « l'atélectasie cavitaire », il a eu le tort, selon nous, d’en exagérer le facteur mécanique, tant pour exclure les autres procédés de guérison que pour lui trouver une origine bronchique uniquement en rapport avec le rôle mécanique de la collapsothérapie, laissant totalement de côté le rôle biologique non moins important du pneumothorax et de la thoracoplastie qu'éclairent déjà en partie les expériences d” « atélectasie massive » réalisées sur animal par ADAMS et SINGER, rôle que nous aurons l’occasion de

discuter plus longuement. Mais il nous faut auparavant étudier e

un mode de guérison cavitaire où seul l'élément biologique entre: en jeu : nous voulons parler des cavernes ouvertes après pleurectomie et après spéléotomie. Les constatations que nous rapporterons, faites sur des cavernes vivantes, directement visibles. et palpables, ont, nous semble-t-il, une valeur toute particulière et sont spécialement aptes à nous éclairer sur les processus biologiques des guérisons cavitaires. Nous serons ensuite beaucoup mieux à même de discuter les processus de guérison qui paraissent vraisemblables d’après les données anatomopathologiques récentes concernant des cavernes pulmonaires suivies. radiologiquement pendant la vie et dont on a identifié soigneusement les restes après la mort. La confrontation de toutes ces. données nous montrera la complexité des facteurs qui conduisent à la guérison des cavernes. .

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