DIVISION DE LA CKLIALK
ces corps est toujours lixe et caraclérislique pour chaque espèce végétale el animale. Toujours, dans la même espèce, quand la cellule entre en activité reproductrice, dans la division cellulaire comme dans la l'cproductiou sexuelle, le iiirmc uomhre de chromosomes se retrouve.
En même temps, dans la place même occiqK'e aulrefois ])ar la cii'conférence régulière du noyau, un cor|)s nouveau apparaît, c'est Vnnijjliiaslcr, sorte de liiseau qui porte à ses deux pôles une étoile ou aster dont les rayons vont plonger dans le cytoplasme. Le centre de chaque étoile est occupé par un petit corps, le cenlrosonie.
La naissance de l'amphiaster est commandée par le centroscnuc de la cellule au l'cpos. En effet, ce cenlrosonie se divise en deux portions. Des lilamenls éloilés ap[iaraissent autour de chaque partie et l'anq^hiaster n'est pas autre chose que les lilaments cjui relient les deux centrosomes, placés à l'opposite l'un de l'autre.
La ligure dessiM(''e ]iar ces modifications pi-end le nom de f<aryokinèse ou de mitose. Au point de viu' de ses caractères tinctoriaux, elle montre deux substances : l'une chromatique, formée par les chromosomes; l'antre achromatique, constituée |)ar le fuseau et les asters.
Période cVétat ou de division (fig. G, 7, 8j. — Cette période est caractérisée essentiellement par la division de chaque chromosome en deux parties semblables c[ui se
Fig. 6. — Phase plus avancée do la période représentée fig. 4- Aux pôles, la membrane nucléaire se dissout et laisse reconnaître la formation, dans le noyau, d un fuseau qui réunit les deux asters. Les chromosomes se divisent longif ud inalciiicnt.
portent en divergeant aux pôles opposés du fuseau, et chaque groupe de chi-omosomes donne naissance à un nouveau noyau, fils du précédent. La succession des phénomènes dans ces deux périodes n'est pas toujours aussi régulière que nous venons de l'indiquer, mais le caractère essentiel de ces modifications n'en existe pas moins dans ce fait cjue la substance chromatique du noyau se convertit en un filament, lequel se divise dans le sens de sa longueur en deux parties exactement équivalentes (Flemmixg, 1880).
Période terminale. — Dans cette phase terminale de la mitose, la cellule entière se divise en deux, suivant un plan qui passe par l'équateur du fuseau, et chaque cellule-fille comprend un groupe de chromosomes, la moitié du fuseau, avec un centrosome et la moitié du cytoplasme maternel.
Quand la division cellulaire est effectuée, le centrosome persiste dans la plupart des cas, soit en dehors, soit dans l'épaisseur du noyau, et se divise ordinairement en deux parties, même pendant la période de repos de la cellule, comme s'il se préparait déjà au processus de la mitose suivante. Connue le centrosome peut persister CiiANTBMESsis et PoD'WYssoTSKY. Processus g-énéraux, 1-
HISTOIRE NATURELLE DE LA MALADIE
dans la cellule-filk
l'ig'. 9. — Après leur division longitudiiiale, les chromosomes divergent et se dirigent vers les extrémités du fuseau où se trouvent les centrosomes.
à l'état do repos, il fournit alors une image à laquelle on a donné le nom de sphère d'attraction (fig. 8, 9, 10, 11).
La découverte du centrosome en dehors du noyau, dans le cytoplasme, est un fait d'une haute importance, parce qu'il permet d'admettre que, dans le processus de la division cellulaire, la première impulsion n'est pas donnée par le noyau, mais par le centrosome qui représente ainsi le centre dynamique de la cellule.
Ce délicat mécanisme de la division cellulaire peut subir des variations pathologiques que l'on peut provoquer expérimentalement par l'action de diverses substances chimiques (quinine, chloral, nicotine, etc.) ; elles se montrent parfois sjîontanément dans le développement de certaines tumeurs. Hansemakn a séparé ces formes de mitoses anormales eu deux groupes : les mitoses asymétriques dans lesquelles les centrosomes sont distribués inégalement dans les cellulesfilles et les mitoses multipolaires où l'on distingue plusieurs centrosomes et plusieurs fuseaux.