PAR JAMES-W. ROBERTSON
Commissaire fèdéral de l'Agriculture et de
l'Industrie laitière.
‘ Moitié de la lutte de la vie est une lutte pour la nourriture.” Cette lutte n’est pas nécessairement pénible au Canada, où la nourriture est abondante, —où nous en avons un ample excédent à exporter en d’autres pays. Les principales f*+ pour lesquelles nous consommons notre nourriture s : : : 1° pour entretenir la chaleur et les autres formes d'énergie dans notre corps, 2° pour former les fluides et les tissus pendant son accroissement, 3° pour réparer les pertes résultant de l'exercice de l’activité vitale, 4° quelquefois pour l'élaboration d'un produit, et 5° pour l'accumulation d'un approvisionnement de matières et de force pour les fonctions de la vie. Une bonne santé dans un Corps bien nourri est la première chose essentielle au bien-être dans tous les pays du monde et dans toutes les conditions de la civilisation et de la société ; le maintien de la santé dépend en grande partie de la qualité et de la quantité de la nourriture, qui doivent être en rapport avec l’âge, l’occupation et les circonstances de chaque individu. L'espèce de nourriture consommée et sa qualité sont intimement liées au progrès ou à la décadence d'un
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peuple, si même elles n'en sont pas ia vraie Cause,
6 PRODUITS ALIMENTAIRES DU CANADA Sources premières des aliments.
Les végétaux peuvent vivre de matières inorganiques, et les formes de végétation les plus simples se nourrissent seulement des constituants de l’atmosphère et de l’eau. Lorsqu'ils meurent et se décomposent en leurs éléments primitifs ou en combinaisons de ces éléments, ces derniers à leur tour deviennent partie de la nourriture de formes de végétation plus élevées. D'autre part les animaux ne peuvent trouver leur subsistance dans des matières inorganiques seules ; ils dépendent en premier lieu de substances de nature végétale. Quelques-uns des animaux supérieurs consomment des produits venant du corps d’autres animaux, lesquels à leur tours’étaient nourris de plantes d’une espèce ou d’uneautre. Les graminées poussent en s’appropriant des substances inorganiques du sol et de l’air qui consistent en quelque treize éléments ; c’est ainsi que le blé, qui est une espèce de graminée, prend son accroissement ; la vache et le bœuf mangent les graminées ou le grain, l’homme boit ensuite le lait de la vache et mange la viande du bœuf avec le pain fait de la farine du
blé, Capacité de production du Canada,
Au Canada, le sol, le climat, ainsi que l'intelligence et l'habitude du travail des habitants sont favorables à la production d’une grande variété de produits alimentaires d'une qualité exceptionnelle dans les champs, les jardins, les vergers et les vignobles : et les côtes de la mer, qui sont très étendues, de vastes lacs, de grands fleuves et de nombreuses rivières abondent en poissons des plus excellents, Grâce à ea position géographique, à ses systèmes de chemins de fer et À ses services de navigation à vapeur sur l'Atlantique, qui n’ont pas leur pareils, le commerce d’exportation des denrées alimentaires à destination de l’Europe peut recevoir une très grande extension à l’avantage tant du Canada que des pays qui achètent ses produits,
Produire des matières alimentaires est le but principal des opérations agricoles, et plus de 45 pour cent de la population du Canada s'occupent aux diverses branches de
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l'agriculture. Il s’y trouve de vastes étendues de terres fertiles depuis l'Atlantique jusqu’au Pacifique, et le climat ou les climats varient du quasi-tropical au quasi-arctique, avec une chute de pluie qui est de 67 pouces par an dans la Ca mbie-britannique, de 17 pouces au Manitoba et de 30à ouces dans les provinces d'Ontario, de Québec, du N .iveau-Brunswick, de la Nouvelle-Ecosse et de l'ile du Prince Edouard. La terre ferme est comprise virtuellement entre le 60e degré de longitude ouest et le 125e de longitude ouest. La distance à travers le Canada de l’est à l’ouest est d’un peu plus que le sixième de la circonférence de la terre à cette latitude. Le Canada s'étend depuis un peu au-dessous du 42e degré de latitude nord jusqu'aux régions arctiques. La France est entre le 42e et le 5le degré de latitude nord, ce qui correspond à la latitude de la partie colonisée du Canada. Par exemple, Toronto est à 43° 39/ nord de l'équateur, et Cannes dans le midi de la France à 3° 34 nord de l’équateur, Winnipeg dans la province du Manitoba, est à la latitude de 49° 50” nord, et le Havre, sur la côte nord de la France à la latitude 49° 29/ nord, Néanmoins, le climat est en somme plus chaud en été et plus froid en hiver que sous les latitudes correspondantes en Europe,
Le Canada se trouve à peu près à la même latitude que les pays dont les peuples sont à la tête des affaires du monde, La superficie de ses terres est presque 29 fois plus grande que celle de la Grande-Bretagne et de l'Irlande ou 17 fois plus grande que la France. Si l'on représente par 12 la superficie de l’ Europe, celle du Canada est de 11. Il va sans dire que de vastes étendues des régions nordarctiques—sont inhabitables et ne peuvent absolument rien produire en fait de nourriture ; mais tout àtraversle continent il y a une zone d'environ 3,500 milles de lonsueur etaussi large que la France, avec un climat adapté à la production de denrées alimentaires d’une qualité supérieure. Une partie de cette zone est occupée par des régions montagneuses et par quelques centaines de milles de “prairies”? arides.
Ces comparaisons donnent une idée approximative de énorme capacité du Canada pour la production des
denrées alimentaires. Dans les parties maintenant cultivées, on à trouvé le sol fertile. Celui du Manitoba est riche en éléments constituants de la nourriture des plantes à un degré qui surpasse celui de presque tous les sols de l’Europe. La congélation du sol, qui à première vue semble être un désavantage, fait qu’il retient les nitrates solubles qui pourraient autrement être entraïnés par les eaux. Il a été estimé par des autorités compétentes en Angleterre que dans ce pays les eaux en s’écoulant à travers le sol emportent à la mer de novembre à mars une quantité de nitrates par acre suflisante pour une récolte ordinaire de blé.
Le gouvernement et la coopération.
Au Canada les ministères de l’agriculture du gouvernement fédéral et des gouvernements des différentes provinces viennent en aide à l'intelligence des cultivateurs individuels. Bien que certaines parties des travaux agricoles puissent être exécutées avec le plus grand succès par l'individu indépendamment de ses concitoyens (autant que le permettent les conditions de la vie civilisée) ; une certaine partie de l’exploitation agricole ct de la production des denrées alimentaires se fait ave: ie plus grand avantage par la coopération sous une forme ou une autre. Dans plusieurs branches de leurs travaux les cultivateurs ont formé des associations coopératives. Par l’union des efforts l’habileté du cultivateur individuel a été rendue plus effective. C’est ce qui a surtout été le cas dans l’exploitation laitière.
La citation suivante d’un rapport du commissaire de l'Agriculture donne une idée de la manière dont la production des denrées alimentaires avec intelligence, avec savoir-faire et avec la coopération, marche de pair avec la prospérité de l’état,
La voie du progrès,
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ture, Agriculture ne veut plus dire simplement culture du sol. Primitivement, l’homme fouillait simplement le sein nourricier de la terre, y semait les graines, récoltait et se nourrissait du produit, La force musculaire était le principal facteur, et la pratique constante de l’abnégation la plus rigoureuse était presque la seule règle.
‘Aujourd’hui on peut dire que l’agriculture ne comprend pas seulement la cultr:re du sol, mais aussi la culture des hommes qui vivent sur le sol. Le Canada étant essentiellement un pays agricole, la plus grande partie de sa richesse doit lui venir en premier lieu de ses fermes. On peut définir la richesse comme étant tout ce qui contribue à la satisfaction des besoins et au bonheur de l’homme et dont la possession et la jouissance peuvent être transférées d’une personne à une autre. Les sources premières en sont le soleil, le sol, l'air, l’eau, les plantes, les animaux et le travail. C’est Ja tâche de l’agriculteur de tirer parti de ces agents et de ces forces de manière à en obtenir pour lui-même et ses semblables les services les plus grands et les meilleurs.
‘ Pour qu’il réussisse dans sa vocation, il faut qu’un calcul intelligent dirige ses efforts. Le résultat de toute vraie culture est l'application du calcul intelligent aux activités de la vie. Ceci dans son travail est ce qui donne au bon cultivateur le cachet de la vraie culture. C’est une notion fausse et malsaine qui fait consister la culture en une vie d’oisiveté au sein de la richesse et du luxe. Ce n’est pas là la culture ; c’est la corruption de toutes les fibres vitales du corps, de l'esprit et de l’âme. Danstous les pays et dans tous les âges la culture a suivi le développement de la richesse, puis a délaissé ceux qui ne vivaient que pour en jouir égoïstement,
‘* L'énergie morale et les jouissnnces intellectuelles se trouvent naturellement chez une population comme les Canadiens, qui sont bien nourris, bien vêtus, qui vivent dans des maisons confortables, et qui se maintiennent parfaitement propres.”
Différentes espèces de produits alimentaires.
L'expérience & enseigné aux personnes intelligentes quelles sont les espèces d'aliments qui sont propres à maintenir le corps en santé, en vigueur et dans le bienêtre. En même temps l'ignorance des qualités nutritives relatives des aliments, la mauvaise cuisson, les excès dans ‘e manger et les adultérations de fabricants et de marcands malhonnêtes dans certains pays sont à divers degrés des causes de mauvaise santé et de pauvreté.
Les matières alimentaires généralement usitées dans toute l’Europe et le continent de l'Amérique du Nord sont d’un caractère varié : ce sont des feuilles telles que celles du chou et de la laitue: des tiges de plantes, comme dans le cas de l’asperge et de la rhubarbe ; dés racines comme celles de la carotte et de la betterave ; des tubercules, par exemple, les pommes de terre ; des fruits : tomates, pommes, fraises, etc. ; des cosses, comme les haricots mange-tout ; des graines, comme les pois ; des préparations avec les graines des céréales, telles que les | farines de blé et d'avoine ; des produits animaux : œufs, | lait et dérivés du lait, tels que le fromage, le beurre et la | crème , la chair des animaux, soit volaille, bœuf, veau, mouton, agneau ou porc ; et des poissons de toute espèce pris dans les fleuves, les rivières, les lacs et la mer.
Les facilités de communication et de relations commercCiales ont créé de nouveaux besoins dans l'alimentation et ont fourni les moyens d'y satisfaire par des produits recueillis dans toutes les parties du monde. Sur une même table servie pour déjeûner, on trouve des oranges de la Floride et des pommes du Canada ; du pain fait de blé récolté au Manitoba avec du beurre de la province de Québec ; du thé de l’Inde ou de Ceylan et du café de la Jamaïque ; de la farine d'avoine et du bifteck de l'Ontario ; du saumon des rivières de la Colombie-britannique ou du Nouveau-Brunswick ; des œufs et des pommes de terre de la Nouvelle-Écosse : et des côtelettes d'agneau, du fromage, des confitures de l'Ontario, de Québec et de l’île du Prince Édouard.
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PRODUITS ALIMENTAIRES pu CaNaDa 11
L'amélioration des moyens de conservation des produits alimentaires périssables, notamment par les entrepôts froids et les compartiments froids dans les wagons de chemins de fer et les navires à vapeur a fait que le monde entier est un seul grand marché. De tous les points nous pouvons obtenir de quoi satisfaire aux besoins où aux goûts de ceux qui sont prêts à en payer le prix; et, si l’on fait entrer en ligne de compte la qualité et les propriétés nutritives, le Canada est à même de fournir ce qu'il y a de mieux aux pays qui ont besoin d'importer des produits alimentaires.
Grains et farines.
Tout le monde sait que le blé du Canada donne pour la fabrication du pain la meilleure farine qu’on puisse trouver. L’avoine et la farine d'avoine du Canada sont sans égales quant à leur substance et à leur goût ; les pois, les haricots et le seigle ne le cèdent à ceux d'aucun autre pays. Le blé, les farines de blé et d'avoine et les pois sont déjà arrivés sur des marchés éloignés et en condition presque aussi bonne qu’à leur départ du grenier ou du moulin.
Blé.—On cultive au Canada un grand nombre de variétés de blé, Le solet le climat permettent de produire cette céréale à la perfection. Les méthodes de culture exigent moins de main-d'œuvie par acre qu’en Europe. Dans la province du Manitoba le rendement moyen du blé de printemps a été en 1899 de 17.13 boisscaux par acre. Le rendement moyen du blé d'automne où d'hiver a été dans la province de ]'( tario, ces dix-sept années dernières, de 20 boisseaux par acre. En général le temps est tel pendant la période de la moisson que l’on peut récolter le grain sans qu'il risque de gestuer. On fait partout usage de machines convenables pour le nettoyage du grain, de manière à enlever les graines de mauvaises herbes avant de moudre le blé. Cela fait que le blé du Canada est excellent pour la meunerie et que les meuniers peuvent fournir de la farine d’une qualité uniforme et d’une qualité de garde supérieure,
12 Propurrs ALIMENTAIRES DU CANADA
Farine au Canada.— Ta farine du Canada gagne constamment en faveur sur les marchés européens, et se fait connaitre Comme une farine dont on peut fabriquer non seulement du pain de la meilleure qualité, mais aussi dont avec une même quantité on peut fabriquer le plus de pain, En Grande-Bretagne, les boulangers ne connaissent guère la farine du Canada, mais ceux qui la connaissent disent que c’est une farine forte, bonne à mêler avec d’autres farines et donnant un bon pain. Les boulangers anglais font leur délayure de Sept où huit marques diffé rentes de farine, de manière à ce que la qualité du pain ne varie pas si une marque venait à manquer dans le marché, Je me suis procuré un échantillon de la meilleure farine de Hongrie, apporté de Hongrie Par un propriétaire de moulin qui voyageait dans ce PAYS. Cette farine a été examinée par les meilleurs experts. L'analyse à établi que la quantité d'albuminoïdes (principes formateurs de chair) était d'un dixième plus grande dans la farine du Canada que dans la meilleure marque de farine de Hongrie, Je suis allé voir un des premiers boulangers de Londres pour savoir s’il y aurait quelque possibilité de faire faire un essai d'emploi de farine du Canada dans une des boulangeries modernes, Les boulangers eux-mêmes ont fait l'essai dont ils m'ont ensuite rendu compte, Dans un de leurs essais de farine du Canada, 100 livres de farine ont donné 146 livres de pain, et ce pain était d’excellente qualité, Dans un second essai, la production a été À raison de 152 livres, et dans un troisième à raison de 151 livres. C'était toujours avec de Ja farine forte du Canada. Autant que j'ai pu le savoir, il ne vient en Angle. terre d’aucun autre Pays de la farine qui fasse autant de pain par 100 livres, ni du pain aussi bon que la farine du Canada.
Non seulement la farine du Canada contient un taux d’albuminoïdes exCeptionnellement élevé, mais les différentes formes de gluten ÿ Sont représentées dans une condition telle qu’elles donnent à Ja pâte une grande ténacité et une grande capacité d'absorption d’eau. Toute adulté-
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ration de farine du Canada par l'addition de farine de maïs ou quelque autre substance d’un prix moindre ou de qualité inférieure, est entirement inconnue.
La meunerie a au Canada une importance considérable. Ilne s’y trouve pas moins de 2,500 moulins, qui emploient plus de 6,000 hommes. Il a été exporté du Canada, ces deux dernières années, de la farine pour les
valeurs ci-après :
1898 1399 Blé exporté du Canada,dollars*: 17,313,916 7,784,487 Farine exportée ‘‘ . 5,425,760 3,105,288
Il y a possibilité d’une grande extension dans la culture du blé ainsi que dans la fabrication et l'exportation de la farine. En faisant alterner la culture du trèfle avec celle du blé, on peut perpétuellement renouveler l’approvisionnement d’un des principaux éléments constituants qu’il faut dans le sol pour le maintenir fertile—l’azote. L'emploi général de machines pour remplacer le travail des bras dans la culture du blé et la fabrication de la farine, les quantités de force hydraulique utilisables en Canada, tout favorise le développement de cette branche de la production des matières alimentaires,
Avoine.—Depuis l'ile du Prince-Édouard sur la côte de l’Atlantique jusqu’à celle de Vancouver, sur la côte du Pacifique on produit des récoltes considérables d'avoine d'excellente qualité. Avec un sol et un climat admirablement adaptés à la production d’une avoine d’un poids élevé par boisseau et à enveloppe mince, il semble que le Canada ne manquera pas d’avoir une large part du commerce de l’Europe en fait de farine d’avoine.
Farine d’'avoine.—Pour la qualité cette farine ne le cède à aucune autre, sans excepter celle dont le peuple écossais fait son plat national. On en prépare sous différentes formes et de différents degrés de finesse, ainsi que de l’avoine roulée et de l’avoine mondée, En général le temps est favorable pour la croissance et la récolte de cette céréale, et, par suite, ni l’avoine ni la farine de
* Le dollar équivant à cinq francs.
14 Propurrs ALIMENTAIRES DU CA NADA
l'avoine ne sont rendues amères par la présence de grain germé, ni moisies ou échauffées en raison de l'échauftement de la paille dans les tas de gerbes, comme il arrive quelquefois dans les contrées où le temps est souvent humide à la moisson.
Pois.—Dans de vastes étendues de pays, les pois sont exempts d'attaque sérieuse par les insectes nuisibles, Les pois secs pour la soupe, les pois verts comme légumes et les pois sucrés pour conserves ne laissent rien à désirer, En 1898 et 1899 il en a été exporté pour les valeurs suivantes :
18598 1899 Pois exportés du Canada, dollars : 1,813,792 1,955,598
Orge.—On récoltait autrefois d'énormes quantités d'orge pour exportation aux États-Unis pour la fabrication de la bière, et on en cultive certaines variétés pour la fabrication de l’orge perlé et de l'orge mondé.
Seigle.—Le seigle réussit bien dans tout le Canada, mais on y en fait rarement usage dans l'alimentation ;on y préfère les farines de blé, d'avoine et de maïs,
Sarrasin.— Dans certaines partiès dn pays, on emploie des quantités considérables de farine de sarrasin pour la préparation de galettes de sarrasin, qui se Inangent avec du sirop d'érable. Les deux font pour le déjeûner un excellent plat qui est caractéristique du Canada et de quelques-uns des États de la Nouvelle- Angleterre,
On fabrique avec les céréales un grand nombre de préparations diverses qui se vendent pour plats de déjeûner, et qui, en raison de la supériorité du grain récolté an Canada, ne sont nullement inférieures aux produits semblables des autres pays.
Légumes.
On cultive Partout les légumes qui entrent pour une large part dans l'alimentation. Ils’en exporte néanmoins très peu, sauf des pommes de terre et des légumes secs ou en Conserves.
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Outre les pommes de terre, les navets, les carotte 8, les panais et les betteraves réussissent bien et produisent en abondance des racines d'excellente qualité, On emploie à l’état vert les légumes suivants : pois, haricots, fèves, choux, choux-fleurs, asperges, mais, oignons, porreaux, tomates, laitues, radis, céleri, persil, concombres, citrouilles, potirons et rhubarbe.
Produits animaux.
Le Canada possède un climat et un sol admirablement adaptés à la pousse de grandes quantités par acre des plantes dont dépend la production économique de produits du bétail d'excellente qualité, Le Canada n'a pas son égal comme pays à bétail, À porcs, à volaille et à moutons, Au temps vivifiant des hivers du Canada succède la chaleur et l'humidité d’étés agréables, qui font prendre aux cultures une luxuriance presque tropicale, En même temps, les soirées et les nuits fraiches donnent aux plantes une qualité robuste que l’on ne trouve pas dans les régions tropicales, et qui est aussi une source de leur santé et de leur bien-être.
Dans les territoires du Nord-Ouest du Canada il ya de vastes étendues de terres de ‘‘ prairie ’? où pait du bétail et d'où l'on expédie annuellement des milliers de bêtes grasses, Dans beaucoup d'autres parties du pays On en nourrit dans des pâturages et aussi dans des étables, où ils reçoivent des fourrages nourrissants et succulents, tels que foin, maïs vert, mais ensilé, navets, carottes, betteraves fourragères, farine d'avoine, d’orge, de pois, de maïs et de seigle, son et tourteaux de graine de lin.
Bétail.—On s'occupe depuis bien des années de la production du bœuf, Le but est d’avoir du bétail conformé de telle sorte que la viande se trouve épaisse dans les parties du Corps où elle a le plus de valeur. Il ya contrôle du gouvernement sur les espaces dans les navires à vapeur où l’on transporte le bétail, et inspection vétérinaire pour empêcher l'exportation d'animaux aui
10 Propurre ALIMENTAIRES Du CaANapa
pourraient être affectés de maladies, Les valeurs du
bétail exporté vif endant les années 1898 ot 1899 ont été | |
Comme suit :
1898 1899 Bétail exporté du Canada, dollars :. 8,723, 292 8,522,885