‹ Les produits chimiques employés en médecineChapitre 103 sur 137 · OC2I · texte numérisé non relu

OC2I

C6H< 4- 2AzH3z=

xAzHCOCH2Cl

,OC2H5 p - C6[H( + AzH*Gl

xAzH-CO-CH2AzH2

Le phénocole forme très facilement des sels cristallisés : l'acétate se présente sous forme de petites aiguilles eflilées.

Le phénocole est employé concuremment avec la phénacétine.

L'acétate de phénocole se présente sous forme d'aiguilles feutrées et légères. Il est soluble dans trois fois et demi son poids d'eau. La saveur est plus douce que celle du chlorhydrate.

La formule de constitution est la suivante :

OC2H5 AzH.CO.CH2AzH2.CH3COOH

Le salicylate de phénoco le cristallise de ses solutions aqueuses, bouillantes en longues aiguilles. Sa saveur est sucrée et agréable. La formule serait :

OH

AzHCOCH2.AzH2.C6H^

COOH

Le carbonate de phénocole cristallise en fines lamelles. Il est moins soluble dans l'eau que le chlorhydrate, mais il se dissout facilement en présence des acides organiques faibles. Il répond à la formule :

.OC2H5 ï

COH^C C02

xAzHCOCH2AzH2j

LSALOPHÈNE

Sy?i. : Éther salicylique de racéfyl-jo-amidophénol Form. : C^HWO^Àz

Le salophène est obtenu par l'action de Toxychlorure de phosphore sur un mélange d'acide salicylique et de p-nitrophénol. Le produit de la réaction est ensuite réduit et acétylé. Il peut donc être considéré comme un acétyl-;;-amidosalol.

SULFAMINOL 337

OH /OH

CW( C6H*( /H

XCOOC6H5 xCOOC6H^.Az(

XC2H30 Sulol Salophène

Pour l'obtenir, on chaufifeàl70°un mélange à molécules égales d'acide salicylique et de p-nitrophénol, dans lequel on ajoute de l'oxychlorure de phosphore. On a soin d'agiter constamment pendant la réaction. Il se forme un éther nitré : celui-ci est dissous dans l'alcool et réduit par addition d'élain et d'acide chlorhydrique. Après avoir fait évaporer l'alcool, on décompose la combinaison par l'acide chlorhydrique. Le chlorozincate est dissous dans l'eau ; on précipite le zinc que l'on enlève par filtration et l'éther salicylique de l'amidophénol est précipité par le carbonate de sodium. L'acétylation se fait facilement par la méthode connue -

Le salophène cristallise en petites paillettes minces sans odeur et sans goût; il est peu soluble dans l'eau froide, plus soluble à chaud, facilement soluble dans l'alcool et l'éther. Il fond à 187-188°.

Le salophène est employé concurremment aux salols.

SULFAMINOL

Syn. : Thio-oxydiphénylamine

/AzHx Form. : C6H30H< )C6H*

XS-SX

Pour obtenir le thiodérivé de la m-oxydiphénylamine, il suffit de chauffer ses sels avec du soufre

Trillat. Produits chimiques. 18

à une certaine température. Mais il est plus commode et plus simple d'introduire le soufre dans les solutions des sels alcalins de l'oxydiphénylamine et de faire bouillir un certain temps. L'opération marche mieux en présence d'un grand excès d'alcali : l'hydrogène sulfuré résultant est absorbé et la réaction est accélérée.

Première méthode. — On dissout 370 parties d'oxydiphénylamine dans de l'eau en présence de 80 parties de soude caustique. La solution esf portée à l'ébullition ; on y ajoute successivement et par portion 96 parties de soufre. Il se dégage de l'hydrogène sulfuré : on sépare la thiooxydiphénylamine formée par l'addition d'un acide ou d'un sel. On la purifie par cristallisation dans l'alcool.

Deuxième méthode. — On obtient peut-être plus facilement la thiooxydiphénylamine en faisant agir les polysulfures alcalins sur Foxydiphénylamine. On peut opérer de la manière suivante :

On dissout 250 parties de soude caustique dans de l'eau, on y ajoute 200 parties de soufre et on chauffe jusqu'à ce que tout le soufre soit dissous. On porte la solution dans un digesteur fermé contenant 145 parties d'oxydiphénylamine : on élève la température à 150-200°. Le sulfaminol est séparé et purifié comme dans la première méthode.

Le sulfaminol répond à la formule :

ACIDE BENZOILAMIDOPHÉNYLACÉTIQUE

AzH.

OH

Il se présente sous la forme d'une poudre jauneclair, sans goût et sans odeur, insoluble dans l'eau, soluble dans les alcalis, l'alcool et l'acide acétique glacial. Le point de fusion du sulfaminol est à lb'5° environ. On peut facilement le convertir en dérivé acétylé.

Le sulfaminol est employé comme succédané de l'iodoforme.

Thiodérivês des orthodiamines. — En faisant agir l'acide sulfureux ou le bisulfite de soude sur les orthodiamines aromatiques telle que la phénylénediamine, on obtient des thiodérivês d'une constitution assez mal définie.

Ces produits qui font l'objet d'un brevet allemand ne se rencontrent pas dans le commerce.

ACIDE BENZOÏLAMIDOPHÉNYLACÉTIQUE

L'acide benzoïlamidophénylacétique s'obtient en décomposant l'acide amidophénylacétique en solution alcaline par le chlorure de benzoïle.

lks,5 d'a°îde amidophénylacétique sont dissous

dans 5 kilogrammes d'une solution de soude à 25 0/0. On chauffe à 50° et on ajoute iks,6 de chlorure de benzoïle en agitant constamment.

Après avoir étendu fortement la solution, on la coule dans de l'acide chlorhydrique très étendu : la combinaison du benzoïle est précipitée, tandis que les impuretés restent en solution. On filtre et on purifie par cristallisation dans l'alcool. L'acide benzoïlamidophénylacétique se présente sous la forme de cristaux tins, fondant à 17o°,o; ses sels alcalins sont facilement solubles dans l'eau.

Ether phénylique de F acide benzoïlamidophénylacétique. — On fond 2 kilogrammes d'acide benzoïlamidophénylacétique avec 0ks,8 de phénol : on ajoute rapidement 0ks,7 d'oxychlorure de phosphore, ce qui provoque un abondant dégagement d'acide chlorhydrique. On chauffe un certain temps à 140° et on dissout la masse sirupeuse qui en résulte dans de l'alcool suffisamment étendu. Par l'addition d'une lessive de soude, on sépare l'éther phénylique formé; celui-ci, convenablement purifié, se présente sous la forme de petites aiguilles allongées fondant à 131°.

L'acide benzoïlamidophénylacétique et son éther sont employés en médecine comme antiseptiques.

Syn. : Acide benzosulfimide Form. : C7fK>03SAz

La saccharine répond à la constitution suivante :

-co

")AzH — S()2

On peut la considérer comme une imide anhydride de l'acide orihosulfobenzoïque.

La préparation de la saccharine comprend quatre phases :

1° Préparation de l'orlhosulfotoluol;

2° Préparation du chlorure de l'orthosulfotoluol ;

3° Transformation du précédent en amidosulfotoluol ;

4° Oxydation de l'amidosulfotoluol.

1° Préparation de lorthotoluolsidfoné. — On traite le toluol avec de l'acide sulfurique concentré à une température qui ne doit pas dépasser 100°. On a soin d'agiter constamment pendant la durée de la sulfonation; on la suppose terminée lorsqu'on n'aperçoit plus surnager le toluène sur la surface de la couche d'acide sulfurique. On fait couler le produit résultant dans l'eau froide, on sature avec de la craie, et, après filtration, on décompose le liquide par le carbonate de sodium.

Cette méthode donne environ 40 à §0 0/0 d'acide orthosulfoné.

Lorsqu'on opère en employant de l'acide sulfu-

rique fumant, le rendement est beaucoup plus faible, à tel point qu'il peut être quelquefois nul.

2° Préparation du chlorure. — L'ortho et le paratoluolsulfoné à l'état de sels sodiques sont mélangés avec du trichlorure de phosphore : ce mélange se fait sans difficultés. Le produit résultant est soumis à un courant de cklore ; on a soin de remuer constamment. La température doit être inférieure à celle du point d'ébullition de Toxychlorure de phosphore. On obtient de l'orthosulfochlorure qui est liquide, du parasulfochlorure qui est solide et de l'oxychlorure de phosphore (1). En opérant avec précaution, il ne se produit pas d'émigration de chlore dans le noyau benzénique.

On sépare facilement le chlorure du para et de l'orthotoluolsulfoné en faisant cristalliser le chlorure du paraorthotoluolsulfoné, tandis que la combinaison ortho reste à l'état liquide.

3° Préparation de F orthoarnidosalfotoluol. — Le chlorure de l'orthotoluolsulfoné est soumis à l'action du gaz ammoniac desséché. On peut aussi mélanger le chlorure avec du carbonate d'ammonium.

(1) Le trichlorure de phosphore convient mieux pour cette réaction que ]e pentachlorure. Celui-ci aïrincouvéuient de donner une réaction trop violente, qui rend son emploi difficile eu grand.

La transformation en dérivé amidé est complète ; il se forme du chlorure d'ammonium comme sousproduit; on s'en débarrasse facilement par une dissolution dans l'eau.

4° Oxydation de V amidondfotoluoL — Première méthode. — On avait admis au début que l'oxydation devait se faire en solution alcaline : on avait aussi observé qu'il se formait comme sousproduit une quantité notable d'acide sulfobenzoïque. On a reconnu que cet inconvénient disparaissait en oxydant en solution neutre, L'amidosulfotoluol est introduit dans une solution très étendue de permanganate de potasse; il se forme le sel potassique de l'acide amidosulfobenzoïque.

On filtre, on décompose par un acide, et on obtient la benzosulfimide ou l'acide anhydroorthobenzosulfaminique. On peut remplacer le toluol par l'éthylbenzine, la propylbenzine; on a les dérivés correspondants.

Dans ce procédé, on obtient, comme sous-produits, le chlorure du paratoluolsulfoné, du chlorure d'ammonium, de l'oxychlorure de phosphore et du bioxyde de manganèse. Ils peuvent être utilisés delà manière suivante : le chlorure du paratoluolsulfoné peut servir à la régénération du toluol ; l'oxychlorure de phosphore est transformé en phosphate de chaux et en chlore. Le chlorure d'ammonium et le bioxyde de manganèse.servent,

le premier, à faire le gaz ammoniac, et le second, à fabriquer le permanganate de potasse.

Deuxième méthode, — Celte méthode consiste à oxyder le mélange de Fortho et du paratoluolsulfoné obtenus par la méthode précédente : ces produits se transforment en acides benzoïques sulfonés correspondants. On dessèche soigneusement leurs sels alcalins et on les traite par un courant de chlore en présence du trichlorure de phosphore, comme il a été déjà indiqué : on obtient les bichlorures correspondants.

L'ammoniaque jouit de la remarquable propriété de transformer le bichlorure de l'acide parasulfobeuzoïque en amide correspondante, tandis que le bichlorure de Facide orthosull'obenzoïque est converti en un sel ammonium de l'acide orthoamidosulfobenzoïque. Pour obtenir cette double réaction, on peut employer le carbonate d'ammonium qui, sous Finfluence de la chaleur, peut engendrer la quantiténécessaire de gaz ammoniac. Il se forme du chlorure d'ammonium, de l'acide paraamidosulfobenzoïque et de Forthoamidosulfobenzoate d'ammonium. Quand la réaction est bien terminée, on traite toute la masse par Feau : la combinaison ortho se dissout. Par l'addition de Facide chorhydrique, on obtient la saccharine.

En résumé, dans ces méthodes, le toluol est successivement transformé en combinaisons suivantes :

Toluol.

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