CH3 — C
CH
On a proposé de modifier le procédé qui vient d'être décrit, en faisant agir sur Téther acétylacétique une hydrazine secondaire symétrique, telle que la méthylphénylhydrazine. La réaction peut se formuler ainsi :
,AzCH3 C6H5AzHAzHCH3+CH3GOCH2COOC2H5=C6H5— Az( >XCH3
xCO-CH^ + H20 + C2H50H.
La synthèse de l'antipyrine, d'après ce procédé qui supprime la méthylation, ne présente pas un grand intérêt au point de vue pratique, attendu que les rendements sont excessivement faibles.
On peut encore préparer l'oxypyrazol en employant, au lieu de l'éther acétylacétique, son amide :
CH2-CO ^ Az— Az— C6H5
CH3COCH2COAzHC6H5 + C6H5AzHAzH2 = CH3.C/
+ C6H5AzH2+H20
Le dérivé acétylé de l'aniline et la phénylhydrazine sont mélangés à parties égales, puis chauffés pendant quelques heures à 150°-200°. Par un traitement à la lessive de soude, on extrait le diméthylphényloxypyrazol.
Il était à prévoir que les éthers acétodicarbo-
niques devaient réagir sur les aminés et les hydrazines. Cette méthode donne, en effet, des dérivés de Poxyquinoléine et de Poxypyrazol. Cette synthèse n'a pas reçu d'application parce que les produits sont difficiles à purifier.
Enfin, nous signalerons encore un autre procédé qui consiste à faire agir la phénylhydrazine sur le dérivé obtenu par l'action de Péther acétylacétique surl'éthylène-diamine. On dissout dans Peau 1 partie 1/2 d'éthylène-diamine : on mélange avec 5 parties d'éther acétylacétique et on chauffe au bain-marie pendant quelques instants. Par refroidissement, il se sépare une masse cristalline que Pon purifie par cristallisation dans l'alcool. Cette nouvelle combinaison aurait la constitution suivante :
CH2 — Az zz C - CH2 - COOC2H5
CH2 - Az = C — CH2 - COOC2H5
Ce produit cristallise en aiguilles fondant à 126°, il est insoluble dans l'eau, facilement soluble dans Pacool et Péther.
La transformation en antipyrine s'opère en le chauffant avec de la phénylhydrazine.
Préparation de Vantipyrine. — Dans un récipient en fonte émailée, on verse 5ks,200 d'acide acétylacétique, 4k»,320 de phénylhydrazine puri-
fiée et rectifiée, ayant un point de distillation de 241°. On mélange par agitation les deux produits sans chauffer : l'éther de la combinaison de la phénylhydrazine et de l'acide acétylacétique se forme avec séparation d'eau. On chauffe ensuite avec précaution le récipient jusqu'à ce qu'une taie de la matière en traitement se solidifie par refroidissement. On arrête le chauffage à ce moment; et on fait couler le produit encore liquide dans de l'éther en agitant continuellement : on obtient des cristaux du phénylméthylpyrazolon. Après lavage à l'éther froid, on sèche cette combinaison dans l'étuve à 100°; on peut également faire la purification par cristallisation dans l'eau bouillante.
On procède ensuite à la méthylation.
Pour cela, on place dans un autoclave semblable à celui représenté dans la figure 57 et analogue à celui dont on se sert pour la méthylation et l'éthylation de l'aniline un mélange composé d'iodure de méthyle, d'alcool méthylique et de phénylméthylpyrazolon. Ce mélange est formé à parties égales de chacun de ces produits. On chauffe alors l'autoclave à une température de 120° pendant quatre heures; le contenu de l'autoclave est ensuite porté dans un appareil distillatoire et mélangé avec du noir animal ou de l'acide sulfureux afin de le décolorer. On distille l'alcool et après avoir additionné le résidu d'une lessive de soude
en excès, l'antipyrine se précipite sous forme d'un
Fijo 57» — Autoclave pour la mclhylation.
liquide huileux qui ne tarde pas à cristalliser.
L'antipyrine brute est soumise à une série de cristallisations successives, d'abord dans le toluène bouillant qui achève de la décolorer et ensuite dans l'eau pour enlever les traces de toluène.
Procédé de Riedel. — Dans le procédé de Riedel, les diverses substances sont toutes traitées simultanément sous pression et donnent l'antipyrine ans qu'il soit besoin d'isoler les produits intermédiaires.
On procède de la manière suivante :
Onchauffeàl60°-185°dansun autoclave (fig.57) pendant 10 heures,
Phenylhydrazine 100 parties.
Éther acétylacétique 125 —
Méthylsulfonate de sodium 150 —
lodure de sodium 150 —
Acide iodhydrique à 50 0/0 5 —
Alcool méthyjique 100 —
Le méthylsulfonate de sodium réagit avec Fiodure de sodium pour former de l'iodure de méthyle :
CU3S04Na + Nal = Na2$0* + CH3I
L'iodure de méthyle réagit sur le méthylphenylpyrazolon engendré par la réaction de la phenylhydrazine sur l'éther acétylacétique et forme l'iodhydrate d'antipyrine :
CiOHiOAz20 + CH3I = CUHi2Az20Hl
On purifie comme il a été indiqué ci-dessus.
Propriétés et essais. — L'antipyrine cristallise en prismes clinorhombiques incolores, faiblement odorants, fusibles à 110°. Elle se dissout dans 1 partie d'eau froide, dans la moitié de son poids d'eau bouillante, dans 1 partie d'alcool à 80°. Sa saveur est légèrement amère.
La solution d'antipyrine doit être neutre au papier de tournesol : elle est colorée en rouge par le perchlorure de fer; le nitrate mercureux donne un précipité jaune ; oxydée par un mélange de bioxyde de manganèse et d'acide sulfureux on aune coloration jaune plus ou moins rougeâtre. L'eau iodée et le chlorure de chaux déterminent dans la solulion un précipité rouge brique.
CARACTÈRES ANALYTIQUES
DES PRINCIPAUX PRODUITS MÉDICINAUX