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PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES DE LA GÉLATINE BICHROMATÉE

En 1838, Mungo Ponton constata le premier que le bichromate de potasse, en présence des matières organiques, était influencé par la lumière. En effet, une feuille de papier, passée dans une solution de bichromate de potasse, brunit dans toutes les parties qui reçoivent l'impression lumineuse.

En 1840, M. Ed. Becquerel montrait qu'il est possible d'obtenir une image en préparant, dans une solution de bichromate de potasse, une feuille de papier recouverte d’un fort encollage additionnel à l’amidon : après exposition, l’image apparaissait en traitant la feuille insolée par la teinture d'iode. M. Hunt employait, à la même époque, un procédé analogue au précédent, pour former une image au moyen de chromates métalliques. Mais ce fut seulement en 1852 que M. Kpx Talbot, en Angleterre, ayant reconnu que la gélatine, mélangée de sels bichromatés, devient insoluble sous l'influence de la lumière, songea à employer cette réaction pour faire de la gravure sur planche métallique, en utilisant comme réserve les parties insolubilisées; mais M. Talbot ne pouvait obtenir facilement les demi-teintes, car, la lumière n’agissant que sur les couches superficielles pour les teintes légères, la couche sous-jacente se dissolvait à l’eau chaude, entrainant avec elle la partie correspondante de la couche supérieure : aussi ce procédé de gravure ainsi appliqué donnait-il des épreuves très-fines, mais incomplètes. En 1855, M. Pretsch, se servant de cette même réaction, voulut utiliser les reliefs que laisse la gélatine bichromatée insolée, après élimination par l’eau chaude de toutes les parties restées solubles; il moulait ces reliefs par la galvanoplastie et obtenait ainsi une planche gravée en creux.

Ce fut à cette même époque que M. A. Poitevin fit connaître l'étude complète qu’il avait faite des modifications que la gélatine bichromatée subit sous l'influence des rayons lumineux, et qu’il indiqua les nombreuses applications que l’on pouvait faire de ces diverses propriétés.

Tous les procédés actuels pour lesquels la gélatine bichromatée est employée ont pour base ces réactions qui peuvent se résumer de la manière suivante :

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